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n-6 PIE.

mens : & (épatées par des 'sentiers, pour faire Uft Parterre de fleursou de gazon.

Piece dèau, c’cst dans un jardin, un grand bassin dc figure con-forme à sa situation ; comme la Piece d’eau appdlée des Suisses devantl’Orangerie, & celle de l’Ile royale dans lc périr Parc , a Versail-les , &c.

PIED. Four l enflure des Pieds.

Faires une forte décoction d’hieble dans du vin blanc. Etuver bienles pieds avec certe décoction, óí ensuite appliquez y lc mate mêléavec du miel.

Pour guérir me entorse nu Pied.

Prenez sur le champ de la fiente de vache , la plus fraîche est lameilleure. Faices-Ja fricaíkr avec du beurre bien frais -, appliquez cer-te matière fur le pied, cn forme de cataplasme. Vingt-quatrc heu-res après vous Fêterez , & vous mettrez a la place . deux ou troispoignées de l’herbe qu'on nomme acanaisc, ou tanacer , que vousferez amortir auparavant fur une pêle bien chaude. II faut appliquercette herbe le plus chaudement qu'il est possible, Sc réitérer de remscn rems, julqu'a parfaite guérison.

Pied de Pigeon. Voyez. Bec de Cicogne.]

Pied en Architecture & Géométrie, mesure imitée de la longueurdu pied humain & differente selon les lieux, de laquelle on sc sertpour mesurer les superficies & les solides. On appelle aussi piedl'in-strument en forme dc petite régie, qui a la longueur de cette me-sure & fur lequel sonc gravées toutes ses parties. Les pieds doiventerre considérés ou comme antiques , ou comme modernes. Ceux quifont rapportés ci-aprcs ont été tirés de plusieurs mémoires & mesuresoriginales, & de Snellius , Riccioli, Scamozzi > de Mrs. Petit. Picart &autres Géomètres & Architectes, & on a réduit les uns & les autres aupied de Roi qui est la mesure établie à Paris & en quelques autres Villesde France, dontles six sonda roife, A: qui est divise en iz pouces, lepouce en 11 lignes, & la ligne en 10 parties : ainsi ce pied entier a 1 44 °parties. On fe sert dc palmes & de brades au-lieu de pieds en quelqueVilles d’Jralie. Toutes ces mesures font utiles pour l’intelligence des Li-vres , des Desseins & des Ouvrages d’Architecture des d.vers lieux.

Pieds antiques far rassort au sied de Roi.

Pied Arabique , 1r pouces 4 lignes.

Pied Grec, n pouces s lignes Sc demie.

Pied Hebreu, 1$ pouces 3 lignes.

Pied Romain, selon Riccioli & Vdalfand , 11 pouces I ligne 8parties i selon Lucas Foetus , au rapport de Mr. Perrault 1 o pouces 1 olignes, Sc 6 parties; selon Mr. Ptcart, 10 pouces 10 lignes, 6 parties,qui est la longueur de celui qui íe voit au Capitule, & apparemmentla meilleure mesure : cependant selon Mr. Petit , qui prend le milieude toutes les disterentes mesures que nous avons, il est de 11 pouces.

Pieds modernes far rassort an sied de Roi.

Pied d’Amsterdam, 10 pouces, y lignes, 3 patries.

Pied d’Anvers, 10 pouces, 6 lignes.

Pied de Bavière, 10 pouces , 8 lignes.

Pied du Caire, zo pouces, 6 lignes.

Pied ou Pic de Constantinofle, 14 pouces , y lignes.

Pied de Leiffie, 11 pouces, 7 lignes, 7 parties.

Pied de Leide, n pouces, 7 lignes.

Pied de Liège, 10 pouces, 7 lignes, 6 parties.

Pied de Lyon, 11 pouces 7 lignes, z parties.

Pied de Lisbonne, 11 pouces, 6 lignes, 7 parties.

Pied de Londres, & de toute l ’Angleterre , x I pouces » 3 lignes.

Pied de Mayence, r l pouces, 1 ligne & demie.

Pied de Milan. Voyez Brasse,

Pied de Nafles. Voyez Palme.

Pied d* Prague, r 1 pouces, 1 ligne, 8 parties:

Pied dit Rhin, 11 pouces, y lignes, 3 parties.

Pied de Stokholm , 1 z pouces, 1 ligne.

Pied de Tolède, ou Castillan, n pouces, z lignes, z parties.

Pied de Turin, ou de Piémont, 1 6 pouces, selon Scamozzd,

Pied de Venise, iz pouces » 10 lignes.

Pied, selon ses dimensions.

Pied courant, celui qui est mesuré suivant sa longueur.

Piedstuferficiel ou quarté, celui qui ayant iz pouces par chacun deses côtés, en contient 144 superficiels.

Pied cube, celui qui contient 171.8 pouces cubes ou solides.

Pied d e M u R » c’est la partie infericure d’un mur, comprise depuisl’cmpatement du fondement, jusques au dessus ou á hauteur de retraite.

Pied de Fontaine, espece de gros balustre ou piédestal,rond ou à pans, quelquefois avec des consoles ou des figures, pourporter une coupe ou un bassin de fontaine, ou un chandelier d'eau ,comme les 31 pieds qui soutiennent autant de bassins de marbreblanc dans la Colonnade de Versailles.

Pied deBidhe, barre de fer dont un bout est attaché pat uncrampon dans lc mur, & l'autre en forme de croc s’avance ou te re-cule dans les dents d’une cremillerc, fur un guichet de porte enchè-re, pour empêcher qu’ij ne soit forcé. En Latin veBis.

Pied de Chevre, c’est nne troisième piece de bois qu’on ajou-te à une chevre, pour lui servir de jambe, lorsqu’onnepeutl’appuycrcomte un mur, pour enlever quelque fardeau à plomb de peu de hau-teur , comme une poutre sut des tieteaux , pour la débiter , Scc.

PIEDESTAL, c’cst un corps quarté , avec base & corniche,qui porte la colomne Sc lui sert de soubassement. II est diffèrent se-lòn les cinq Ordres, & il fe nomme aussi Stereobate ou Stylobate, du

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Grec flyloíatiS , hase de colomne. Voici la distinction de ces cinq sot-tes de piédestaux. Le piédestal Toscan est de la plus baffe propor-tion, Sc le plus simple, n’ayant qu’un plinthe pour baie , & uni ta-lon couronné pour corniche. Le piédestal Dorique est un peu plushaut que le Toscan, & a un larmier ou mouchetre dans fa corniche.Lc piédestal Ionique est dc plus haute proportion que le Dorique, 6cà ses moulures presque semblables. Le Corinthien est le plus svelte ;Sc le plus riche de moulures dans fa base & dans fa corniche , au-dessous de laquelle est une frise. Le piédestal Comfofite est semblableen proportion au Corinthien, mais les profils de lk base 6c de ikcorniche sont ditferens.

Les piédestaux sont encore de diverse sorte. Le piédestal double,lc continu, celui qui est cn adoucissement, en balustre , en talut ; lepiédestal flanqué, triangulaire, comfojé, irrégulitr, orné, farsaillies sj>retraites.

PIEDESTAL double, celui qui porcc deux colomnes, & a plusde largeur que de hauteur, comme ceux du Portail des PP. Feuil-lans, rue St. Flonoré, à Paris, Sc comme il s'en voit à la plûpartdes retables d’Autel.

Piédestal continu, celui qui fans ressaut porte un rang de co-lomnes ; comme le piédestal qur porte les colomnes Ioniques canc-lccs du Palais des Tuileries du côté du Jardin.

Piédestal en adoucissement , est celui dont le dé oh tronc esten gorge, comme il s'en voir qui portent des statues de bronze kl’entour du Parterre à la Dauphine a Versailles.

Piédestal en balustre; celui donc lc profil est contourné enmaniéré de balustres.

Piédestal en talut, celui donc les faces font inclinées.

Piédestal celui dont les encoignures sont flanquées

ou cantonnées dc quelque corps, comme de pilastres attiques , ouen console.

Piédestal triangulaire, celui qui étant en triangles , quelque-fois cintres par leur pian, a ses encognures en pan coupé échan-crées ou cantonnées. 11 sert ordinairement pour porter une colomneavec des figures fur les encoignures, comme lc piédestal de la Co-lomne funéraire de Franfois 11 . dans la Chapelle d’Orléans auxCelc-stins de Paris.

Piédestal cemfosé, celui qui est dune forme extraordinaire,comme ronde, quarrée, longue, arrondie, ou avec plusieurs retours »ainsi qu’il s’en fait pour les groupes de figures, statues, valés, Scc.

Piédestal irrégulier , celui dont les angles ne sont pas droits,ni les laces égales ou parallèles, mais quelquefois cintréos par lafu-jerrion de quelque plan, comme d’une Tour ronde ou creuse.

Piédestal orné, celui qui non seulement a ses moulures tail-lées d’ornemens, mais dont les tables fouillées ou en saillie sont en-richies de bas-reliefs, chiffres, armes, Scc. de la même matière , oupostiches, comme sont la plupart des statués équestres, & des autressuperbes monumens.

Piédestaux far saillies & retraites, ceux qui sous un rang dccolomnes forment un avant-corps au droit de chacune, & un arrie-re-corps dans chaque intervalle ; comme les piédestaux des Amphi-théâtres antiques, ceux de l’Arc de Titus à Rome, & comme les Co-rinthiens Sc Composites de La Cour du Louvre. La plupart des Com-mentateurs de Vieruve » après diverses opinions fur l'inccrprecationde ces mots fcamilli imfares ( escabeaux impairs ), sont enfin d'avisqu’ils signifient cette disposition des piédestaux.

[PIED-DE-VEAU D’ÉGYPTE. Voyez cet Article dans leDictionnaire (Economique, & y ajoutez ce qui fuit.

Les racines des deux cfpeccs de pied-de-veau s’employent indiffé-remment. On les fait sécher, pour leur ôter la trop grande âcretéquelles ont, lorsqu’elles sont tout fraîchement tirées dc terre. Ellesfont propres dans la jaunisse, les pâles couleurs, & autres maladiesqui proviennent de l'obslruction des viscères. On les donne cn pou-dre avec un peu de sucre & dc canelle, depuis demi gros , juíqu’àun gros. Cette poudre entre dans les optâtes méacmériques, & apé-ritives. Elle est propre à raréfier la pituite & la lymphe glaireuse quienduit les vésicules du poumon , corrompe le levain des premièresvoyes, & farcit les viscères. C'est pour cela qu’on l’employc nonfeulement dans les maladies hystériques & hépatiques , mais aussidans l'asthirrc Sc dans la toux invétérée . dans 1 e scorbut , dans lesfièvres intermittentes » & dans la cachexie. Pour purger les person-nes atteintes de cette derniere maladie, on fait une opiate avecde-mi-onec de cette poudre, mêlée avec trois gros de menthe , & unpeu d’absynthe en poudre malaxées & incorporées ensemble , avecdu miel, & quantité égale de suc de coings.

Cette plante est détersive, Lc vulnéraire. On nettoyé les ulcérésdes hommes & des chcveaux , en y appliquant les feuilles , qu’ilfaut piler auparavant. L’eau distillée a la méme vertu -, on s’en soiraussi pour nettoyer le visage.

P I.É D O U C H E, e’est une petite base longue ou quarrée enadoucislèmcnt, avec moulures, qui sort à porter un buste ou une fi-gure. Ce mot vient de l’Icalson feduccio , le pied d'un animal.

PIÉDROIT, c’est la partie du trumeau ou jambage dune por-te ou d’une croisée, qui comprend lc bandeau ou chambranle, letableau, la feuillure, l’embralure, Sc l’écoínçon. On donne aussi cenom k chaque pierre dont lc piédroit est composé, Sc tous les jam-bages , doísorets Sc piédroits font appellées par Vitruve farastata Scorthostata.

[PIEGE, sorte de machine que l’on rend dans les bois, ou ail-leurs , pour prendre des bêtes.

Piège four f rendre les Cerfs , les Sangliefs , Us Loufs, Us Renards, lesLafins, & autres animaux grands ou fétus,

II faut d’abord connoitre l'endroic par où les animaux passent. En-suite choisir un arbre A, dont la tige ne soit pas plus grosso qu'unebonne perche, Sc haute de dix a douze pieds j fi l’on vouloir tendre

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