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ctantítoûjours'tourné à droit ou à gauche. Cette maladie est incurabledans les adultes. Quelquefois pourtant les enfans deviennent louchesaprès des acccs d’épilcpsie : pour-lors il faut leur frotter le cou Scl’épi-ne du dos avec de l’eau de la Reine d’Hongrie , ou bien avec de ia
Í ;raiíle de vipcte. II faut ici remarquer que lotsqu’il y a longrcms quees enfans louchent, il faut leur donner des béhcles, ou lunettes,quisoient faites de forte qu’ils ne pussent voir que par un petit trou : peuà peu la vûë sc rétablira toute droite.
L'Orgelot de l’oeil.
C’est une petite tumeur qui vient fur le bord extérieur de la pau-pière . auprès des poils, laquelle est pour l’ordinaire renfermée dansu« Kiste ou petit sac. Ellereflëmble assez bien à un grain d'otge. Re-marquez que si cette petite tumeur est vieille, elle est difficile à gué-rir , parce que la matière est pétrifiée dedans ; & si on l’emporte ordi-nairement elle revient. II faut pour guérir cette incommodité, garderun bon régime de vte, c'cst-a-dire, le nourrir d’alimens ailez a digé-rer : on ne mângera point de chairs fumées, de fromage, de laitage,nì de fruits. On bassinera ces petites tumeurs avec des liqueurs spiri-tueuses , comme est l’cau de vie, dans laquelle on aura mis un peude camphre, l’efprit de vin, la graisse de vipère ou de poule , la sa-livé à jeun. Si ces remedes ne font pás difparoitre la tumeur, il lafaut ouviir avec la lancette, pour cn faire sortir le pus. Remarquezaussi » que si la petite tumeur a fa base fort menue, il la faut lier avecun filqu’on serrera tous les jours de plus en plus: elle tombera,fautede nourriture.
Lorsque les poils entrent dans les yeux.
On doit arracher ces poils avec de petites pincettes, ou bien on lesfera tomber en frottant le bord des paupières avec le sang de gre-nouilles verte, ou de chauveíòurís. On peut dans cette occasion tou-cher le bord des paupières avec de seau de chaux. Pour le faire on mecde la chaux vive dans de l'eau, on jette la premiere eau, on cn metune seconde, avec laquelle on lave la .chaux, parce que la premiereest trop sotte.
Callofitex. des paupières.
Ce font de petites duretez qui viennent au bord des paupières.Pour les guérir il faut sc servir des adoucissais qui amolillent, com-me le laie de femme. Mais si ces innocens moyens ne font pas allezefficaces, il ses faut percer, en faire sortir la matière Sc appliquer sutl’asil des compresses trempées dans Peau de vie camphrée ; Sc enfmtequelque petit emplâtre pour en attira la matière, tel qu'cst le diachìlum.Ces remedes extérieurs ne font pas fort efficaces, a moins que d’avoitpurgé le malade, & qu’il n’obiëtve un régime de vie rafraichillânc :tel est Vuíàge des bouillons faits avec le veau, la volaille, & avec dela chicorée. II se purgera avec le jalap depuis demi-gros jusques áun gtos 3 qu’il fera infuser dans un verre de vin blanc a froid.
Vûë trouble & chargée.
II faut bassiner & nettoyer les yeux avec le remede suivant. Preneztin gros ue sucre candi, Un gros d’alocs hépatique, un verre d’eaudefontaine : faites bouillir le tout dans un pollen jusques à la diminu-tion de la moitié , & lavez les yeux de cette liqueur.
Pour préserver les yeux dans le tems de la petite -ver oie.
Prenez de Peau de plantain f dit Mu le Clerc, ) éteignez dedansplusieurs fois de fuite des pieces dot rougies au feu, & mettez detenis cn tems quelques gouttes de cette eau dans les yeux du malade.Ou bien bassinez plusieurs fois le jour les yeux avec une cuillerée devinaigre, & six cuillerées d’eau > que vous mêlerez ensemble, Sc quevous ferez chauffer : ce remede a été éprouvé plusieurs fois. Maisprenez garde de ne pas bassiner le reste du visage du malade aveccette eau, car la petite vérole rentreroit & feroic mourir le malade :ou bien elle chaffcroit la fluxion sur la gorge, ce qui pourroit lc-tousser.
Maladies des yeux plus considérables que les précédentes. Et premieretnentde t Ophthàlmie , filon Mr. de Rivtere.
L’Ophthalmie ou Lippitude ( dit cet Auteur ) est une inflammationde l’oeil, avec tumeur, rougeur Sc douleur. II faut pour la guérisonde ce mal com mencer par lá saignée : on peut aussi mettre en usageses doux purgatifs, les eaux minérales purgatives. Il faut remarquerà l’égard des topiques, qu’il ses faut varier selon les différois temsde la maladie. Au commencement, après les évacuations générales ,prenez des eaux d'euphraise & de fenouil, de chacune une once ; duluc de fenouil doux , une demi-once ; de la curie prepatée, une de-mi-dragme; des trochifques blancs de Rahsis, un scrupule; mêlez ce-la pour un collyre. Ou bien prenez du lait de femme, un once ; ducamphre, un scrupule; & un blanc d’œuf; il faut agiter sottement letout ensemble, jusques à cequ’il sc foie épaissi en forme de cataplâme.Les mucilages des semences de coins > de psillium > & de pavot, en-trent áuffi, selon le sentiment de Mr. Cowart, Docteur Anglois, dansces sottes de compositions ophthalmiques. Mais dans l'augmentationde Pophthalmie, vous prendrez des eaux de plantain» de ro.es pâles.de chacune une once > du sucre de fatutne , ou de la seruse lavée, unscrupule ; de l’eíprit de sel armoniac » un demi-scrupule : faires-en unmélange. Autrement,prenez Peau de morelle,deux onces; du suc dejoubarbe, une demi-once ; de l’opium, deux grains ; Sc le blanc d'unccuf : agitez le tout ensemble pour une rnixion ophchalmique. Nota.Lorfqne Pobpthalmie est accompagnée d“une abondance de larmes, lestopiques précédens ne font pas assez convenables pour un effet com-plet, à moins qu’ony joigne le vitriol. Quand Pophthalmie est dansIon état, on doit, selon le cclcbtc Rivière, préférer les résolutifs aux
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iépercufffs. Ce savant homme vante fort pour résoudre l’humeur,la fomentation de fleurs de sureau. Au déclin de Pophthalmie, Sen-nert nous conseille prudemment d’avoit foin, par le seul uíáge de lafarcotolle , de bien nettoyer la chassie íc autres laletcz , que les pré-cédentes appliquations pourroient y avoir lassées.
A 1 égard de POphthalmie, sèche, il faut toujours joindre (dit leDocteur Allen J les émoliens avec les anodins, de crainte que l’inflam-mation ne toit augmentée pat lc moyen des résolutifs Sc des défìccatifa.
t Jout ce qui a été dit ci-dessus, regarde seulement l’Ophthalmie ex-térieure : mais il y a une seconde cfpece d’ophthalmie bien plus à crain-dre ; c est Pophthalmie interne, que le Docteur Pitcarne décrit en cettemanière : Voici ces propres paroles. L’ophthalmie intérieure est uneinflammation de la rétine, que personne n’a jusques ici bien décrite;en Voici donc la marque Sc le caractère distinctifs, ce qui est ttcs-utileá (avoir dans la pratique : car si dans une Pophthalmie, on aperçoittous les signes ordinaires , qui lont la rougeur , la chaleur , Sc ladouleur , & que l’on n’y remarque rien autre chose , c’est uneophthàlmie extetieure ; mais si outre ces signes apparens le malade seplaint de voir devant ses yeux voltiger des mouches, ou Pair com-me rempli de poussières ou d’aurres représentations imaginaires , cefera pour-lors une ophthàlmie interne, jointe avec une externe. IIn’y a, selon le même Auteur, aucune maladie qui demande par elle-mcrne de plus fréquentes saignées que celle-ci,
Du Larmoyement desytnX , dit Ëpiphora.
■ La maladie que l’on nomme EpiphorA, est uh écoulement de séro-sité des yeux, au moyen duquel une eau âcrcs’en écoule presquecon-tinuellemenc, laquelle est quelquefois si motdicante, quelle écorchcles joues. Les intentions curatives, lclon le sentiment du DocteurCoward , doivent tendre, r. A détourner ailleurs i’bumeur pcccante»par la saignée, les ventouses, les véísiatoires » les purgatifs, & d’au-tres semblables évacuans : z, Âcorrigct Pâcreté de l’humeur pat desremedes convenables, ce que l’on obtient d’ordinaire aisément par l’u-sage du vin chalibé; après quoi l’on peut lans crainte le servir desaf-tnngens. Remarquez que le larmoyement invétéré qui arrive auxvieillards, est difficile à guéris, & peut même dégénérer, si on n’ufede diligence & de précaution, etì fistule lacrymale. II faut á leuréga:dd’abord user de remedes légèrement astringens, & ensuite désiccatifs;la pierre calaminaire est (pécifiquc en cette occasion.
Remedes & méthode pour guérir la fistule lacrymale, en laquelle peut dé-générer la précédente indijpofitton.
Le Docteur Coward distingue ces trois mots, qu’on confond ordi-naitemement, XAnchylops > XjÈgilops, Sc la Fistule lacrymale. L’JEgilepsest une tumeur > ou plutôt un petit ulcéré de la caroncule qui est si-tuée au grand angle de Persil. On nomme ce mal Anchylops , quandil ne s’est point encore déclaré en ulcéré : mais enfin on l’appellc Pistaitlacrymale , quand il s’est formé au même endroit un ulcéré sinueux ;il sort alors du grand coin de l’ccil, quand on lc presse avec le doigt,une liqueur semblable au jaune d’oeuf, qui porte une mauvaise odeur.La voye de cet écoulement est ouverte par une humeur corrosive >d’où il arrive que les couloirs devenus plus larges distillent fans cessela liqueur qu’ils séparent, L souvent même certe humeur pénétré Poséthmoïde, le ronge, Sc y fait une carie qui a des fuites déplorables :Sc dans ce fâcheux état on ne peut guérir la fistule qu’cn y appliquantlc cautère actuel. Cette fistule même dégénère quelquefois en cancer,Sc pour - lors Riviere nous avertit qu’il n’y faut point toucher. Lacure de ce mal est entierement Chirurgicale, íì ce n’est que l’on peutdonner intérieurement quelques évacuans &d’autres remedes propresà détruire Parcimonie des humeurs. Dans le commencement, lorsquela malalie n’est encore qu'un Ancylops, les rcpercussifs sont d’un très-bon usage pour prévenir la suppuration; dans cette vue Ion sc sertdes rafraichislins, des astringens & des vitrioliques. Mais siPhumeurne peut être ni repoussée par les rafraìchiflayis, ni dissipée par les ré-solutifs, & que la tumeur tende à fuppuration.il faut ouviir l’abkès,& le traiter ensuite pat les détersifs , consolidans Sc cicatrilans , selonles régies de l’Arr. 11 y en a d’autres qui traitent XJEgdops par pureChirurgie, cn perçant Pos anguis , pour donner á la liqueur des lar-mes une issue facile par le nez.
De la SUffusfion ou Catara&e.
Le Docteur Coward nous donne la vraye définition d« la Cataracte,en disant qu’ellc est une obstruction de la prunelle de l’ceil, causéepar un corps étranger opaque qui lui est interposé, & qui dimi-nue ou ôte absolument la vue. Il y a de la difterence, dit le mê-me, entre les cataractes, premieretnent â raison îdc l’épassèur ou dela íubrilicé de la pellicule dont elles sont formées : secondement, àraison dc leut couleur, y en ayant de blanches, de citrincs, de ver-tes , ou de brunes : troisièmement à raison de leur situation qui con-siste à remarquer si cette pellicule tient plus á l’uvéc qu’a la cor-née. Car il est certain qne la cataracte est toujours contenue entrela cornée Sc l’uvée, où elle- semble tantôt nager comme une pentetoile dans l’humeur aqueuse, & tantôt formellement adhérente auxtuniques de Persil, & particulièrement à l’uvée. La cataracte dansson commencement peut sc dissiper par des disenllifs ; mais lors-que l’on s’apnerçoic qu'elle augmente loin de céder aux remedes ,il faut leuicmen’ lui donner le tems d’acquérir fa maturité, je veuxdire ure certaine solidité qui la soumette à l’aiguílle. La maniéré defaire cette opération, selon Mr. Coward, est telle : L’Oculiste intro-duit PaiguiJle qni doit abaillei la pellicule , au travers de la conjonc-tive & dc la cornée, du côté du petit angle dc Pccil, â une cer-taine distante dc l’Iris, (usques dans la chambre antérieure de l’hu-meur acqucuie, & lá il enveloppe la cataracte autour dc l’cxtrê-