P O I.
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Pompée trouva dans le cabinet du grand Roi Mithridatc ,en un livre récrit de fa main, la composition de l’antidoce , de deux noix scchcs,de deux figues, & de vingt feuilles de rhuë pilées ensemble avec ungrain de sel. Celui qui prendra cela a jeun, n’a que faire de craindreaucun poison cc jour-là. Ce même antidote pris á jeun scre merveil-leusement contre la contagion de la peste ; de quoi peuvent rendre té-moignage plusieurs, donc les uns me íonr connus, les autres incon-nus , préservés par cet antidote que j’ai donné pendant les grandes &déplorables pestes Mizattld.
Autre. Plusieurs Médecins de grande autorité & fort anciens, certi-fient qu’il y a une pierre de tres-grande efficace contre les poisons.Jules Scaliger &AmatusLusicain íe glorifient d'en avoir vu une telle,
St enseignent qu'elle est efficace loríqu’on la donne aux pess forés avecun peu de vin ;car elle fait suer en iì grande abondance, qu'on diroitque le corps lé fond & fe liquéfié entièrement ; & par te moyen levenin de la peste est chalsé dehors. Les Médecins Arabes appellentcette pierre, bezoard, Sc les remèdes qui en font composés, bezo anti-ques. Mizauld.
Antidote du Roi Nicomede contre les venins.
Prenez du bois de genievre, deux dragmes ; de terre lemnienne, deuxdragmcs,& autancd’oboles. Ayant mis ces choses en poudre, vous lesmêlerez avec de l’huile ou du miel. & les garderez ainsi; & quand ilicra besoin, vous en donnerez la grosseur d’une aveline dans deux ver-res d’eau de miel. Ranjonmus. ]
[POISSON. Voyez, cet Article dans le Dictionnaire (Economique,te y ajoutez ce qui fuit.
Composition pour servir ttappas aux Poissons.
Vous a {semblerez une infinité de poissons en un lieu où vous lespourrez commodément prendre , si vous y jettez la composition sui-vante : Prenez sang de bœuf, sang de chèvre noire, fiente de bœuf,dechevte, de brebis qui sc trouve aux perires entrailles, du ihim, de l’o-rigan,du pouliot, de la fariette, de la marjolaine, de l'ail, de la liedevin odoriférant,de chacun une partie; puis de la graisse ou moelledes mêmes animaux , ce que bon vous semblera. Vous pilerez tousces ingrédiens séparément ou ensemble , & vous en ferez de petitesboules que vous jetterez dans Fcndroic de la rivière ou de l'étang, uneheure auparavant; & vous verrez merveilles. Démocrite.
Autre. Pilez des orties avec de l’herbe de quintefcuille , ajoûtez-ydu suc de joubarbe avec du blé cuit en eau de marjolaine & de thím.Mettez cette composition dans une nasse á prendre du poisson, & çnpeu de tems elle fera pleine.
Autre. Prenez du sang & dc la chair de veau dans un pot de terre,coupez-la à petits morceaux, & laissez le tout ensemble pendant dix
Ì ours , à la fin desqucls vous poutrez user de cer appas qui est fort>on.
Autre. Prenez coque de levant avec du cumin,du fromage vieux,de la farine de froment & de bonne lie de vin. Broyez coût ensemble& formez-en dc petites pilluses de la grosseur d’un pois,jertez-les enla tiviere où il y a abondance de postions,lorsque l’eau est tranquille.Tous les poissons qui goûteront de cette composition s’enyvreronr Stviendront se rendre au bord de Peau > enserre que vous les pourrezprendre à la main; peu de tems après, l’yvreíse passera,& ils devien-dront aussi gaillards qu'ils éroient avant quç d'avoir mangé de cetappas.
Quand vous voudrez prendre toutes sortes de poissons, vous n’aurezqu'à prendre du sang d’une cbevre noire, de la lie dc vin odoriférant,de la pâte de farine d'orge. Mêlez le tout ensemble, & y ajourez dupoumon de cbevre, coupez bien menu. Démocrite.
Hermes enseigne que pour attirer les postions, il faut piler des or-ties avec l'herbe dc quintefcuille, ajoûter du suc de joubarbe , autre-ment aizoum , Sc sen frotter ses mains , puis jettet le marc en l’eauou il y aura force poissons. Vos mains étant mises en l’eau,attirerontles poissons en abondance. La même chose arrivera . si l'on intr detelles mixtions en une naíse à pêcher , ou dans des filets ou petitsrots.
Autre. Prenez du marc & expression dc mirabolans , de la fientehumaine,& de la mie de pain; mêlez le tour ensemble, Sc mertez-ledans la natse.
Pour prendre le poisson en tenyvram. Prenez un quart douce de enc-ercla: ou graine oriantale , la sixième patrie d’une once de cumin ,& au-tant de bonne eau de vie,la plus forte est la meilleure,une once defromage, & trois onces de satine ; battez, mêlez bien le tout ensemble,
, formez en des boulettes,& jeteez-hs aux poissons.
Pour prendre le poisson. Prenez des vers de terre, ceux des prés bas,& aunes lieux frais, sent les meilleurs; après les avoir nettoyés , la-vés , essuyés & hachés menu , vous ses pétrirez avec des levures devieux fromage » de la terre graise, & une infusion de senc. Un gros deíené suffit pour une poignée de vers. Tout étant réduit en pâte, vousen ferez des boulettes de la grosseur dune petite noix,& vous les jet-terez Ic soir dans 1 endroit ou vous voudrez aller pêcher le lendemainmarin.
Pour empêcher qu un Pêcheur ne prenne du poisson. 11 n’y a qu'à jetterdu sel autour de fa ligne.
Autre pour attirer le poisson. Mettez des vers-luifans dans un vase deverre , distillez-les a un fou sent > jufqu’á ce que l’eau en soit entière-ment évaporée ; mettez cette poudre dans une petite phiole de verre.ajoutez-y quatre onces de mercure ou vif argent ; bouchez si bien laphiole que l’eau n’y puisse entrer , Sc mertez-la dans l’eau auprès devos filets; elle attirera les poissons, dont vous prendrez un fort grand«ombre.
Tome II.
Moyen de faire assembler tout le Poisson d 1 un étang dans un endroit,peur le pêcher.
Réduisez en poudre la géniture de plusieurs poissons femelles, fai-kes-Ia séher à l’ombre ou a un feu lent. Jettez dans l’eau huit ou dixpincées de cette poudre ; les poissons y viendront auffi-tôc en grandnombre , & vous pourrez ses prendre avec l'épervier ou autte filet > SCmême avec la ligne. Si c’cst en eau courante , vous formerez de pe-tites pastilles avec cette géniture,St vous en borderez votre filet, ouvous en garnirez votre ligne. Remarquez, qu’il faut prendre cette gé-nitutc dc poiilon au mois de Mai , Sc dans 1 e tems que le pcillonfraye. Le même secret réuffiroit pour prendre les autres animaux,même ceux á quatre pieds, si l’on le servait dc la géniture, ou de lamatrice des femelles dans le tems qu’clles sont en chaleur. Voyez Car-pe : vous trouverez a cet article la composition de deux sottes d'ap-pas > qui font tres-bons.
Pour conserver longtems le Poisson sans qu'il fi gâte.
I! n’y a qu’à Ic faire sécher au soleil ou á la cheminée; il lé garderatant qu'on voudra.
Nota. Le poisson mariné, est du poisson dc mer frais qu’on a rôtifur le gril,puis fric dans l’huile d'olive, St mis dans des barils, avecune sauce composée de nouvelle huile d’olive,& d’un peu dc vinaigreassaisonné de lel , de poivre , dc doux dc gérofle , & dc feuilles delaurier, ou de fines herbes. Les meilleurs poissons marinés & dont ilse fait quelque négoce sont se thon ,1e fiuinon & l’érurgeon.]
Voi i une Chronologie des Ordonnances fur le présent Article,quant aux Réglemens faits sous 1 e régne dc Louis XTV.
En 1689. Arrêt du Conseil d’État, pottaat régkment concernant lesvendeurs de poiilon frais , sec & laie : fait au Conseil le iy Septem-bre.
En 1696. Édit duRoi,portant création en titre d Offices héréditairesnon domaniaux.de 60 JurcsVend^urs de po.iìon de mer fiais, sec Scsalé,en la Ville de Paris, avec attribution des dro ts de vente ou dc 14deniers pour livre appartenans â Sa Majesté,& qui sc levo.ent a sonprofit fur ledit poiilon qui sc vcndo.t cn ladite Ville, Ieq> el a cet ef-fet étoit distrait de U Ferme générale des Aides ; désunion de laditeFerme du droit domanial fur ledit poiilon appcllé la petite Coútumaou la Botte au poisson > & union d’icclui, y compris la Halle cou-verte Sc le Parquet de la marée , vente Sc revente dudít portion , sus-dits anciens Offices de Vendeurs de poiilon de ruer frais , (cc & sa-lé , moyennant 75-0000 livres de finance ; & confirmation dc leursfonctions ordinaires , & dans la perception d c leurs anciens droits :donné à Versailles au mois de Mai, registre au Parlement le 8 Juinsuivant.
En 1701.Édit duRoi, portant création en ftre d’Offices héréditai-res, de }o Offices deCoi trôleurs des adjudications & ventes des mar-chandises de tontes sottes de poissons dc mer frais,sec & salé, & d’eaudouce,pour faire leur s fonctions íòus les Jurés Vendeurs ste marée, oules préposés à la vente du poiilon d'eau douce dans la Ville & Faux-bourgs de Paris, &: par toutoù leídits Officiers des Jurés Vendcuts, Scautres qui cn faifoient les fonctions , avoienr droit de faire lefditesventes, attribution de 6 deniers pour livre du prix entier de la ventedefditcs marchandises: ordonne que le droit d’un denier Parisis pour li-vre , ci devant attribué à l’ancien Office de Contrôleur de marée, fer oielevé & perçu, ainsi qu’il avoir cté jusques alors,au profit des Proprié-taires desdits Offices : donné à Marly au mois dc Juillet, registre auParlement le 10 dudit mois.
En 1704. Édit du Roi , portant création de 100 Offices dc Con-seillers - Commiflaires - Inspecteurs dans toutes les Halles & Marché*de la Ville & Fauxbourgs de Paris , pour avoir inípcction dans tou-tes ces Halles & Marchés de ladite Ville & Faubourgs de Paris , fur1c poiilon dc mer frais , sec & salé , & d'eau douce ; donné au moisd'Août.
En 171 f. Arrêt du Conseil d’Étac > qui a interdit & prohibé l’entréedans 1 c Royaume, à commencer du jour dc la publication du présentArrêt. des sardines étrangères, foie qu’elles vinssent à droiture d’An-gleterte, Écosse, Irlande & aunes Pays en dépendans. ou après avoirété entreposées en d’autres Pays, à peine dc confiscation defdites sardi-nes, des vaisseaux & bârímens de mer.fir lesquelles elles scroient ap-portées , St de Z 000 livres d’amende : fait au Conseil tenu a Paris le 14Août.
1718. Arrêt du Conseil d'État.qui a ordonné que les moules sèche*& les huiles provenais de la pèche des Sujets de Sa Majesté à PistaRoyale appellée ci-devant Piste de Cap-Brcton , qui scroient transpor-tées aux Isles Françoiícs de PAmcrique, ensemble les vai{seaux * au-tres bâtimens dc mer 'armés dc canon appartenans aux habitans deladite Isle Royale, scroient & demcu.eroient déchargés, savoir lefditesmoules & huiles, du droit de poids à raison d’un pour cent en cfpcccou valeur defdites marchandises, & lesdits vaiiseaux ii autres bâtimentde mer du droit d’ancrage , consistant en 50 livres de pondre á ca-non en espece' sur chaque navire mouillai t aux rades defdites JísesFrançoiscs de l’Amérique ; & ce pendant les rems de 10 années ,à commencer du 1 Janvier 1714 : fait au Conseil tenu à Paris le 40Mai.
En 1719. Arrêt du Conseil d’État.qui a ordonné que ses 44 denier*pour livre fur le poisson > failant partie des droits de la Ferme généra-le demeureroient éteints & {opprimés en faveur du public > à comp-ter du 1 Octobre prochain : fait au Conseil tenu a Paris le 19 Sep-tembre.
En la même année , Arrêt du Colsseil d'Écat, qui a ordonné qu’àcompter du jour dc la publication du présent Arrêt , jusques & com-pris le dernier Mats de Vannée prochaine r 710. feulement, (c fans ti-
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