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ao MAT. -'f/í A u. MEC. MED.

pincée de fleurs de camomille. La Matricaire est ccphalique, hysté-rique & stomachale. ]

MATRICULE, est un Registre; ainsi immatriculé signifie e«-registré. D’où vient que quand un Officier de Judicarure est reçû auGreffe de la Juridiction, on dit qu'il est immatriculé-, &t on appel-le auffi matricule l’Acte qui en est délivré. On dit pareillement lamatricule d'un Avocat.

[ M A T T E R Lor, ou l’argcnt. Terme d’Orfevre. Pour marrerl’or il saur prendre de la sanguine,du vermillon, &du blanc d’œuf,broyer le tout ensemble, & le polér ensuite avec un pinceau dansles cnfoncemens. Pour marrer Largeur on mêle du blanc de cerusebroyé a l’eau . avec de la colle bien claire, & on supplique avec unpinceau délié, dans les endroits qui en ont besoin.

MATURITÉ des fruits. Voyez. Fruitier.]

M A U.

MAUSOLÉE, c’est un magnifique monument funéraire com-posé d’Architecture & de Sculpture, avec épitaphe, élevé à la mémoi-re d’un Prince, comme le Mausolée d'Auguste à Rome, & ceux dequelques-uns de nos Rois à St. Denis. On appelle auffi mausolée ,la décoration d’un Tombeau ou Catafalque pour une pompe funè-bre. Ce mot vient de Mausole Roi de Carie, a qui la Reine Arté-mises fa femme fit ériger une superbe sépulture.

[MAUVAIS AIR. Voyez, Él zxi r de citron.

MAUVIETTES. Ce sont des petits Oiseaux qui ressemblentaux alouettes. Pour les manger on les plume , mais on ne les vui-de point ; ensuite les ayant piqués de menu lard ou bardés, on lesfait rôtir & on les sert à sec avec tel & jus de citron. On peut yfaire auffi une sauce avec le dégoût, sel, poivre & verjus. On ap-pelle á Paris Mauviettes les Alouettes méme; on les apprête de la/néme manière.

MAUX dt fatalet. Voyez. Emplâtre noir,]

MEC. ’

MECHANIQJUE, du Grec méchant machine. C’est une Scien-ce qui a pour objet les forces mouvantes. Ses principiauxinítrumcnsfont le levier, la roué, la vit, & la balance; de la composition oumultiplication desquels routes les machines font faites. Le Capitai-ne Augustin Ramelli Sc Salomon de Caux ont traité amplement de cet-te Science. Elle est absolument nécessaire à un Architecte; car c’estdans la triple Architecture Civile, Militaire & Navale qu’on employédifferentes fortes de machines, pour produire divers effets cn fait demouvement.

MED.

MEDAILLES. Pour faire des Médailles de colle de poisson,il faut faire tremper de la colle de poisson dans un pot de terre,pendant trois jours, puis Payant fait bouillir jusqu’à la consistenceoù elle seroit propre a coller du bois, on la passé par un linge biennet. On prend ensuite une Médaille d’étain, ou de quelque autre mé-tal, qu’on huile & qu’on essuye aprés, a fin quelle ne soit qu'un peugrasse ; puis ayant mis autour un petit cercle de terre > de la hauteurd’un doigt ou environ , on y verse la colle toute chaude, jusquaceque le cercle en soit rempli jusqu’aux bords, lesquels on couvre en-suite d’un quarté de papier pour éviter la poussière. Quand la colleest bien sèche, vous levez doucement la Médaille qui s’cít impriméefur la colle , laquelle paraîtra belle Sc transparente.

Pour les colorer vous pouvez faire trois fortes d’eaux , Lune enfaisant bouillir des raclures de bois de Fernambouc , ou Brésil eneau colorée ; une autre en prenant une partie de cette eau, & ymêlant une cuillerée de lessive ; & une troisième plus brune, en yajoutant un peu d’eau de chaux. Vous vous servirez de ces trois sor-tes d’eaux teintes de Brésil , pour teindre autant de parties de votrecolle de poisson; & si vous voulez faire des Médailles vertes, vousajouterez à votre colle teinte, du verd dc gris réduit en poudre sine ,lequel vous détremperez, ou ferez bouillir avec ladite colle, quevous aurez soin de passer ensuite. Pour faire du violée vous y mê-lerez du tournesol en peinture détrempé de chaux; si vous voulezdu jaune, vous y mêlerez du safran, Sc ainsi des autres couleurs.Voyez, Mouler.

Médaillé, en Architecture, est une tête en bas-relief rond,comme celles de la Cour dc l'Hôtcl de Ville de Paris : ou un sujethistorique rond ou ovale > comme les médailles de l’Arc dc triom-phe Sc de la Place des Victoires. Ce mot vient du Latin metallum ,métal, la matière fur laquelle on écrit ou grave les inscriptions dontnous parlons, comme le papier charta, est á présent la matière laplus oidinaire de nos écritures.

MÉDECIN, considéré non par rapport à fa Science, mais juri-diquement. Voici fur quel pied íl est en France. 11 est incapabledes legs fie des donations que le malade lui pourroit faire pendant lamaladie dont il décédé : c’est une disposition dc la JurisprudenceFrançoise, établie par les Arrêts rendus cn interprétation de l’Arti-cle iyi. de lOrdonnance de François /. de bannie ii 3 Ç. Ricard par.1 . ch. 3. Sefi. 9. méme félon la Loi, Archìatrì. ç.Cod. dt profejfori-bus éo médias, les Médecins ne peuvent pas composer (c’est-a-dire,établit un prix) de leurs salaires pendant la maladie ; ils doivent atten-dre la guérison ou la mort du malade, pour recevoir la récompense deleurs peines: patimur medicos ea acciptre qu&sani ojseruntproobsequus,non ea qu/t périclitantes pro sainte promittunt. „ On permet dans notre„ Droit que les Médecins reçoivent ce que les personnes remises cn„ santé leur offrent pour leurs soins & visites, mais non pas ce que„ ] es malades en grand danger promettent pont être plus soignés &

délivrés de leurs ma'adies, „ Auffi comme il ne seroit pas justequ’après avoir donné leurs soins à la guérison des malades, on abufatde leur confiance, ils sont préférés pout leurs salaires & pour les mé-dicamens fournis dans la derniere maladie à tous créanciers, aptes

MED. M E L.

1 que les fraix funéraires sont payés. Rouet & Brodtau lettr. c. ». 29,Balde & Paul de Castro jur la Loi 3. au Code dc pet. h nie d tmpensafacìain infirmum pr&fertut creditori cukumque , poft tamen funeris impenjam.Mais quand il arrive que le malade a dispose en leur faveur, on ré-duit ses libéralités, méme les conventions qui auroient été fartes,à une certaine somme, eu égard a la qualité des personnes, aux servi-ces & aux médicamens ; parce qu’on juge que c’est la nécessité quiexplique en cette occasion la volonté.- non libéra volontas jéd manusnecejsttatis truculente, stylum juum imponet hujusmodi contrnchbus. Va-ler. Itbr. 7. c. á. En ester on voit que les malades ignorans, craignantles moindres incommodités comme un chemin qui va droit a la mort,n’agislènt plus librement ni en personnes éclairées & (âges , mais enesprits éeourdis de la crainte de périr s’iis ne font pas toutes lottesde promesses justes & injustes, Sc préjudiciables aux personnes deleur famille; & c’est la raiton pour laquelle on modéré tous cesexcès, que commet une personne dans ces maladies réelles ou ima-ginaires. Galien s’accorde fort bien a notre Jurisprudence Fran-çoise , puisqu’il reconnoit que les Médecins ont une grande autori-té fur les esprits, dont les figes Magistrats ne veulent point qu’onabuse. Certe autorité leur est nécessaire pour avoir la liberté defaire aux malades tout le bien dont ils sont capables : mais c’est auxJuges de Police Sc de Justice à diriger & contenir cette autoritédans les bornes & les intentions de cet Art , qui dans les dignesMédecins est accompagné de la charité Sc de la compassion Chré-tienne . Sc de toute la prudence & la circonspection imaginable.C’est une chose admirable dc voir dans le Serment d ’Hippecrate,quelle est la sainteté , la chasteté , la fidélité du Médecin parfait.Galien exige dans ses disciples les mêmes vertus & la méme scien-ce, quoique dans un bon dessein il ait dit: Oportet medicum impera-re egrotk, ftcut oportet regem imper are subditis , imperatorem militi-

bus. Car fins cette estime duc au Médecin, fans cette autorité furIon malade, lans cette docilité dans celui-ci, la science & la bontédu Médecin testent suspendues . sant exécution Sc par conséquentsans efficace. Pendant qu’on étend jusques à eux les termes del’Ordonnancc, qui veut que tous ceux qui ont de l’autôrité furles esprits & fur les personnes ne soient pas indiscrètement posses-seurs passibles de leurs libéralités ; cn même rems on a de très-grandes considérations pour ceux qui consacrent leurs veilles, leursétudes & leurs foins au salut des hommes, selon LÉcriturc HonoraMedicum > ,, Honorez le Médecin & Leu s de ccelo mifìt meàianam,„ & vir fapiens non spernet eam , Dieu a envoyé du Ciel la Mcde-« cine, Sc l’homme sage ne la méprisera point. „ Une marque d’uncconsidération très-pawiculiere , c’est que dans le Droit on écouteleur cause plus favorablement que celles des autres : Medicorumjustior causa est, cum ht salutis homtnum curam agant. Ulp. in L. 1.§. 2. Voyez Règlement entre les Médecins de la Faculté de Paris. Lar-guefle t. 2. L 3. c. s.

MÉDECINE, par rapport à la Police,l’CEconomic, & auxRé-glemens du Royaume ausquels il faut se conformer. Voici les ÉditsSc Déclarations les plus nouveaux.

En 1696. Déclaration du Roi, portant qu’aucune personne nepourra faire la fonction de Médecin, ni pratiquer la Médecine dansla Ville Sc Fauxbourgs de Paris, encore qu’il ait obtenu des degrésdans les autres Universités, du Royaume, qu’il ne se soit présente enladite Faculté de Paris pour y prendre de nouveaux dégrés de Bache-lier, Licencié ou Docteur ; âpres avoir fait les actes nécessaires : don-née le 19 Mars, registrée le 1 Avril suivant. Cette Déclaration, quisemble ne favoriser que la seule Université de Paris, est pourtant Fa-vorable à toute la France, puisque par-là on a voulu obvier au rdâ-cliement de plusieurs Universités qui ont moins de rigueur & d’exa-cticude á examiner leurs Candidats, qui après avoir laisse dans lesProvinces des traces Sc de tristes effets dc leur ignorance, osent en-suite venir dans cette Ville de Paris si bien policée, pour y exercerleurs meurtres impunément á l’abri des Lettres & des Grades obte-nus dans les Provinces avec de l’argent. Tous ces passevolans soncpris au trébucher par cette Déclaration , qui les expose à l'examestrigoureux mais juste de la Faculté de Médecine de Paris , une desplus savantes, des mieux réglées, & des plus incorruptibles du Royau-me. A l'égard des autres Villes il y a un abus tout semblable, au-quel le Roi a mis remede, ens’opposant à ces Charlatans ambulans parfa Déclaration de l’an 1701 , laquelle ordonne que nul ne pourraexercer la Médecine dans aucune Ville du Royaume , en quelque manié-ré que ce soit, qu’il n’ait été reçu Docteur dans quelqu'une des Uni-versités du Royaume, dont il rapportera les Lettres légalisées, quiferont communiquées aux Officiers de 8a Majesté Sc aux Maires ,Échevins & Consuls des Villes où il prétendra s’écablir & exercer laMédecine ; à peine de yoo livres d’amende, Sec. donné à Versaillesle ra Janvier 1701, régistrée au Parlement de Rouen. Voyez le Re-cueil des Edits de Bejitngne, Imprimeur á Rouen page 4s.

[MEDICAMENTEUX. Pierre Médicamenteuse. Voyez, Pierre.

MEDIONNER, Terme d’Architecture, qui félonies Expertssignifie compenser-, tomme lorsque dans les toises.de crépis & d’enduitson compte trois, ou quatre ou cinq toises pour une, quand ce n’eltqu'une réfection ou réparation d’un vieux r»ur.

M E L.

[MELANAGOGUES. Voyez R e m s D e s.

MELANCOLIE. Voyez cfct Article dans 1 c Dictionnaire (Eco-nomique & y ajoutez ce qui fuit.

Poudre excellente pour guérir la Mélancolie.

Prenez des pointes d’épithymie demi-oncc ; trochisques d’agaric& pierre lazuli, de chacun deux dragtnes; dcseaminonce, deux scru-pules , & une vingtaine de doux degérofle; ayant pilé ces droguesséparément, vous mêlerez les poudres ensemble, Sc vous en donne-rez au malade le poids d’un écu dor, dans du bouillon , »U mêlé

avec