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paralytique, est la touchant souvent & doucement avec les feuillesd’onie verte; car cn la piquant de la forte, ils ont réveillé la facultéaíloupie. Vous pourriez auíli avec succès appliquer fur la même par-tie le vieux levain mélé avec la poudre de graine de moutarde, &un peu de vinaigre, que vous laisserez jusques à ce que la partie aitpris de la rougeur feulement, mais pas allez longtems pour que cet-ce application excite des pustules.
11 y a une autre forte de paralysie imparfaite . qu’on appelle Stu-peur ou Engourdissement. Voyez ci-deífus à la lettre E.
Mr. T'uvry, Auteur de f excellent Traité des Médicament, dit furcette maladie, que la paralysie est une obstruction de quelques unsdes nerfs du cerveau ou de la moelle de lepine. Dans cette mala-die, aussi bien que dans f apoplexie, l’on doit toujours tâcher de re-muer & débranler les nerfs, & de dégager les premières voyes, afinque les remcdeslcs plus spiritueux puissent pénétrer. C’cst pourquoion commence avec raison par les émétiques, les lavemens acres,Sc les forts purgatifs. A 1 égard de la saignée, il ne faut jamais, oucrés rarement en user dans la paralysie ; elle pourroit rendre la gué-rison plus difficile : au-lieu que dans T apoplexie qu'on appelle sangui-ne , on tire une grande quantité de sang, parce que l’abondancc dusang peut, en gonflant les vaisseaux, presser les nerfs, & cauíercette perte subite de sentiment & de mouvement, qui arrjve dansl’apoplexie.
Paralysie, seltn divers autres Auteurs fameux.
La Paralysie, dit Etmulíir , proprement prise, est une résolution& un relâchement des ligamens Sc des membranes qui fervent aumouvement; qui ne vient pas, selon lui, de l’obstructíon des nerfs ,mais de la feule résolution des parties nerveuses & membraneuses.Aussi distingue-t-il l’obstructíon des nerfs, lorfqu’elle cause le mêmeeffet, pat un nom diffèrent, & l’appelle Paraplégie. La paralysieproprement dite succédé à diverses maladies, celles que sont le scor-but, le niai hypocondriaque, la colique. Elle est plus fréquentedans les régions où l’on use beaucoup de vin 6 c de liqueurs chau-des. Elle est souvent produite auífi par des causes extérieures,comme sont les fumées métalliques, les chûtes, les coups, f cd’autres semblables. - 11 est d avis dans la cute , d’user seulementde douces purgations, avec le mercure doux , ses efpeces diatur-bith, avec la rhubarbe: après quoi il faut user de sodorifiques, deceux où entrent les vipères, le soccin, les antimoniaux Si mar-tiaux.
VdUs observe que les anciens Praticiens ont pensé que toute pa-ralysie venoic de cause froide; mais véritablement, dic-il, je fuis obli-gé de leconnoirre qu’il y a deux sottes de paralysie > l’unc venantd une constitution froide, & l’autre d’un tempérament plus chaud :c’cst pourquoi il faut employer des remedes de différentes qualités.La saignée dans ses deux fortes de paralysie ne convient pas: ( sor-quoi notre Auteur s’accorde avec Etmukr & ses piécédens. ) Les re-medes tirés de la vipere, ses teintures de fuccin, ( il ajoute les efpecesde corne de cerf ) cníìn les remedes chalybés, conviennent fort. 11veut qu’on applique extérieurement ses fomentations, ses linimens,des ventouses, des vcsicatoires. II est bon de mettre la partie mala-de dans 1e marc de l’orge qui a servi à brasser la bière, ou dansle ventre ou la poitrine d’un animal nouvellement tué;ensin dansles bains naturels qui ont des propriétés contre ce mal, ( VoyezBains;) parmi lesquels, dit-il, il n’y a point de meilleur remedeque nos Bains de Batb.
Observations fur tout ce qui frécede.
i. Le défaut des esprits produit la paralysie, comme il arrivedans ur.c vieillesse infirme. qu après des pertes excessives de sang,& encore plus dangereusement, de la liqueur séminale: car dansces cas, 1e láng ainsi épuisé fournit peu d’eíprits animaux au cerveau& aux autres parties.
z. On peut rendre facilement raison pourquoi 1 e sentiment peutêtre aboli, pendant que 1 e mouvement subsiste. C’cst que 1 e senti-ment est produit dans ses papilles nerveuses de la peau, & lc mou-vement est produit par ses nerfs.
j. Le Docteur Allen a fait cetce réflexion: Que la cure de la pa-ralysie ne s’éloigne pas beaucoup de celle du mal vénérien, ( ce quisemble un paradoxe ) de maniéré que ses remedes mercuriels, lesœéincs décoctions des bois, &c. sont très salutaires à la paralysie.
4. Quand vous appliquerez, dit Waldfchmidius , des onctions con-fottatives & des remedes spiritueux & pénétrai», il ne faut pas sccontenter de les appliquer fur la partie malade seulement, mais sorl'épine du dos.
Paralysie dugozder. C’cst la difficulté d’avaler, qui vient durelâchement des muscles qui fervent á son mouvement. Cette fortede paralysie met 1c malade dans un danger dontil fc tife rarement.II faut pour guérir ce mal, selon le Docteur Allen, appliquer destopiques, tant extérieurs qu’intcricurs. Quand la voix est perdue ,les gargarisines Sc ses looehs produisent de grands effets, principale-ment 1 c soc de sauge, mêle avec la noix muscade Sc le castorcum ,tenu longtems & souvent dans la bouche. Je me sois aussi quelque-fois servi dans ma pratique, dit Mr. Allen, du cataplasme suivant.Prenez de la pulpe de raves cuites, quatre onces; deux poignées derhue bien broyée; de la graine de moutarde, une once; de la pulped’album grtecum & de l'euphorbe, de chacun deuxdragmes ; du fou-psee vif, trois dragmes ; de l’huile de soccin, cinq scrupules; del’onguent nervin, ce qu’il cn faut : mêlez 1e tout pour un cataplas-me , qui sera a, piiquc au cou.
P A R A l Y s t f. de la langue. Lorsque la langue, dit Mr. Allen, estparalytique, se seul soc de sauge suffit pour rétablir faction de cec
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organe; St je me sois servi ( dit-il ) avec succès du gargarisme sui-vant : Prenez une poignée de sauge Sc de romarin ; u’hyíope & ueportillon, de dia. un une demi-poignée ; des semences de ItaphyU-gria Sc de moutarde, demi-once de chacune: faites boni sir touccela dans une quantité suffisante d’eau de fontaine; ajoutez a la to-laturc deux onces de soc de sauge purifié, de l’oxyrnel seiilitrquc, òcde l’eau de la Reine d’Hongrie, de chacun une. once; du lyrop destœchas , trois onces : mclez-lc tout pour un gargarisme, dont le ma-lade tiendra deux cuillerées dans fa bouche pendant quelque tems,& qu’il rejettera ensuite, réitérant la même chose plusieurs fois dan?la journée.
PARALLELE, du Grec parallèles, qui est également distant.Ce mot le d;c des lignes, des figures, Sc des’ corps qui prolongés fonttoujours cn égale distance.
PARALLELEPIPEDE, solide régulier, compris entre sixsurfaces rectangles Sc parallèles, dont les opposées sont égaies, com-me deux ou plusieurs joints bout à bout.
P ARALLELOGRAMME, c’eít une figure dont ses angles& les côtés opposés font égaux, & qui est rectangle quand ses anglessont droits. Un le nomme auffi quarré long.
PARAPET, dc IT ta tien parapetto, garde-poitrinè. C’est le pe-tit mur qui sert d’appui ou de gatde-fœu â un pont, â un quai, àune terrasse > ce que ses Latins appclloient circmtie, lorìca.
PARAPHERNAUX, cn pais de Droit écrit, sent ses biensqui ne sont point compris dans la dot, Sc dontla femme peut disposerà fa volonté. Cette forte de bien n'est point connue dans la Coutu-me de Paris, ou la femme en puifîkncc de mari Sc liée par stipula-tion d’unc communauté, n’a rien en fa disposition.
[ PARAHIMOSIS. Pilez, & broyez bien telle quantitéd’elcargots qu’il vous plaira, dans un mortier de marbre. Sur lafin ajoutez y quantité suffisante de fain-doux; battez, & mêlez bien1e tout ensemble, pour cn faire une efpece d’onguent, que vous ap-pliquerez sot la partie. II faut réitérer lc même remede Ic soir Sc lematin, jusqu’a parfaite guérison.
Autre remede. Rien n’est meilleur pour le Paraphimosis, que dsfrotter la partie souffrante avec l’onguent dont voici la composition:Vous prendrez deux livres de beurre frais de Mai, & une peinte desoc d’hieble ; vous les mettrez dans un chaudron, ou autre vaiílèaude cuivre, sor 1 e feu; Sc auffi-tót que le beurre sera fondu, vous yjetterez un plein plat de vers de terre avec une douzaine & demiede gros limaçons rouges, que vous aurez nettoyés, & bien lavésauparavant, dans du vin blanc. Vous ferez bouillir le tout, jusqu'àce que lc soc soit entierement consommé, ce que vous connoitrczquand l’onguent fera d’un beau verd. Alors il faudra le couler, fansexprimer fortement, Sc lc conserver pour l’ufage. Quand on s’ensert, on cn fait fondre autant qu’il est nécessaire, & on en frotte lapartie, comme nous avons marqué ci-dessus: puis on la couvre d’unlinge chaud, qui doit toujours servir jusqu’à parfaite guérison. ]
PARASYNANCHIE, efpece d’Efquinànqe. Pour intel-ligence de cette maladie, Etmuller nous apprend que l’efquinancieest une inflammation du goziet Sc du cou, & qu elle se divise endeux sottes qu’on nomme fynanebie ou [quinancie , quand ses musclesintérieurs du larynx ou du pharinx sont enflammés; & la secondes'appelle parafynanchie, quand les parties extérieures des susdits orga-nes sont affectées. Dans la premiecc cípece ( dit 1 e même Etmukr )les poumons se trouvent aussi intéresses, ce qui cause au malade unegrande difficulté de respirer, semblable à celle qui airive dans la pé-npneumonie; de manière que ses malades respirent la bouche ou-verte Sc béante, comme les chiens. La seconde efpece n’est pas sidifficile à guérir que la première, donc les causes sont dans l’assec-tion des parties internes. Dans la cure de ces deux indispositions& efpeces d’e(quinancie, Etmukr employé les remedes qui convien-nent à la pleurésie ou inflammation de la plèvre; cn particulier il em-ployé les fientes des animaux, comme celles des chevaux & deschiens, qui enleveroientla maladie si elles étoient d’abordappliquéesdans son commencement. Le cataplasme de nid d’hirondcllc est,selon lui, un excellent topique. La saignée doit être réitérés fllu-sieurs fois, selon les circonstances. Mais dansl’eíquínancíc maligne,il vaut mieux se servir de sodorifiques, que de trop fréquentes sai-gnées. Les purgatifs n’onc pas de lieu, dans l’qpinion de noue Au-teur : on se sert feulement de lavemens. Entre les gargarisines, lapropre urine du malade est fort recommandée, auffi-bien que le socde grande joubarbe ( barbu jovis ) avec l’esprit de vin. Lc meilleurde rous les gargarisines sc fait avec la décoction de navets, & unpeu de sel armoniac, pour avancer la rupture de labfccs. Le gar-garisme fait avec l’hydtomel & la graine de moutarde bouillis ensem-ble , est auffi très convenable. Ce sont les fentimens d'Etmtillsr.
Voici une opinion un peu différente de Mr. le Docteur Boerhave,rapportée dans les termes & sous lagarenrie de? Mr. Allen. Dans cesdeux fortes d’esquinancie, il faut tout mettre en œuvre pour eiiprocurer la résolution, 1. par d’amples saignées, réitérées selon lebesoin ; 1. par des potions purgatives ( contre le sentiment d 'Ettnul-ler ) Sc par des dystcrcs; z. pat un régime très rigoureux, tant sorle boire que sor le manger; '4. par des médicament chargés de nitreSc d’acidcs; y. en usant de fumigations convenables, de fomentations,d’épithemes, cataplasmes, Sc autres topiques. Que si tous ccs reme-des étoient inutiles, il en faut venir á la bronchotomie. Voilà le pré-cis de la méthode de ce célèbre Médecin, également court Sc senten-cieux dans’scs préceptes.
Voyez auffi le mot Esquinancie en général.
PARC. C’est: un grand clos ceint de murailles, dépendant dunemaison royale ou d’un Château, Sc où l’on tient des bêtes fauves. Ceipot se rend en Latin par feptum, du verbe fepire.
P a r c de marine, est un grand dos qui renferme des magazinsSc eú i’un construit des bátirnens de mer.
Parc.