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pesi qui servent à décider la question opposée ; mais i! faut consultersur Ja preimere questiond’abord proposée > ie sentiment dc Mr. Grotius,dans font traité de jure belli (fi pacte dam ^ livre . s - Chií t wc «»?*«•m eparagraphe, (fie. Le droit des gens ( selon le sentiment de cet Au-teur )considéré purement & simplement, & sans avoir égard aux de-voirs dc l'honneceté, n’exccpce point les choses sacrées, c’cst-a-dire ,qui font dédiées à Dieu ou aux Dieux, quand les places font prises dicle Jurisconlultc Pomponius. L. cum loca D. de Religiofist, Ce qui écoit 1a-cré celle de serre. La victoire de Syracuse dit Cicéron quatrième play-doyé contre Verres , avaic rendu profanes les choies lactées. La raiioa(selon Crotius qui est dc l’avis de Pomposius & de Cicéron ) est queles choies,qu’on appelle lactées. ne liant pas pour cela essectivemcncretranchées de l'usage des hommes , elles deviennent seulement pu-bliques, & l’on ne les a nommes sacrées . que parcc qu’il a plût a ladévote volonté d un tel peuple & à son intérêt > caché ious le prétextedc pieté,de les nommer telles : on ae les nomme lactées qu’a cautède la fin a laquelle elles font destinées i une preuve de cela est quequand quelque peuple se rend à un autre peuple ou à un Roi, il rendaussi les choses que l'on appelle divines . comme il lé peut voir par.
U formule rapportée parTirc-Live. C’est fur ce fondement qu’Ul-pien dit que les choies lactées font soumises áu droit public. Paula-mas de même dit qu’il y avoit un usage commun aux Grecs & auxBai bâtes, que les choies sacrées font loti mités, & appartiennent á. ceux qui prenoienc les Villes. Ainsi après la prise de Troye on 1 ailla àSttndus la statué de Jupiter Hercien. Nous avons encore plusieursaunes exemples de cette coûtume,ícThncide rapporte pareillement,qu',1 y avoit une Loi parmi les Grecs, portant que ceux qui devenoientmaîtres dc quelque Pais grand ou petit, l’étoit aussi des Temples tonpeut imaginer que eetteLoi commune entre les Grecs & les Barbares,vient dc cc que tes hommes ont cette persuasion, que les choies ter-restres, soit naturelles, soit artificielles, appartiennent aux hommesqui ont ou acquièrent la supériorité par une concession de Dieu oudes Dieux ( selon le langage de ces Grecs, ) Sc que la volonté vespec-tueulc de ces vainqueurs Sc maîtres de la teire envers la divinité, peu:faire des nouvelles consécrations, qui seront des actes dc leur proprep.eté,au lieu que les consécrations que les autres avoient fa,t croientdes actes de pieté qui les regardoient uniquement. Tacite ( dit Mr.Grotius ) est dans le même sentiment que Paulanias. Tacite tíit quedans les Villes d Italie le peuple Romain étoìt le maure , (fi avoit fous Jonpouvoir ce qui appartenait ait culte des Dieux les Temples (fi les figuresdes Divinités. Ce qui fait que le même peuple peut, en changeant dcvolonté, faire d’une chose sacrée une chose profane, selon ce que té-moignent clairement les Jurisconsultes Paul & Venulejus cités par Gro-tius m livre troifìéme , Chapitre cinquième ,fur lafin du paragraphe second ,du traité du droit d* la guerre (fi de la paix, Onavû même que dans la né-cessité des rems les choies sacrées ont été converties á l'ulage de la guer-re par ceux-là même qui les avoienc consacrées. Nous liions quePcri-cles en usa ainsi sous promesse d'en restituer autant fies Romains lorsde la gue,re contreMitridatc,Silla, Pompée, Cclàr& autres ont faitla même choie , comme le rapporte le même Grotius au même en-droit où il citePiutarque, où il est dit:// riy a rien de fi Saint (fi défisacré que les choses qui font consacrées k Phonneur des Dieux ; cependantpersonne ri empêche que le peuple ne s'en serve (fi ne les emporte. Dans lescontroverses deSeneque le Pere , on lit aussi ces paroles : Nous dépouillonsseuvent les Temples pour les nécejfités publiques , (fi nous faisons fondrepour payer les Troupes les dons que Ion a fait aux Dieux. Le Juuícon-sultcTrebatius du rems de Céùr disoic.qiiïine chose profane est cel-le qui de íàcrée Sc religieuse qu’ellc est , pailé á l'usege '& » la pro-priété des hommes. C’est aussi de ce droit dont uíoit Getman.cus' contre les Marks au rapport de Tacite , cn res termes. On rala toutce qu'il y avoit de profane & de lacté , tk entre autres te temple licélébré parmi cette N.,tion , appelle le temple de Tanfanc. Cicéronparlant deServilius appelle cela la Loi dc la guerre; il a (dit-il) enlevépar les Loix de la guerre & pat le droit qu’il cn avoit. en qualité dcGénéral d’armée.ícs statues & les autres omemens de cette Vrllc en-nemie , qu’il avoit emportée l'épée à la main & par un effet de soncourage ; ainsi Tite-Live dit que Marcelle avoit fait conduire aRome les ornemens desTemples.de Syracuse,les aïanc, dit-il,enlevépar le droit de la guerre.
II est pourtant vrai de dire, ajoure Grotius pour finir Sc décider laquestion impoitantc,proposée dès le commencement, que quand on«roit que quelque divinité réside dans une Idole, c'est un crime à ceuxqui font persuadés de Ja même opinion de la violet ou de la détrui-re. Et en cc sens on accuse souvent d’impicté & du violemenc dudroit des gens ceux qui se portent à ces exccz, supposé qu’ils soientde même opinion. Autre chose est, dit Grotius, files ennemis ontune créance différente , comme autrefois les Juifs . à qui non-seule-mentíl écoit permis, mais même commandé de renverser les idolesdes Gentils : que s'il leur croît défendu de les emporter , c’étoit afinde donner aux Hébreux plus d’horreur de la superstition des Païens,les avertissant de l’impurcté des idoles par cette défense de les tou-cher , & non pas à dessein d’cpargner sis choses sacrées de ces peu-ples. Grotius remarque ici, & chacun peut aussi le remarquer , com-bien joseph fuis dans ses antiquités (fi dans le livre onzième contre Ap-P°n , a montré la dissimulation & politique : car il veut faire croire
Í [ue la coutume des Juifs ( dans leurs guerres contre les étrangers &es Païens) de ne pas emporter les slatuësdes Dieux, venoitdu dessein"épargner les choses sacrées dc ces peuples , comme l'explique Jo-seph. Ce qui visiblement est faux & désaprouvé dc tous les Juifs;mats l’érat où Joseph voïoit les affaires des Juifs à la discrétion desorgueilleux Romains, lui fît prendre ce tour politique, pour faste facour aux Romains. Ce qu’il fait pareillement quand il parle de cetautre précepte, qui défend aux Hébreux de nommer les Dieux desNations, l’inteiprécant ( avec une notoire dissimulation ) comme s'il«jr ctoit défendu d’en mal parler , au lieu qu’effectivemcnt lïmen-
tîoft d* la. Loi ctoit de défendre aux Juifs de les nommer, fans y ajou-ter une marque, geste ou signe d’aboinination. En effet les Hébreuxlavoient très-allûrémcnt par une inspiration divine , que l’csprit dcDieu , ni des bons Anges . ni li vertu des astres niiabicoient pointdans ces idoles, comme s’imaginoient ces peuples abusés , mais quec’étoienc des démons ennemis des hommes & dc tout le genre hu-main ; ensorre que Tacite hift i. parole juste , quand il fàiióic ladésert, tion de leurs Loix > en disant, tout ce que nous tenons pour saintleur est profane. II ne faut donc pas s’étonncr si nous lisons que lesMachabées ont plus dune fois brûlés les Temples des faux Dieux; d«même lorlque Xerxes détruisit les idoles des Gtecs > il ne fit rien con-tre le droit des gens, quoique les Auteurs Grecs exagèrent beaucoupcette action, comme une action profane & nés odieuse á la pieté detoutes les Nations. Le fondement du scandale ?des Grecs scrupuleuxpatoir plausible, parce qu’ils croioient que tous les peuples de la ter-re ont dans leur culte Religieux quelque chose de commun, savoir lesentiment de respect & de vénération pour quelque divinité ou puis-sance supérieure á la nature humaine, Lc que cela devoir suffire pourexciter les Perses à épargner les objets de la pieté des Grecs. II estcertain que si les Perses avoient eu cette considération , les Grecs leurauto sent été plus attachés après leur servitude : volant que leursDieux étoicnc épargnés, ils auroienc fait moins de résistance dans lafuite aux Perses victorieux; mais les Perses n’étoienc point idolâtres,
& adore se n t des Dieux fubsistans en eux-mêmes , des Divinités réel-les, c’est-àrditc naturelles ; savoir le feu, soir céleste; le Soleil, soit élé-mentaire Lc terrestre; ils trouvoient pat un»scrupule particulier à cettelotte de Païens, que c’étoit une chose indigne du Soleil , s’s$ avoientmis dans un simulacre le culte de la divinité solaire ; c’étoit tine supers-tition selon eux , que dc ne pas diriger son culte au feu céleste ouélemenraíre, puisquïl est présent par tout. Voilà la raison pourquoiils ne se sont pas beaucoup affliges d’être nommes impies iconoclastes ,non .plus que les Hébreux qui renveríbicnt les Temples & les idoles,parce qu’ils croient , ( mais avec infiniment plus de fondement queles Perses,) que c'écoit une chose indigne, d’attribuer la vertu du Dieuunique & véritable á des ouvrages artificiels, qui n’onr point de rap-port essentiel avec le vrai Dieu Jéhova. On pourroir dire que cettecomparaison que je fais des Hébreux & des Perses Machabées & deX< txes est un peu odieuse Sc choquante ; mais aïant ajouté un cor-rectif, distinctif Sc suffisent, je ferai prendre garde que quoi cc prin-cipe soit commun aux Hébreux &aux Perses,de ne pas borner la Di-vinité aux ouvrages de main d’hoinme. Les Perses sont encore dan*une erreur capitale, parce que les êt{es naturels & réels quelque res-plendissent Lc lumineux qu’ils puissent être, ne sont point participantde Divinité,ce que les Perlés ne reconnoifioient point,adorant le So-leil Sc le feu; le Soleil qu’ils nommoient par erreur lc vrai Dieu & lese.u » comme une portion de ce corps lumineux. Par la Loi des Hé-breux il ctoit défendu , comme dit fort bien Tacite, d’enrrer dans leTemple excepté aux Sacrificateurs; & néanmoins Pompée, selon leméme Auteur y entra par le droit de ses armes victorieuses. S. Au-gustin dans son livre de la Cité de Dieu , livre is. chap. 4 í , s’exprimantsor ce sujet que Tacite dit. que Pompée ni entioit pas en suppliant,ou par un mouvement de dévotion ; car il nc croioit pas que ce futalors une occasion de pieté, mais il y entroir comme un propriétaireSc un vainqueur , qui prend possession de ce qu’il s’est acquis pafses soins Sc ses vertus militaires. Cependant s’il violât réellementla sainteté du lieu en y entrant , il épargna le Temple & les cho-ses du Temple : quoique, comme dit ouvertement Cicéron , ce futla pueeur & la crainte des médilàns,plûtôt que 1aReligion,qui Testeullent détourné : on pouriou bien .dire aussi qu’il n'cntra pas danslc Temple pour le profaner , ne se croïant pas désagréable à la Divi-nise; mais il y entra porté par une prudence politique,pour voir s’ilnc pourroir point découvrir quelques vdtigcs ou marques de supers-tition & de supercherie, ce que ne trouvant point,il laillà touc dansle même état » lans 1e rendre plus secrilege , tn en evanc les rubéfiesduTemple. Quelque interprétation que l’on donne à faction de Pom-pée,il y en a qui croient que c'est par un effet particulier de la pro-vidence divine, que Je même Pompée fut assassiné au PromontoireCallìen d’Égypte, comme â la vûë dc la Judée ; mais fi vous ne regar-dés dans cette act on que la Religion des Romains , vous trouverésqu'il ne fut rien fait m cela contre le droit des gens, comme il a ctéci-devant avancé, 6c c’est fut ce fondement que Joseph, Historien Juifa rapporté, que Tiie saccagea lc méme Temple; ledit Joseph ajoutantquil savoir fait par les Loix de la guerre. Ce que nous venons de di-re des choses sacrées, se doit entendre de même des choses religieu-ses ; car elles ne sont pas aux morts, mais aux vivans, qui onr la for-ce de les saisir Lc occuper , filente jure civili, soit qu’elles appartien-nent a un Érar, soit qu’elles appartiennent à quelque famille. Ce quifait dire à Pomponius,que de la même maniéré que les lieux sacréscc fient de lctre, dèsquïls tombenc entre les mains des enminisiil enest de même des l.cux religieux, & Paul Ju ris-onsiilcc l’explique ainsi, L.Sepuchr. D. de Jepulchro violato. Les tombeaux des ennemis , dit Pomponius ,riont aucune jamteté pour nous; ainfi nous pouvons fort bien en prendre letpierres (fi en faire ce qu'il nous plaira. Ce quïl faut toutefois entendreavec ce. te réservé , de ne pas mal traiter sis corps des morts , parceque te íeroit contre le droit de la sépulture , que l’on peut démon-trer être introduit par le droit des gens, qui dans ce cas consiste cnce que tous les hommes civils & raisonnables ont trouvé que ce se-roic déshonorer la nature humaine , en déshonorant les corps hu-mains , parce que ces corps humains ont.une toute autre relation àl’homme,que les pierres & les richesses trouvées dans les tombeauxdes morts. Quelques-uns ont pensé que cette observation, á 1 égarddes corps humains n’étoit pas du vrai droit des gens ; mais que lesRomains croient doués d’une si grande bienséance & politelfe . qu’illeur auroit été pénible d’agir contre des corps morts ;8c ainsi pours’é-pargner cette efpece de honte & de pudeur, ils menageoient ces corps.D’aillcurs fans prétendre si loin que de résoudre ce ménagement dans
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