M 1 R. M î M O £>. M O D. M O E. M 0 H. M O I.
íe le miroir concave ì ou dans le moule concave pouf faire ic miroirconvexe, ]
Miroir. Terme (^Architecture. C’est dans le parement d’une pier-re, une (Cavité causée par un gros éclat quand on la taille. Miroirs sontaulsi des ctrnemens en ovale, qui íe taillent dans les moulures creuses,& sont quelquefois remplis de fleurons.
MIROITIERS, son» des Ouvriers Marchands . qui font & ven-dent toute forte de miroirs,de lunettes,de glaces &dcglobes de ver-re. On les nomme dans leurs Lettres de Maîtrise Miroitiers Lunetiers.Dans !e 7. vol. des Ordonnances de Charles IX. cotte z. f. fol. 219. il estFait mention des Lettres Patentes, portant règlement pour les Statutsdes Maîtres Binbeloquìers-Miroitiers de la Ville de Paris, données â Parisau tnois de Décembre 1571, registrées k 17 janvier IJ73. Dans k 1.vol. des Ordonnances de Louis XIII. fol, 247. il est fait mention de laDéclaration dù Roi, portant confirmation des Statuts des Maîtres Mi -roitiers de la Ville de Paris, donnée à Paris au mois de Décembre 1 61 1,registrés 1 e 17 dudit mois. En lan 1691. fut donnée une Déclarationdu Roi > portant réunion à la Communanté des Maitres-Miroitiers-Lu-«eticrs, des Offices des Jurés créés par l’Édit du mois de Mars précé-dent , moyennant +400 livres de finance, donné 1e 4Septembre 1691,registréc 1 e 7 dudit mois. Voyez l’Arcide fur les Miroitiers dans le D/c.tionnaire de Mr. S'a-vary.
‘ [MIROTON. Terme de cuisine. Pour faire un miroton , gar-hiflez de bardes de lard , le fond d une casserole qui ne soir pas tropgrande ; mettez par deffus des tranches de veau minces, battues lut unetable avec le couperet ; étendez sor ces tranches une farce , faite derouelle de veau hachée avec du laid, de la moelle de boeuf, des cham-pignons, morilles, mousserons, quelques truffes, fines herbes Sc bonálìaifonnemenc On y ajoute deux jaunes d’œufs, on couvre 1 e touc dureste des tranches > ensuite on renverse ks bardes de lard > puis ayantcouvert le touc, on k fait cuire, donnant un feu doux deffus Sc des-sous. Le miroton étant cuit, on k dégraisse, puis on 1 e dresse, & onle sert chaudement, le deff us dessous.
Miroton en maigre. Ratissez , lavez Sc fendez le long duventre, cinq ou six merlans, ôtez-en l’arrête & la tête > puis les ayant
f amis d’unc bonne farce dc chair de poisson , roulez-les en façon delets mignons. Ayant ensuite fait une omelette avec un peu de farine >eníòrtc que cette omelette couvre tout le fond de la casserole , rangezdessus vos poissons farcis , Sc ayez foin de mettre un peu de beurrefous 1 omelette. Ajoutez aux poissons farcis > des truffes, champignons,morilles & mousserons, si vous en avez avec bon alláiíonnement., cou-couvrez le tour d’unc autre omelette qui garnisse entièrement la casse-role ; Sc faites cuire à petit feu dessous Sc dessus. Le miroton étantcuit, égoutez-en k beurre » puis dteffez-le fur une assiette le de(susdessous, comme il est dic ci-devant. Vous pouvez y ajouter un coulisde champignons , que vous ferez entrer par un petit trou que vousferez, Sc que vous boucherez ensuite dc la même piece que vous au-rez levée. ]
M ï S.
là
t
MIS, signifie 1 e jour que l’on a mis le procès au Greffe, Ge jout-est marqué fur l’ériqaettc du premier sac»
[MISÉRÉRÉ. Voyez. Colique.
M O D.
MODELE. Terme Architecture & de Sculpture. En Sculpturet’est un estai en relief, fait de cire,de terre ou de plâtre, pour juger del’attirude & de la correction d’une figure. C’est par cec estai qu’on re-cherche k mieux , pour se déterminer ensuite après quelques correc-tions faites fur ce modelé > à travailler d’une maniéré sure Sc parfaiteen son espèce. Ce mot vient d u Latin modtss , maniéré & figure d’unechose. Il est dit models ou petit mode , parce que l’estai est toujoursmoins considérable , que le coup & faction de Maître j & c’est certemoindre estime qu’on fait d’un estai, qui porte les Grammairiens Phi-losophes à se servir de la forme qu’on appelle 1 1 diminutif, en disant•modulas St k diminutif modeïïus. Ce modèle signifie aussi une compa-raison proportionnée du petit au grand.
Modele d’un bâtiment , c’est un estai pour faire connoîcre en petitl’effet du bâtiment réel en grand , autant à ceux qui le commandentqu'aux ouvriers qui le doivent exécuter. Ces modèles sont plus intel-ligibles que les simples desseins sot 1e papier ou parchemin, parce quedans ks plans superficiels , quoique perspectifs & même ombrés, ilfaut suppléer par Timagination aux parties profondes Sc à toutes ksdimensions sous-entendués :au lieu que dans les modelés famé Sc Toeilont des sensations pleines Sc completres ; on peut faite plus précisé-ment ks prix pour les Entrepreneurs, Architectes, Maçons, faite leursmarchés,corriger les devis qu’on leur propose,& prendre de bonnes& exactes mesures en tout ce qui concerne 1 e bâtiment ou Touvrage ;les Ouvriers comprennent bien plus facilement ce qu’ils ont à faire.Ces modelés se font de bois mince ou dc carte ( carton : ) on y colleles desseins chantournés .ombrés Sc colorés, pour juger de Tensembledc Tédificc. Les modelés de pierre tendre ou de plâtre , servent pourquelque partie difficile à appareiller,comme loríqu’on veut représen-ter un escalier un peu particulier & extraordinaire , ou d’une formenouvelle & fore remarquable.
M o si E t e e» grand, c’est celui qui sc fait de maçonnerie, de Ja gran-deur de touc Touvrage > comme f Arc de triomphe du Fauxbourg S. An-toine. Il se fait encore des modelés de quelques parties, comme d’uneligure, d’un chapiteau, d’un entablement , Scc. qu’on fait aussi en di-verses maniérés, pour donner â choisir > pour juger du point de vue leplus avantageux, & pour les augmenter , diminuer ou changer, sui-vant les régies de T Architecture moderne Sc du meilleur goût, & se-lon celles de TOprique.
Du mor mode’e vient modeler : c’est faire en petit avec de la cire oudc la terre, la représentation des ouvrages réels.
Tome II,
MODERNE. Terme d’Atchicectute, se dic improprement de lamanière de bâtir à l’Icalienne dans le goût dc satirique. Le, Ouvriers setrompent aussi, lorsqu’ils Tattribucnt a TArchitccture purement gothi-que. Mais la véritable signification de moderne se doit entendre feule-ment de TArchitecture qui participe de la gothique , dont elle retientquelque chose pour la délicatesse Sc la solidité & dc Tantique, dont elleemprunte les membres Sc les ornemens, íâns proportion ni bon goûtde dessein ; comme on le peut remarquer dans les Châteaux de Chain-bor, de Chantilly, Scc. dans TÉglisc de S. Eustache à Taris, Sc autres bâ-tiraens du siecle paslé. Cet article tout entier est tiré dc Daviler, Archi-tecte du Roi, Auteur de Y Art de bâtir Amis son Dictionnaire d'Architec-ture, k la lettre M. Mr. de Furetiere a austì copié tout cet article, Sc mora mot > mais il cite Fétibien au lieu de Daviler : cependant le Dictionnairede Féltbien ne fait aucune mention du mot que nous traitons, & c’estdans 1 e seul Dictionnaire de Daviler que je Tai trouvé. Moderne vientdu Latin modernus, & le mot moiernus vient de Tadvetbe modo , a pré-sent. Ainsi maniéré modem? vc ut dite maniéré d k présent ,maniéré d'au -jourdhui. Cette étymologie qui est trés-véritabk condamne ks usagesque ks Architectes font de ce mot : car la manière antique & la ma-niéré gothique ne peuvent pas raisonnablement être appellées moder-nes. II y a peu d’exactitude dans Ic langage des Artisans, Sc tneme deplusieurs de ceux qui les dirigent.
MODILLON.de TItahen modigltone, Daviler » cité dans T articleprécédent, traite des modifions avec beaucoup d’ordre j mais non pasavec toute la clarté qu’il faudroit pour être intelligible à un hommequi ria que du bon sens,lans habitude du jargon des Architectes. Voicicomme il en parle. II dit en général des modifions , que ce sont depetites consoles renversées sous les plafonds des corniches Ioniques »Corinthiennes & Composites, qui doivent répondre fur le milieu descolomnes. Ils sont affectés à l’Otdtc Corinthien , où ils font toûjouistaillés de sculpture avec cnroulemens. Les Ioniques & Composites n’énont point, íi ce n’est quelquefois une feuille d’eau par dessous. En La-tin on les appelle mutuli. Il y a quarte fortes dc modifions.
Modillons en console , font ceux qui ont moins de saillie que de hau-teur, & dont Tenroulcment d’en bas en forme dc console paste fut lesmoulures de la corniche, & sc termine à la frise, comme on le prati-que quelquefois aux corniches des appartemens.
Modillons k plomb , sont ceux qui étant de biais , ne sont pas d’é-querre avec la corniche rampante d’un fronton , comme on ks faitordinairement, Sc ainsi qu’ils sc trouvent pratiqués dans les bâtimensantiques.
Modillons rampons , sont ceux qui sont non seulement d’cquetre avecla corniche de niveau d’un entablement,mais aussi avec lesdeux sam-pans d’un fronton,parce qu’ils représentent les bouts des pannes quireprésentent les chevrons > comme les modillons Corinthiens du por-tail latéral de TÉglisc de S. Sulpice à Paris, du dessein du Sr. Gittard,Architecte duRoi,
Modillons k contresens , sont ceux qui représentent de front le grandenroulement ; comme à la Maison quatrée de Nisincs en Languedoc ;ce qui est un abus en Architecture.
MODULE, du Latin modulas , petite mesore. C’est en Architectu-re une grandeur arbitraire pour mesurer les parties d’un bâtiment, la-quelle íe prend ordinairement du diamètre inférieur des colomnes oudes pilastres. Le module de Fignole , qui se mesure au demi-diaïnctredc la colomne,cst divisé en 11 parties pour les Ordres Toscan & Do-rique , & en 1 S pour les trois autres Ordres. Le module de Palladio,celui AcScamozxt Sc du Parallèle de Mr. de Chambray , & des Antiqui-tés de Rome du Sieur Defgodets, se mesure aussi au demi diamètre dcla colomne,& est divisé en 30 parties. Chaque Architecte a son mo-dule , ou se propose une certaine grandeur déterminée ou premier?grandeur,pour régler les proportions des colomnes, & la (ymmé ricou la distribution de Tédificc, Le module une fois déterminé , on 1 csubdivise en minutes,
M O |E.
MŒURS , en Pratique de Droit, signifie Tissage & !á coutume,Quand on dit don c, selon nos mœurs, c’est comme si Ton disoit ,/e&»notre ufate,
M O H.
MOHATRA,est une usoíc infâme, dont voici Teípece. Un par-ticulier a besoin de quarante pistoles pour un an j il les veut emprun-ter d’un homme qui dit n’avoir point d’argent, mais bien de la mar-chandise , qu’il est prêt de lui vendre pour en tirer l’argent qu’il luifaut en la revendant. Cet Usurier caché & dissimulé lui vend cette mar-chandise soixante pistoles. L’Emprunteur pour avoir de l’argent comp-tant , cherche à la revendre > TUsurier lui fait offrir de Tacheter, nonau prix qu’il Ta vendue, mais vingt pistoles de moins.
MOI.
MOÍLON, du Latin mollis, mol, tendre, C’est la mordre p errequi vient d’une carrière. II y en a aussi de roche, qu’on nomme meu-lière ou moliere. Le motion s’employe aux fondemens, aux murs mé-diocres, pour le garni des gros murs»&c. Et 1 e meilleur est plus dur,comme celui qui vient des carrières d’Arcueil. Tous ks motions sontnommés parVitruve cimenta,dc ctdere, tailler, mettre en pieces. II ya plusieurs sortes de motion>savoir,Motion brut, Ie moilon tel qu’ilvient de la carrière. Moilon gisant ,celui qui a k plus de lit, Sc où ily a moins à tailler pour le façonner & remployer. Moilon de plat,celui qui est poíé sor son lit dans ks murs qu’on élève à plomb. Moi-lon en coupe , celui qui est posé de champ dans la construction desvoûtes. Moilon pique, c’est celui qui après avoir été ébouziné, est pi-qué jusques au vif avec la pointe du g’rclet ou marceau de maçon : ilsert pour les voûtes Sc ks puits. Moilon d ‘appareil, est celui qui estproprement piqué & cquarri comme un mur dc face. Qn appelle moi-
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