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M A r;

la n’a point lieu de Marchand à Marchand. Los livres dés Marcíiâtldssent foi tntr’enx en Justice , quand il n’y à point de preuve contiaiifcpar le registre de l'aurre Marchand , auquel cas les circonstances & laplus grande bonne foi déterminent. Entre Marchands associez il n’ya point de division ni de discussion : ils font tous obligez solidaire-ment.

j£ Marchand & Marchandise. Je n’ai pas dessein de répéter<K qu on peut vois trcs-bien traité dans le Dtíïtonnmrt du Commercede M. Savaty-, mais mon intention est de faire sentir à mon (Econo-me ce que j ai dit quelque part en traitant de la teinture ; savoir ,qu’un (Econome doit sc connoître en teintures d’étoffcs. Je dirai doncici, que l’CEconome doit savoir ce que c’est que marchandise & Mar-ihand , s’il veut veiller à son profit. En ester, tous ceux qui achètentSi vendent sont Marchands : Or comme tout (Econome est obligépour le moins d’acheter très-souvent des marchandises , & qu’il a aussiallez souvent quelque chose à vendre, voilà mon (Econome devenuMarchand. Mais faut-il qu’il salle ce commerce nécessaire à fa famil-le , à l'avcugle , fans connoissance des marchandises, & fans savoirles loix d’un négoce profitable & équitable J Je ne pense pas qu au-cun homme de bon sens tienne pour l’affirmative. II s’ensuit de la quel’œconomie a beaucoup plus d’ccenduë qu’on ne pense , & qu'il y aseulement une légere différence entre l’CEconotnc & le Marchand : sa-voir , que 1 (Econome est un Marchand privé > qui ne fait son com-merce que pour futilité de sa propre famille, Si le resserre dans desbornes plus étroites > au lieu que le Marchand de profession est un(Econome plus étendu , parcc qu’il exerce son œconomic & son com-merce autant pour le service du Public que pour son propre avantage,Si qu’il l’étende indifféremment à coures les branches du négoce. Cee’est pas que dans un Dictionnaire (Economique on doive piller lesmeilleurs endroits des exceller»? ouvrages que nous avons fur le com-merce : mais il est du devoir de celui qui instruit l’Œconomc , de luiindiquer les bons livres : Si peur en facilitée la lecture, d’en faireextraits abrégez > & de renvoyer fidèlement son Lecteur à la sour-ce ; sur-touc lorsqu’on est capable d’cnrichir la matière & de payer sonécot. Voyez. l’Article Marchandise.

MARCHANDER, par tappoit à l’Architecture. C’est prendreun ouvrage de l’Entreprcncur pour le faire á un certain prix, commeles plâtres , ragrémens, façade & autres menus ouvrages dans lesgrands bâtimens. On marchande aussi les gras ouvrages. Sous-mar-cbtmder, c’est prendre partie de l’ouvrage de ceux qui ont marchandé.

MARCHANDES PUBLIQUES. sont les Maîtresses de quel-que métier que ce soit, comme Lingeres, Couturières , &c. lesquel-les , quoique non autorisées , engagent leurs maris comme elles-mê-mes. Les Regratiercs, Revendeuses & autres qui font un trafic à parr,sont Marchandes publiques, & sujettes à la contrainte par corps.Voyez Marchandise.

MARCHNDISE. Voyez le Ditlionnairt de Commerce , pour cequi regarde les Marchands & les marchandises. Ainsi, fans copier icitant de bonnes choses , je me contenterai d’ajoûter les dernieres Or-donnances , après avoir remarqué, i. Que ceux qui s’immiscent dansun négoce, dans un trafic , dans un métier, dans la marchandise oudans les manufactures , sont réputez Marchands Négocians, ou Arti-sans , encore qn’ils n’ayent été ni Aptcntifs , ni Maîtres , ou qu’ilsayent des professions différentes du commerce. Un Bourgeois de Pa-ris , qui n’est ni Marchand , ni Artisan . qui ne prend la qualité quede curieux , mais qui sc mêle d’acheter & de revendre . est réputéMarchand , quoiqu’il n’ait ni boutique , ni magazin . ni registre , niautres marques qui font distinguer les Marchands. Un Officier duRoi Si de Judicature , un Ecclésiastique même & d’autres personnesqui font négoce, sont réputez Négocians , & renoncent tacitementà leurs privilèges pour sc soumettre aux Réglemens qui concernentle commerce , où la bonne-soi & la sûreté publique doivent être ob-servées. Les Laboureurs , Vignerons, Fermiers ou Métayers , Maî-tres de forge & autres gens qui tiennent des atteliers , sont réputezMarchands, parcc qu’ils achètent les choses qui sont nécessaires à leurnégoce ou à leur profession , Sc vendent celles qui en proviennent. U<n est de méme des Voituriers & des Messagers. Les Marchandes pu-bliques sont les Maîtresses Lingères , Couturières , Bouquetières ,Grenerïeres , & toutes les autres filles & femmes qui achètent & re-vendent , & qui font quelque trafic , comme sont les Couturières ,Revendeuses , Regratiercs , Harangeres , Fruitières , &c. qui sontréputées Marchandes. soit qu’elles ayent des lettres de regrat, soitque par tolérance elles s’immiscent publiquement dans un négoce.

Les plus récens Édits, Arrêts & Ordonnances sont :

En 17lí. Édit du Roi. portant suppression du droit de sol pour li-vre établi sur toutes les voitures , balles » ballots , bardes , équipa-ges & autres marchandises au-dessus du poids de y o livres, qui scVoiturent par terre ; & qui a ordonné la reddition de compte de lajouissance dudit droit depuis le zo Mars 1706. donné à Paris au moisst’Avril, registre au Parlement le z 9 dudit mois.

En la même année 17ií. Attêt de la Chambre de Justice , contre7 eu^ues le Normand , Directeur de plusieurs traitez d’assaires pour leRoi , Si en outre Trésorier Payeur des gages Sc augmentations desgages des Corps & Communautez d’Officiers à bourse commune ,de Marchands, d’Arts & Métiers de la Ville & Généralité de Paris ;qui l’a condamné à faire amende honorable , aux galères <à perpétui-té , avec confiscation de biens , pour prévarication dans fondit officede Trésorier Payeur des gages.

En l’an 1718. Arrêt du Conseil d*État , qui a ordonné que lesMarchands Sc Fabriquans qui sc trouvoient chargez d’étosses non-con-formes á l’artide y du Règlement du Conseil du 17 Mars 1717. se-ront tenus de s’cn défaire dans trois mois, & qu’après ledit cems pas-sé , lesdites étoffes seront confisquées. Fait au Conseil tenu à Paris Ic11 Février.

' £n i7r?. Arrêt du Conseil d’État, qui a distendu à tous Marchands

Terni II,

M A R» -

& Négocians de contrefaire Sc plier les toiles de Laval en toiles deBretagne : fait au Conseil tenu à Paris le 11 Mai.

En la même année , Arrêt du Conseil privé du Roi ; qui i main*tenu tous les Marchands & Artisans Jcs Communautés de la Ville ScFauxbourgs de Paris, dans le privilège de pouvoir s établir dans cou-tes les Villes & Bourgs du Royaume, en faisant enregistrer seuts le»tres de maîtrise au Greffe de la Juridiction ordinaire du lieu où ilss’ctabliroicnt : lait au Conseil-privé tenu à Pans le z8 Août 1719.

En 1710. Arrêt du Conseil d’État, qui a ordonné le remboursementdes créanciers des Officiers vérificateurs des lettres de voitures , desmarchandises & deniées arrivant á Paris, supprimez par Édit du mois.de Septembre dernier > ledit remboursement liquidé á 700000 livresde principal à prendre fur la caillé de la Compagnie des Indes > en dé-duction de lyoo millions que ladite Compagnie s’est engagée dcpréret à Sa Majesté : fait au Conseil tenu à Paris le 10 Mai.

En la même anncc , Arrêt du Conseil d’État, portant règlementpour la vente des marchand.ses arrivées par les vaisseaux la faix , leComte de Toulouse Si les deux Couronnes : fait au Conseil tenu à Parisle 6 Aoflc.

En la même année 1710. Ordonnance du Roi, portant deffenscsd’exposcr aucunes marchandises , tant dedans que dehors de l’enclosdu Jardin de l’Hôtcl de Soldons ; & à tous Artisans , Ouvriers, Col-porteurs & gens de livrée d’y entrer fait á Paris le 16 Août.

En la susdite année , Arrêt du Conseil d’Etat, qui a permis auxDirecteurs intéressez en l'armemenc du vaillèau nommé la Paix , ap-partenant à des Négocians de S Malo, qui étoient aux droits de l’an*cicnne Compagnie des Indes , de vendre pour la consommation duRoyaume les iyoo balles de cassé dont il étoit chargé : fait au Con-seil tenu â Paris le 17 Août 172.0.

MARCHÉ, par rapport.au Droit , à la Pratique , 8c aux fonc*rions Si actes chez les Notaires. II sc fait ordinairement de deux sot*tes de marchez : les uns sont assez peu considérables pour ne pas mé-riter d’être rédigez par écrit : les autres le sont a liez pour demanderque les conventions en soient réglées par un acte authentique , qu!puisse servir à celle des Patries qui auroientlieu de scpla ndre de l’inexc-cution. C’est proprement lc contrat que les Romains appelloienc etaut facias. L’une des parties s’oblige de faire telle ou telle chose , pacexemple , de bâtir une maison > l’aurre s’oblige de donner une som-me payable de telle ou de telle maniéré. Le contrat produit une ac-tion de la part de l’ouvrier qui entreprend , poat ctre payé du prixconvenu » Sc une autre action de la part de celui qui fait faire l’ou-vrage , á ce qu’il soit bien & duement fait & dans le tems porté patle contrat. II ièroit même bien fonde à demander des dommages Lintérêts proportionnez à celui qu'il peut souffrit par le défaut ou laretardement de l’entrepreneur.

Marché d ouvrage de Maffonnerie .

On doit faire auparavant le devis, dans lequel il faut énoncer l’ou-vrage , Si il doit être intitulé de cette maniéré : Devis des ouvrages demaffonnerie qu'il convient faire pour la çonstrnclíon dune maison apparte-nante , é'c.sifs à tel endroit , &c. „ Fut présent Jean I Maître Mas.„ son à Paris , lequel a reconnu 8c confesse avoir fait marché Sc avoir,, promis , comme aussi il promet par ces présentes à François ici„ présent & acceptant, de faire & construire de neuf , bien & due-„ ment comme il appartient , au dire d’ouvriers Sc gens à ce con-,, noissans , une maison composée d’une salle basse , chambre hautq„ & grenier au-dessus, Sec. Et pour ce faire , promet ledit Entrepre-„ neur fournir toute la pierre de taille , rnoilon , «baux , sable Sc au-,, rres matériaux nécessaires , payer la peine des ouvriers & rendre la„ place nette : à commencer de travailler ausdits ouvrages lundi pro*„ chain ou autre jour; & le tout rendre fait & parfait comme dit est.„ Le marché fait moyennant Sc à raison de tant pour chacune toise.„ desdits ouvrages, qui seront toisez aux us & coutumes de Paris. Sur,, quoi ledit Entrepreneur a confessé avoir reçu dudit Fiançois la soin*„ me de. .. livres... & le surpluS de ce á quoi sc montent lesdíts ou-„ vrages , ledit Sieur François promet de le payer audit Entrepreneur„ à mesure qu’il travaillera , St le dernier payement sitôt que lesdits„ ouvrages feront faits & parfaits, rendus & reçus comme dit est. "

Marché pour ouvrage de Charptnterie.

Il faut faire 1 e devis des ouvrages de Charpcnterie convenablepour la construction d’unc maison : „ Fut présent Michel, Maìtré„ Charpentier , lequel a confessa avoir fait marché & avoir promis «„ comme aussi il promet à Maître Alexandre... à ce présent & accept„ tant, de faire Sc parfaire bien & duement, comme il appartient ,„ tous Sc chacuns les ouvrages de Charpentcrie nécessaires pour 1 >„ construction d’une grange qui sera assise & construite sut tel lieu ,„ laquelle grange sera composée de rant de toises de long , tant da„ large Sc tant de haut. Et pout cet effet ledit sieur Alexandre fourni-„ r a tout le bois qu’il conviendra , Sc autres choses nécessaires pout

le bâtiment de ladite grange , fans que ledit Michel soit tenu da„ fournir autre chose que les outils & la peine des ouvriers , à com.„ mencer de travailler ausdits ouvrages lundi prochain , & iceux cou*„ tinucr avec nombre d’ouvriers suffisant sans discontinuer , jufqu’à la,, perfection d’iceux ; lesquels ledit Entrepreneur promet de rendre faits„ Si parfaits comme dit est , dans 1 e tems.... Lc tout suivant le dc-„ vis ci-devant écrit , signé desdites Parties. Le marché fait moyen*„ nant & à raison de tant pour chaque toise deíHits ouvrages.

Marché pour façon & entretient du Vignes.

,j fut présent Germain... Vigneron , demeurant... lequel à con*j sellé avoir sait jnpushé Si pronss?, lonmc aussi il pto.71.rt a Jacques

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