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M A R. M A 5.

dans une eau pure, qu’il renonvella à chaque lotion, & qux après unecontinuation de dix jours les lux rendit dune couleur blanche,& d’ungoût insipide & fans amertume. II les fit ensuite bouillir pendant troisou quatre heures;& les ayant fait piler,on en fit une efpece de pâte,qu'on j cira aux canards > attx dindons, aux chapons fie autres volailles,qui !a mangèrent cous avec beaucoup d avidité Sc ayant continué ales nourrir de la même pâte , ils fie firent une graille ferme & blan-che, & une chair tendre & d’un goût excellent.

Nota A fin de conserver les marrons d’índe pour toutes les faisons,il fauc les faite sécher au soleil fur des clayes , comme les chataign.s;

Sc quand on voudra s’en servir, il faudra les faire bouillir, ensuite leslessiver . & leur donner les autres préparations que nous venons demarquer «i-dessus. Les microns ainíi préparés pourront pcut-ctre ser-vir aussi de nourriture propre á cngraiiler les codions , le» bœufs &d'auties bestiaux. Voyez, cc oui clt rapporté dans l'Hist. de i'Acad.jyit. & Mcm. de Trévoux da mois de Mats 1709.

Mars,B lés. Voyez Blé.

Mas. Préparation de Mars. Safran de Mars. Voyez Fer.MARTELLER. Terme de Fauconner.e , (édit des oiseaux deproye,quand ils font leur nid.

M A R U M. Plante aromatique , qui fournit une huile essenrcUe,plus abondante Sc , lus pénétrante que celle de la marjolaine. Elle cilcordiale , stomachique , céphaliquc , fudorifique & hystérique. Onpulvérise le marum, Sc on en donne denn-gros, en opiate ou cn con-serve. ]

M A S.

MASCARON. C’est une tête faite à fantaisie , comme une gri-mace , qu'on met aux portes, grottes > fontaines > &c. Ce mot vrent«k l’Icalicn mascharone , fait de I’Arabe mascara , boufronneie.

MA S QUE. Terme d'Atchitecture. C’est une tête d'homme ou defemme .(lulprce à la clef dune arcade. II y cn a qui représentent desDivinises. les faisons, les clémcns, les âges > les tempéramens aveeleurs attributs ; comme il s’cn voit au Château de Versailles du côtédu jardin & à 1 a colonnade. De masque vient apparemment !e motprécédent majearon, tête bizarrement formée; L pcut-ctre que le motmasque, forme hideuse Aï effrayante , comme celle d'une Sorcière oud’un Sorcier, mttpis, vel maya, vient du Latin maya, qui en L nguevulga te & populaire de Languedoc , Gascogne & Provence , se rendpar masque.

MASSE. Terme d'Atchitecture, pour marquer \ ensemble ( assem-blage ) ou la grandeur d’un édifice. On dit auíse majfe de carrière, pourlignifier un tas de plusieurs lits de pierre les uns fur les autres dansune carrière. En Latin on peut l’appellcr môles saxea.

MASSIF, c’est 1 e plein fie le solide d’un mur fore épais. On appel-le masfts de pirrre , celui qui n’a ni motion ni blocage > Sc est co ut dequartiers de pierre : on appelle massif de motion , celui qui fait un corps«le maçonnerie dans les fondations pour fonder dessus ; fie massif debrique, celui qui est fait d’un corps de maçonnerie i bain de mortier,

Í iour être enluite incrusté par dedans ou par dehors, de pierre detarl-e ou de marbre. Ea Latin pulvinus. Massif de gazon , c’eli dans un par-terre à l’Angloife,une placte-bande de gazon en enroulement, laquel-le le mêle avec la biodcrie ; en Latin pulvinus cefpitìtìus. Massif ( ad-jectif ) s’entend auíse d’un ouvrage qui est trop pesant pat rapport audessein ou à la matière : ainsi on dit qu’un entablement est massif,lorfqu'il excédé la proportion du quart : on dit encore , qu’un bâti-ment est massif , lorsque ses mars ea font trop épais , fit les jourstrop petits.

M A S S O N. Voyez Maçon.

[MASTIC. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique,& y ajoutez cc qui fuit.

Maslic pour les pots cases.

Réduisez un pot de grez en poudre íubtile : mêlez-y un peu de chauxvive,& incoporez-les ensemble avec des blancs d’œufsjou battez bienensemble des blancs d’œufs >du fromage fie dc la chaux vive; ou bienfondez ensemble,du iouphrc.de la résine & de la cire jaune,Sc ajoû-rez-y du ciment bien passez Si bien fin.

Autre mastic qui est tris-fer t. Faites bouillir à petit feu les droguessuivantes; de poix résine, une livre; dc poix grasse,un quarteron; dcpoix noire , deux onces , & autant de cire neuve avec une once desuif. Ajoutez-y une quantité suffisante dc ciment bien passé ; fie si vo-tre mastic éroit trop sec , i! saut y ajouter encore un peu dc fuis.

Autre maniéré de faire l» même mastic , qui est astjst tris fort. Prenezpoudre de résine, ciment bien passé, sang de bœuf fricassé & pulvéri-sé, de chacun un once; de souphre réduit en poudre, deini-oncc ; deverte broyé, une once;de cire, deux onces ; de poix noire,quatre on-ces, & autant de térébenthine. Faites bouillit le tout ensemble,jufqu’àconsistence de mastic.

Maniéré pour coller les réciptens a l’alemhic. Mêlez ensemble partieségales de faune > de minium fie de chaux vive réduite en poudre; in-corporez le tout avec des blancs d’œufs battus fie mousses. II fauttremper l’emplâtre le plus promptement qu’il clt possible , Sc rappli-quer fur la jointure des vaisseaux : il n’y a que le sel qui puisse dissou-dre ce mastic. Si l’on n’y veut pas faire tant de façon , on incorpore-ra de la chaux vive avec le blanc d'œuf ; on trempera ensuite l’eraplâ-tre, Sc on rappliquera sur la jointure , après lavoir un peu frottéed’eau.

Mastic pour coller les planches. Vous broyerezbien menu bol armeni,avec partie égale dc brique,Sc vous y ajouterez le double de plâtre.

Huile de mastic.

Mettez dans un pot vernissé du mastic réduit en poudre tussiere.Tome II,

MAS MAT 17.

Verset pât dessus dc l’huile rosat fie du vin le meilleur que vous pont.rez trouver. Sut une livre de mastic, il faut mettre quatre livres d'huiserosat, fie quatre onces dc vin, Ensuite couvrez bien votre pot, & fai-t.s-!e bouiiiír à un feu doux, jusqu’à ce que le mastic soit dissout, cequi se fait fort promptement ; alors coulez votre huile , fie gardcz-ladans un pot bien bouché.

Elle est propre pour fortifier ses páïtics affaiblies. On en frotte latête pour fortifier 1e cerveau, le creux de l’cstomac pour ses faiblessesde l'cseoniacjon fait la même chose pour les nerfs, ses jointures,lesmulcses.Scc. On i’cmploye aussi dans ses levemens pour la licnteric,la d.íìenterie , fie autres flux de ventre. La dose en est depuis demi»once ) julqu’a une once fie demie.

On peut préparer de la même maniéré l’huile des autres gommessèches.]

Mastic, composition faite de poudre de brique , de poix résinafie dc cite , dont on se íett poui jointoyer les marbres,fie où l'on mê-le quelquefois des couleurs pour réparer ses fils fie terrasses des mat*bres mêlés. On en fait encore des molettes ou moules pour les or-nemens des cadres fie corniches dc plâtre ou de stuc. Les Menuiíurss’cn servent aussi au lieu de futée , pour remplir les défauts du bois.

II s appelle en Latin lithocolla ( colle ou glu des pierres. ) On appellecncoie mastic, une efpece dc ciment composé de chaux.de sable Si decailloux, cont on failòic le fond des citernes. On dit mastiquer, pouxemployer 1c mastic.

[MASTICATOIRES. Voyez cet Article dans le Dictionnaire(Economique,fie y ajoutez cc qut luit.

Trothijques masticatoires. Ptenez poudres dc racine d iris Sc dc sta»phsiaigee, de chacune demi-oncc ; ajoutez-y pyrethre, graine de mou-raide fie poivre long , de chacun deux dragmes ; interpolez le tourensemble avec quantité suffisante de lyrop de roses pâles, & faites unepâte dure , que vous formerez cn trochifques ou cn pastilles. On sesfait sechec, fie on les garde pour le besoin. ]

MASURES. Terme de Maçonnerie. On nomme ainsi ses ruinesdes moindres bâtimens qui ne valent pas la peine d’être relevés , Scqui doivent pat conséquent lester ainsi en tas : comme qui âiwh,mo-Ies stt menfura , malles ou amas de murailles renversées fie croulées,qu on n’a pas dessein de relever. On ses appelle cn Latin parietina ( fous*entendant ruina ,) ruines des murs qui composaient un édifice renver-sé par caducité, par tempête ou par la guerre.

MAT.

MATÉRIAUX. Ce font toutes ses matières qui entrent dans laconstruction d’un bâtiment, comme pierre, bois, fer, fiée. cn Latin ma-teria , selon Vitruve. Au nombre des matériaux font lachatpcnterie,dont on fait les devis, fie qui est employée dans les planchers, closionsfie pans de bois;la couverture dont on fait aussi des devis,on en faitencore de la plomberie, menuiserie, ferrure Sí gros fer, vitrerie, pa-'vure. II est bon que l’CBxonome se connoisse un peu en ces matières »pour éviter d'étrc trompé fie de prendre mal ses mesures.

Matériaux qni regardent la charpenterie.

Quand on fait un devis pour la charpenterie . on doit y marqués«sabord l’efpece fie la qualité du bois que l’on doit employer ; pui*commencer par la charpente des combles,& tout ce qui doit y avoirrapport ; ensuite les planchers, ses cloisons, les escaliers, Scc. k j-cu prèsdans le même ordre que l’on fait la charpenterie d’un bâtiment ; fiefaire tout rapporter aux plans fie profils du raéme bâtiment. II fautaussi marquer dans chaque efpece d'ouvrage, la grosseur des bois qu’ony doit employer, qui doivent écre de brin ou de sciage. On réemploiegueres de bois dc brin, que pour ses combles Sc les planchers. A l’é-gatd des combles,on en forme ordinairement les tiians.lcs entraits,les albalétrieis.les jambes de force>ses anétierstà l’égardde»parmes,uand elles passent neuf pieds dc portée. Si tout 1 e reste, est ue boise (liage. 11 faut dite dans ces devis , que tous lefdits bois seront so-lidement Sc proprement assemblés,suivant í’att de charpente! e. A l’é-gard des planchers, comme ses pieces d’un bâtiment peuvent être dedifférantes grandeurs , il faut marquer dans chaque piece la grosseurdes solives fie des poutres qui doivent y écre mites : il faut aussi mar-quer la distance de ces solives. Pour les cloisons S: pans dc bois,com-me les bois des cloisons doivent être dc différentes jgioslèms, suivantla hauteur ou la charge qu’iis ont a porter , il ses Dur fpé ilier dansses devis suivant le lieu ou elles doivent érre miles » fie marquer lagrosseur des poteaux; la plus ordinaire est celle de 4 k 6 pouces , letiers poteau de 3 á j, 8 c les pius forts excepté ses poteaux corniersde f a 7. II saur aussi marquer leur distance ou intervalle ; on les prendordinairement de quatre a la latte. Pour ses elcalicrs, il faut aussi mar-quer les dsffertntes grosseurs de tous ses bois qui doivent y étçe em-ploiés , comme les pattins , ses limons pottelets, noyaux, pieces dcpalliées, courbes rampantes, marches ; marquer, lì elles doivent êtrepoussées, si la balustrade pour ses appuis des rampes fie paillers est dcbois, en marquer ses grosseurs, ce qui dort ctre poussé de moulures,la distance des balustres , fiée. II faut enfin expliquer tour cc qui re-garde la charpenterie du bâtiment, se plus distinctement qu’il est pos-sible. Les marchés de la charpenterie le fonc ordinairement au cent,soit aux Us fit Coutumes de Paris, ou bien des longueurs fie grosseursmiles en œuvre.

Matériaux de la couverture.

Pour faire le devis de la couverture des combles , soit d’ardoise oude tuile ; les principales choses qu'il y a á observer » sont dc bien ex-pliquer Si spécifier ses qualités fie ses grandeurs dc i’ardailc ou dc 1 atuile fie de la latte , bien marquer la maniéré dont on doit faire leslucarnes, les égouts, les battcliemens, fiée.

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Matériaux