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fymmcterie avec une porte parallèle, ou opposée.
PLACE, espace de figur e régulière, ou «régulière, destinée pourbâtir, qu'ùn appelloit anciennement parterre. En Latin art a.
Place publique , grande Place découverte, entourée de bátimensde fymmérerie,pour la magnificence,comme la Place oùétoit l'Hôtelde Vendôme a Paris, Sc celle de St. Charles à Turin; ou pourl'utilité, comme une Halle ou un Marché, ainsi que la Place Navon-ne à Rome, Sc le Marche de Versailles. En Latin on nomme cesPlaces publiques forum , selon Vitruve.
P L A F O N D : c'est le dessous d’tn plancher, droit ou cintré, lam-brissé de lattes & de plâtre. Quand il est de menuiserie, il s’appclleJofite. En Latin il est appelle coelum par Vitruve.
Plafond de pierre, c’est le dessous d’un plancher, fait de dalesdepierre dure, ou de pierres de leur hauteur d’appareil. Ces plafondsfont ou simples, comme celui du Porche de l’Égîifede l’Aísomptionruë St. Honoré à Paris, ouavcccompartimensSc sculpture, commeau Portail du Louvre.
Plafond depeinmre, est celui qui est enrichi de peinture par com-partirnens, omemens, ou sujets d’Hisioire, sur le plâtre, la toile oule bois. II s’en fait aussi d’Archicecture en perspective, qui font uneffet merveilleux, comme est 1c plafond cintré de la Salle Clémen-tine du Vatican a Rome.
P l a f o n d dr comtche : c’est 1c dessous du larmier d'une corniche,quon appelle encore jofite , & qui est ou simple, ou enrichi de sculp-ture. C’est ce que Vitruve entend par le mot planitia.
PLAFONNER: c’est revêtir le dessous d’un plancher, ou d'uncintre, de charpente, avec des aisoudu mairian.
P L AIN PIE D, fe dit dans une maison, d’une suite de plusieurspieces fur une ligne de niveau parfait, ou de niveau de pente, fans.pas ni ressauts, íòiraurez-dc-chauflée, ou aux autres étages de dessus.
PLAINTE, Terme de Jurisprudence. La plainte en matière cri-minelle se fait devant lc Juge ou devant un Commissaire. C’est !'in-troduction du procès, comme est l’Exploit en matière civile. C'est furla plainte que l’on demande 8c que l’on obtient Iapermiffion d’infor-mer. Plainte à la communauté des Avocats 8c Procureurs du Parle-ment de Paris , se donne pour raison des mauvais s procédures.
PLAN, que Vitruve nomme Iconographie : c’est la représentationde la position des corps solides qui composent les parties d’un bâti-ment, pour en connoîtrc la distiibution. On appel !e Plan géométral,ee'ui dont les solides 8c les espaces font de lcttftfaturcilcproportion ;Han relevé , celui où l’élévation est élevée fur le géométral, en for-te que la distribution en est cachée; 8c Vlan Ferspeéíif, celui qui estpar dégradations , selon les régies de la Perspective. Pour rendre lesplans intelligibles, on en marque les massifs d'un lavis noir > les sail-lies qui posent à terre se tracent par des lignes pleines; & celles quifont supposées au dcsliis, par des lignes ponctuées. On distingue lesaugmentations ou réparations à faire, d’une couleur différente de cequt est construit > 8c les teintes ou lavis de chaque plan se font plusclairs, à mesure que les étages s’clevent.
Flan régulier , est celui qui est compris par des figures parfaites,dont les angles ©c les côtés opposés font égaux. Et plan irregulier ,celui qui est au contraire de biais ou de travers, en tout ou en par-tie , par quelque sujétion.
Plan figuré , est celui qui est hors des figures ordinaires, 8c estcomposé dc plusieurs retours Sc cnfonccmens, quartés ou circulaires,angles saillans, pans coupes, 8t autres figures capricieuses qui peu-vent tomber dans l’imagination des Architectes, 8c qu’ils mettent enoeuvre pour se distinguer par des productions extraordinaires; com-me cela fe volt à tous les ouvrages du Cavalier Boromini , qui s’est faitune maniéré d’Architecture différente de tout ce qui l’a précédé.
Plan de ^ardtn, celui qui est ordinairement relevé fur son géo-métral, 8c donc les arbres, les treillages & la broderie font colorésde verd, les eaux de bleu , Sc la terre de gris ou de rougeâtre.
Plan e» grand , celui qui est tracé aussi grand que l'ouvrage,ou fur les terrein avec des lignes ou cordeaux attachés â des pi-quets , pour en marquer les encognures , 8c les retours, 8c les cen-tres , 8c pour faire l’ouvcrturc des fondations ; ou fur un aire,pour servir d’épure aux appareillent s , 8c planter avec exactitude lebâtiment.
[PLANCHE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Econo-mique, 8c y ajourez ce qui fuir.
Autre secret pour embellir un Flancher , & l* rendre plus dur.
Prenez sept ou huit livres de colle de Flandres, ou de parchemin,
& Payant fait bouillir dans deux seaux d’eau, pendant quarte heures,vous tirerez une patrie du bois de défions le Chaudron, afin quePeau se tienne chaude fans bouillir. Trois heures âpres, vous ajou-terez une livre d’alun, 8c deux livres de gomme arabique, puis vousôterez lc Chaudcron de dessus le feu. Alors vous y jetterez douzelivres d’oere rouge, que vous aurez foin de bien délayer, 8c vousverserez le roue dans un muid > que vous aurez auparavant remplid’eau, à deux ou trois seaux près. Vous remuerez bien le tour dans]e muid avec un balai > 8c vous vous servirez de cette eau encoretoute chaude pour gâcher 1e plâtre. Quand elle fera refroidie dansle muid, il faudra l’échaufler, en y vcrlanr d’autre eau bouillante;car plus Peau est chaude > 8c plus lc plâtre durcit. Deux ou troisjours après, vous prenderez de l’huile de noix, Sc vous cn frotterezvotre Plancher. J
Planche. Voyez Aïs.
Planche de jardin: c’est un espace de terre plus long que lar-ge, cn maniéré de plate-bandc isolée. On appelle Flanche cótiere,cille qui est au pied d’une muraille ou d’une palissade. Ces ser-tis de planches dans les beaux Jardins potagers sent souvent bor.
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<lées de fines herbes. En Latin ces planches sont appellces fulvinusohtorius.
PLANCHEIER: c’est couvrir un plancher dais, joints à rai-nure 8c languette, 8c cloués fur des lambourdes. C'est aussi faire unplafond d’ais minces de sapin, cloués contre des solives.
PLANCHER. Ce mot fe dit autant d’une certaine épaisseurfaite de solive , qui sépare les étages, 8c que Vitruve nomme tabu-latum Sc contignatio, que de Paire qu’elle porte, 8c fur laquelle onmarche. II se prend aussi pour le dessous , à bois appareils, ouJcmbrjssé.
Plancher hourdé est celui dont les entrevoux étant couvertspar des ais ou des lattes, est ensuite maçonné grossièrement pourrecevoir la charge 8c le carreau ou les lambourdes du parquet. EnLatin il fe nomme tabulatum ruderatum.
Plancher ruiné & tamponné, celui dont les entrevoux sont rem-plis de plâtre & planas, retenus par des tampons ou sentons de bois >avec rainures hachées aux côtés des solive*. Ce plancher est ordinaire-ment enduit d'après les solives par defibus, 8c quelquefois par deíîusfans aire ni charge.
Plancher enfoncé, celui dont le dessous est à bois apparent,avec des entrevoux couverts d’ais ou enduits de plâtre fous unlacis.
Plancher affaissé ou armé, celui qui n’étant plus de niveau,panche d’un côté ou d’un autre, ou est courbé vers lc milieu , àcause que fa charge est trop pefente , ou que ses bois sont tropfossiles. Tabulatum delutnbatutn.
Plancher de pluteforme : c’est fut un espace peuplé de pilo-tis, une aire faite dc placeformcs ou madriers, posés par chcvau-chute lur des patins 8c racineaux, pour recevoir Jes premières as-sises de pierres de la culée ou de la pile d’un pont, d’un môle, d’unedigne. Stratum, selon Vitruve.
[Plancher. Mastic pour le plancher. Voyez Mastic. Plâ-tre.
Plancher, Peur le colorer. Voyez Colorer]
[PLANER. Terme de Fauconnerie. II fe dit des oiseaux qnîvont de plain, c’est-a-dire qui sc soutiennent dans Pair , 8c quîle rasent.
PLANIMETRIE. Voyez Arpen tage.
PLANT d!arbres, espace planté d’arbres , avec fymmétrie ,comme sont les avenues , quinconces , bosquets, Sc c. Ce mot sc dicaussi d’une Pepiniere d’arbristèaux plantés lur plusieurs lignes paral-lèles.
[PLANTAIN. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economi-que , 8c y ajoutez ce qui fuit.
Propriétés Les feuilles du plantin sont bonnes contre tous les ul-cérés , 8c cicatrisent ceux qui sont vieux. Elles servent aux tachesrouges, aux inflammations, aux hemorrhoïdes, aux dattes; on lesapplique avec succès fur les goûtes qui commencent; elles répri-ment 1c flux de sang, Sc rafraîchissent en général toutes les partiescflammées. L’eau diltílce a le même effet, elle est très-bonne auxfluxions des yeux ; li on en boit avec un peu de sucre 8c de vin,elle íoulige les ulcérés dc la vessie. L’on en met aussi dans lestifannesvulnéraires ; demi-once de son jus mêlé dans un verre d’hydromelrtnd les accès de la fièvre tierce moins violens ; ses feuilles broyées8c mises fur la goûte chaude, cn appaifent la douleur; 8c fur lesdislocation*, elles empêchent qu’elles n’enflent.
Les feuilles ont une vertu admirable pour refroidir, nettoyer,de flécher, comme Pont témoigné Diofcoride S: Catien ; 8c pour cetteraison on les employé avec succès fur les ulcérés malins 8c sor les tu-meurs de la lèpre, 8c el es sont bonnes aux ulcères humides, 8c àceux qui pour la grande abondance d’humcuis qui s’y amasse, sontdifficiles à nettoyer. Je dirai que j’ai souvent expérimente une vertusingulière du plantain contre la contagion dc peste , en quelquesorte qu'on le prenne. J c puis bien affirmer aussi, pour Pavoir ex-périmenté, que s'il s’engendre des vers dans une playe ou ulcéré,il ne saur qu’y mettre de la poudre de plantain sec, car cela les seramourir. ]
[PLANTE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economi-que , 8c y ajoutez ce qui fuit.
On employé cn Médecine presque toutes les efpeces de plantes.Nous allons donner la liste des principales, par ordre alphabétique ;nous les distinguerons par classes, 8c nous rengerons dans la rncmcclaffe celles qui ont à peu près les mêmes propriétés > 8c qui soncemployées pour les mêmes usages.
Fiantes aléxiteres & cordiales.
Ail, Alliutn. Trois Efpeces.
Agripaume. Cardiaca.
Alléluia. OxytriphyUon.
Anthora.
Carline. Carlina .
Citronnier. Malus Medica. z Efpeces.
Donne-venin. A sel épias.
Doronic. Doronicum. z Efpeces.
Fraxindie. Fraxinella.
Gafcga. Rhuta capraria.
Crame d’écarlate. Kermès.
Oeillet. Tunica. z Efpeces.
Raisin dc Renard. Herbu panis.
Satyrion. Orchis. z Efpeces.
Thlafpi, Talaípic , ou Tarafpic. z Eíjseces.
Fiantes déxiteres étrangères.
Ana-
Amortie.' Amomum.