F L A. F L £. F L O. ELU.
F L U. FOI.
rftus des plus hautes, & des plus éminentes Dignités.
[FLANELLE. Sotte d'étoffè de laine, non-croisée, legéte > peilsenée, mais fort chaude.
Le principal usage des flanelles, est de les mettre entre deux étof-fes) au lieu d'houacce, ou de coton. On s’en sert aussi à faire descamisoles Sc des caleçons pour l’hyver. Les Anglois en consommentbeaucoup pour faire des chemises, au lieu de toile , ce qui faitqu’ilsleur donnent le nom de fringettes . particulièrement aux plus finesqui sont ordinairement les plus étroites. Ces sortes de chemises sou-lagent, Sc préservent beaucoup les personnes sujettes aux rhumatis-mes.
F L E.
Sc rend la santé dans cinq ou fix jours, pendant lesquels il faut Icrenouvelle! chaque jour. On fait prendre la premierc ecuelléc le pluschaudement qu’rl est possible, pour appaiscr les tranchées j on peutdonner les autres prises moins chaudes.
Autre four les mémos mélodies*
faites prendre dans une cuillerée de vin blanc, une quantité propor-tionnée de graine de patelle qui croie dans les bleds j il faut la piler au-paravant. Sr le malade a la fievre, donnez-lui ce remède dans un peu debouillon.
Autre éprouvé sourit flux de sang.
FLECHES. Voyez Bois.
Fleurs. Voyez Végétation.
Fleurs cordiales, carminatives. Voyez ReMïdr.
FLEURS. Terme de Médecine. Voyez cet Article dans le Dic-tionnaire (Economique , 8c y ajoutez soe qui fuit.
Remede pour arrêter les fleurs blanches des femmes.
Faites prendre à la malade, tous les matins à jeun , pendant quin-ze jours, le blanc d’un œuf frais battu dans l’cau rosei le remède estsouple, facile & trcs-efficace.
Autre expérimenté.
Broyez & mêlez avec du beurre qui ne foie pas frais, les feuilles &les fleurs, ou les fleurs feules de l’orvale, qu’on appelle communémenttoute-bonne, puis les ayant labiées fermenter pendant quelques jours,vous les ferez eufre, lespaíserez, Sc en frotterez la malade, depuis lenombfil, jusqu á la vulve. En ce servant de ce remède de la mêmemaniéré , on appaife les douleurs qui suivent les accouchemens.jF-L k u r s blanches. Voyez Gonorrhée,
Voter arrêter le flux excessif des fleurs, ou menstrues.
Introduisez dans la vulve, de la poudre de flente d’âne , envelop-pée dans un taffetas, ou dans un linge fin.
Autre qui ne manque jamais.
Mettez dans la vulve , la plante qu'on nomme communémentRourje-a-pasteur. II faut la broyer auparavant -, ou faites boire seau deplantain a jeun pendant quelques jours.]
F L O.
FLORE & les jeux floraux, fonr deux mots assez remarquablesdans l’érudition; cependant ce n'est qu’en paílknt & légèrement quenous en faisons mention, pour faire voir que les anciens Romainshonoroienc íi fort le foin de cultiver les fleurs, qu’ils voulurent mettre!a culture des fleurs fous la protection d’une Divinité particulière qu’ilsappeilérent store. Ovide parle de cetre Déesse des fleurs comme épou-se du vent Zcphite , Sc la regarde comme une Déesse naturelle ,tout comme la Déesse naturelle Poinona Déesse des fruits. Nousn’avons point besoin d'entrer ici dans l’opinion de Lactance , qui faitune narration de Flora ou Ilaura,. comme siç’eut été une courtisane ,qui eut laide fa succession au Peuple Romain, de qui elle reçut ensui-te des honneurs extraordinaires j il nous est plus convenable de nouscn tenir a 1 opinion de Varron, qui met au contraire Flora entre lesDivinités qui étoient dé j a honorées parmi les Sabins , Sc qui furentreçues à Rome, quand les Sabins y furent incorporés avec leur RoiTarins. Les jeux floraux ne furent institués que cinq cens treizeans après la fondation de Rome, & ils ne furent annullés que Fan cinqcens quatre-vingt. Ces jeux de flore tels qu’ils étoient alors prati-qués & célébrés ressentoient plus à la flore de Lactance qu’à celle deVarron , c’est pourquoi nous n’en feront point de description pourrester dans le bon goût ou plutôt dans la bonne odeur de la pure Scagréable Déesse des fleurs,donc nos fleuristes sont ses Prêtres Sc Mi-nistres modernes,
F L U.
FLUX DE SANG. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Eíb-Jiomique, & y ajoutez ce qui fuit.
Autre remède infaillible.
Mettez dans un œuf cuit à l'ordinaire, une demi cuillerée d’unepetite graine rouge, nommée argentine , qui sc verfd chez les Grai-netiers; brouillez la bien dans l’œufj faites-îa prendre au malade lematin à jeun, Sc réitérez le même remède , deux ou trois fois ádifférentes heures.
Autre remède éprouvé , pour le devoyemtnt om pour leflux de sang.
Faites bouillir dans deux pintes de lait, jufqu’à réduction de troischopines, dix-huit grains de poivre noir , & autant de cloux de gé-rofle, deux noix de muscade coupées pat petits morceaux , pour cinqfols de carrelle grossièrement concassée , & deux fois autant d’écor-ce d’un vieux chcne coupée menu , & de laquelle il faut ôterla premiere superficie. Pastez ensuite le lait bouilli , 3c partagez-1c en quatre parties. Vous donnerez la premiere toute chaude debon matin ; la seconde sor les dix heures ; la troisième á quatrehen tes après midi , & la derniere , quand le malade fc mettra au lit.
Ce remède fortifie l'estomae» adoucit, guérit peu a peu ses boyaux,
Tome Z.
Faites prendre au malade à jeun un mélange composé de deux cuil-lerées d eau rose, de deux cuillerées d’huilc d'olives, de deux cuilleréesd’eau de vie, 8c autant de vin blanc. On mêle ces liqueurs en ses bat-tant , Sc cn les versent, Sc reversent d’un verre dans un autre. Si ce re-mède n'a pas d’abord tout l’effèt qu’on demande, il faut 1e réitérer.Voyez Élixir de Santé.
Lavement qui guérit fur le champ le flux de ventre douloureux , lesinflammations » excoriations & ulcérés des boyaux.
Faites bouillir lentement l’eípace de trois quarts d’heurc avec troischopines d’eau, dans un pot vefnissc , une poignée de farine d’orgeavec le son, même quantité de son de froment, & autant de roses sèches,ayant pâlie la décoction , cn pressant le linge fortement, vous la par-tagerez cn deux lavemens, dans chacun delquels vous délayerez deuxjaunes d’œufs , & une once de miel rosat. Quoiqu’on soit soulagépat le premier lavement, il est à propos de 1e réitérer plusieurs foisle jour pendant quelque tems.
Vour le flux de ventre invétéré .
Faites prendre le matin à jeun, dans un demi verre de vin blanc, ungros de poudre de crottes de chcvre féchéc à l’ombre ; il faut réitérerplusieurs fois. Voyez Ventre.
Flux d urine. Voyez Urine.
FLUXION. Contre Us fluxions fur Us bras , A- épaules fans en-flure. Prenez des fleurs de genêt, dont vous remplirez une grandephiole, après Lavoir remplie d’huile d’olive, bouchez-la bien, Sc te-ncz-la dans le fumier l’cfpacc d’un an. Visitez la chaque mois pourchanger le fumier , Sc la remplir de la même huile, s’il en manque,au bout de l’an fervez-vous en. Une Dame à Moulins, qui marchoitavec des béquilles, cn fut parfaitement guérie» Voyez Defluxion. ]
FOI.
FOI Sc HOMMAGE. Terme de Jurisprudence féodale. Parle mot de foi on entend la promesse fidèle & sincère , Sc le sermentreligieux Sc pieux, qu'on fait devant Dieu Sc en conscience, à sonSeigneur de lui être fidèle, c’cst-à-díre, de lui donner cn tout Sc partout Sc en paix Sc en guerre, des preuves que le Seigneur à raison dese confier en lui, Sc d eiperer de ce sujet tous ses services Sc honneurqu’il lui promet dans la sincère volonté de l’accoinplir fidèlement. L’onvoit que le mot dc foi dans cette longue périphrase a deux significa-tions , l’une qui est dans le valsel > c’est l’acte par lequel il donne despreuves dc se présente Sc future fidélité ; à l'égard de son Seigneur ,dans ce sens foi Sc fidélité signifie preuves, témoignages de la pré-sente Sc future fidélité à ses devoirs Sc promesses; ces preuves sont sesengagemens pénaux , Sc son serment ou l’intervention du nom dcDieu pour garent , ce qui mérite sens doute que le Seigneur aye foi& croyance à ces promesses de son vassal > si bien affirmées & certi-fiées, Sc c’est ici le second sens dumot foi pris cn considérant le Sei-gneur ; car la foi ici signifie se croyance , foi, confiance que 1e Seigneurdonne à toutes ses promesses 8c affirmations du vassal, Sc ii l’on veutmême le mot dc foi & confiance sera dans un sens réciproque, pourmarquer la foi & confiance que le Seigneur prend fur ses servicespromis par son vaffal > Sc la foi Sc confiance que le vassal a dans laprotection de son Seigneur, en conséquence de se fidélité Sc dévoue-ment à son service Sc à son honneur. P.,r le mot d’hommage onentend plus précisément Sc bien expressément le service personnel duvassal > il est appelle hommage , parce que c’est service d’bomme ,c’est service & comme payement de se propre personne : homma-ge est donc rengagement-qu’il prend en qualité de valse', d’êtrel’hoin-me de son Seigneur, & de servit en guerre envers & contre tousfors excepté contre le Roi. C’est ce qu’on appelle hommage lige ,ce qui n’a point Leu aujourd’hui en France , où les Seigneurs parti-culiers n’ont pas droit de faire la guerre : car c’est un droit deSouveraineté, & le Roi seul l’a en Fiance. L’usege de ce mot est dela part du valsel quand il rend foi Sc hommage , Sc dc la part duSeigneur quand il reçoit 1a foi Sc hommage que lui rend le valse!, le-quel s’appelle dès ce tems-la homme de foi, qui a fait foi ou fer-ment de fidélité à son Seigneur, pour un fief qu’il tient de lui àcette condition.
Foi fy hommage rendu par le vaffal k son Seigneur , ou formulod'aile de foi ou hommage.
Aujourd’hui en 1a Compagnie, Sc assisté des Notaires Louis Sieurdes Loges s’est transporté au Château Seigneurial de Pilliers dans laParroisse, Sc à la principale porte Sc entrée dudít Château, où ctancarrivé, ayant ledit Sieur de Loges frapé à la porte, est à l’inslancsurvenu Jacques.... Serviteur dudit Sieur de Pilliers, auquel Servi-teur ayant ledit Sieur des Loges demandé, fi ledit Sieur de Pilliers sonMaître étoit en son Château ou autres personnes, pour lui ayant char-gé de recevoir les vaflàux à foi Sc hommage . ledit Serviteur lui ,1 P P * j dit