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P O L. P O M.

En 1719/Édit du Roi, portant règlement pour la Police des ports,quais , halles & marchés de la Ville de Paris, pour le payement desmarchandises foraines, 5 c pour leur garde & fureté tant de jour quede nuit ; aux dépens de Sa Majesté : donné à Paris au mois de Sep-tembre.

En 1710. Arrêt du Conseil d’Écat, portant rcglementconcernant laPolice des Foires du Royaume: fait au Conseil tenu á Paris le3 Sep-tembre , avec la Commission du Conseil dudit jour.

POLICE D'ASSURAN CE, est un contrat maritime, par lequelun Aíluteur stipule un prix, moyennant lequel il prend fur lui lepéril de la navigation, Sec. Ce prix se nomme frime , du Latin pra-tniumi ou de ce qu'il se prend par avance. Voyez YOrdonnance dutnots d Août jósi. touchant la Marine , tit. 6 . des Assurances. Voyecaussi Y Arrêt du 2 6 Mars 1672. rapporté au 3. Tome du journal desAudiences , liv, 6 . chap. 11.

POLYGAMIE, est le crime de celui qui a plusieurs femmes,ou de la femme qui a plusieurs maris. Voyez Bigame.

POLYEDRE: c est un corps compris par plusieurs plans rectili-gnes, équilatc.aux Sc égaux entre eux, Sc qui est régulier ou irrí-gulter. Les polyèdres réguliers font 1 c Tétraèdre , compose de quatretriangles; l Exaëdre composé de six quartés, ou l’appelle aussi Cu-be; \ Octaèdre , de huit triangles; 1 e Dodécaèdre , dc 12 pentagones;Sc Ylcojaëdrt, de vingt triangles. Les polyèdres ittégul.ers sent ceuxdont les plans ne sont point égaux entre eux.

POLYGON E: c’ist une sigure qui a p'usieurs angles & plu-sieurs côtés. Celle de quatre s’appcllc Tetragone; celle «se cinq, Pen-tagone; celle de six, Hexagone; celle dc sept , Heptagone ; celle dehuit, Octogone; de neuf, Enneagone; dc dix, Décagone ,Sec. La figurequi a plulieurs côtés se nomme Polygone avec le nombre de côtés,comme polygone de six côtés, dc 7, 8,9 côtes , polygone i 10,11 côtés. Le polygone régulier , est celui qui a ses angles Sc ses cô-tés égaux; l’irrégulier, au contraire. Tous ces noms dérivent du Grec.

[ P O L Y P O D E. Voyez, cet Article dans 1 e Dictionnaire (Economi-que > Sc y ajoutez ce qui fuir.

On íubstitue les feuilles du polypode à celles des capillaires » maiselles ont moins de vertu. Sa racine est plus hépatique que purgative.Elle est appéritive, Sc propre á lever les obstructions de; viscères. Onla donne en poudre, depuis un gros julqu’a deux. On mcle un grosde cette poudre avec un peu de crème de tartre, 8c de cajfia lignea,pour amollir ses duretés de la rate, Sc pour guérir la jauniíse & l’hy-dropilîe. On en fait une décoction dans 1 e vin ; Sc l'on y ajoute unpeu de miel Sc de sucre, pour !a fievre quarte. Sc 1 affection mélan-colique. La décoction simple du polypode avcc l’eau commune estfort utile dans la goûte , l'asthme, Sc le scorbut. Pour rendre cet-te décoction laxative Sc purgative , il faut la faire bou.llir long-tems. ]

P O M.

[POMME. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economiques& y ajourez ce qui fuit.

Pomme^ds Merveille. La pomme de Merveille croît naturellementen Espagne, Sc dans quelques autres pays chauds; mais en France,il faut l’élever avec grand loin fur des couches. Cette plante est vul-néraire. On fait un baume excellent de l'huile dans laquelle son fruita infusé. L’huile d’anvndes douces est préférable à l'huile d’olives,

F out cette opération. Il faut vuider cc fruit de fa semence , 8c faireinfusion au soleil, ou au bain matie. C’cst un remede admirablepour l’inflammation des pìaycs. ses gerfutes des levres & des mam-ínelles, les piquures des rendons , pour dessécher les ulcérés , pourles hémorroïdes, la descente de l’anus, ses engelures 8c la brûlure»Sa vertu vulnéraire Sc balsamique lui a fait donner le nom dc Ealja-f nine par excellence.

Pommes, pour ses garder. Voyez Confitures.]

POMME DE PIN, ornement de sculpture , qui sc met dansles angles du plafond dune corniche, avec denticulcs; ou fur les va-ses damortissemcnc.

POMMER, pour faire pommer promptement les choux Sc leslaitues. Voyez G h ou, Laitui, Potager.]

POMPE, du Grec pompé, qui vient de pempein , envoyer, lancer.C'est une machine hydraulique pour élever l'eau. Elle est composéed’un tuyau, dont une partie est appcllée corps de pompe, Sc le restetuyau montant , ou tuyau de conduite ; Sc d’un piston qui s’éleve Sc s’ab-baille dans le corps de pompe par le moyen d une manivelle qu’onappelle brimbale. Le sot dc la pompe . c’est l’cndroit par où l’eauentre dans la pompe. II y a une soupape ou clapet , qui s’ouvre audedans, pour laisser entrer l’eau. Sc qui se ferme pour i'empécher desortir.

On appelle aussi pompe, le pavillon qui renferme cette machine;comme celui de pierre qui est au milieu du grand Cloître des P P.Chartreux de Paris, 8c celui de Chantilly appellé le Pav.Uon de Man-st, ou comme ceux des bois portés lur pilotis au Pont neuf Sc auPont Notre - Dame à Paris.

II y a de plusieurs sortes de Pompes, qui peuvent tontes sc rédui-te à ces quarte, la pompe aspirante . la soulevante, la refoulante, Sc latrdxte.

Pompe aspirante, celle qui par le mouvement d’un piston creux,garni d’une loupape ou clapet > attire Peau au dessus dc la soupapedu corps de pompe jusques á la hauteur de 31 pieds Sc demi , ouenviron, suivant la pesanteur de Pair qui en est lc principe , ce pis-ton élevant en même tems l’eau qu'il avoir fait passer au dessus dcla soupape en s’abbaissant. II y a à l’Observatoire de Paris une pom-pe aspirante, qui éleve l’eau à ji pieds par le seul poids de Pair.Voyez le Dictionnaire de Pmetìere , ii 1 e Dictionnaire Mathématiquede Mr. Ozanam.

Tome II»

P O M. P O N. ii$.

Pompe soulevante, ou a étrier, celle qui ayant son corps de pom-pe renversé, Sc faction de son piston creux garni d’une soupape sefa fan r dans l’eau par le moyen d’un étrier ou châssis de fer, soulevéPeau & la pousse au deliùs de la soupape du corps de pompe , dan»le tuyau dc conduite ou d élévation.

Pompe refoulante, ou de compresston, celle qui ( à la d ifèrcnce desautres ) a son tuyau montant à côte du corps de pompe, Sc dont lecorps de pompe même Sc le piston sont a peu prés semblables àune seringue ordinaire, cn ce que ce piston n’étant pas creux Scn’ayant pas de soupape comme les autres, Peau ne passe pas au tra-vers , mais il l’attire seulement en s’élevant au dessus ae la soupapedu corps de pompe, & la pou fié en s’abbaissant au délias de l’autresoupape qui est au bas du tuyau montant.

Rompe mixte, celle qui est compoíce en partie de la pompe as-pirante, & en partie de la refoulante. II se voir de routes ceselpeccsdepompes à la Machine de Marly.

En 1716. fut donnée une Ordonnance du Roi, poirant téglemenrpour le renouvellement Sc entretient des pompes, avec les inductionscertaines des lieux bu elles sc trouveront, pour empêcher les incen-dies > contenant neuf articles.

P O N.

PONCEAU, petit pont dune arche, pour passer un ruisseau o*un canal d’eau, comme ceux dc la Ville de Venise, ou l'on en comp-te 363. En Latin ponticulus.

PONT. C’est un chemin construit de pierre ou de bois cn Pair,par un artifice plus ou mo.ns grand; car dans ses ponts dc bois iln’y a pas un grand arr, quoiqu’il y ait beaucoup de peine dans leurconstruction.

Pont de bois, est celui qui est fait avcc palées St travées de grossses pieccs de bois, ou avec travées fur des piles de pierre. Pons Jtibli-cms.

Pont de pierre , celui qui est fait avcc pies, arcades Sc culées depierre de taille. En Latin sons lapideus.

Pont -levis, celui qui étant fait cn maniéré de plancher , se IeveSc sc baisse devant la porte d’une Ville ou d’un château, par le moyendes fléchés, des chaînes Sc d’une bascule. On appelle pont à floche ,celui qui n’a qu’une flèche, avec utie ance de fer qui porte deuxchaînes pour enlever un petit pont au devant d’un guichet. En Latinsons fubduéîarius.

Pont dormant, est celui qui ne diffère du pont-Ievis , qu’en (kqu’il est fixe., St qu’au-lïeu de chaînes pour garde-fous, il a tics brasou contrevents de bois.

PoKTà bascule > celui qui fe Ieve d’un côté, & sc baisse dc Pau-tre, étant porté fur un essieu par lc milieu. En Latin pons arrectanut.

Pont à couhste » petit pont à coulisse, qui se glisse dans œuvre ,pour traverser un fossé, comme au Château de St. Germain en Laye.En Latin pons canahtius.

Pont tournant, celui qui tourne fur un Pivot, pour laisser passerles bateaux. Pons versatilis.

Pont volant, celui qui est fait d’un ou deux bateaux, joints en-semble par un plancher entouré d’une balustrade ou garde fou, avecun ou plusieurs mats, où est attaché pat un bout un long cable por-té de distance en distance sur dc petits bateaux, jusques a une ancrqoù l’autre bout est arrêté au milieu de Peau, ensorre que ce pont semeut comme un pendule d’un côté de la rivière à l’autre , par lemoyen d’un gouvernail seulement. II se fait quelquefois a deux éta-ges, pour passer plus de monde, ou bien de la Gava erse Sc de l'In-irincciie cn même tems. On appelle encore pont volant , touc pontfait de pontons de cuivre , de bateaux dc cuir , dc tonneaux ou depoutres creuses, qu’on jette fut une rivière Sc qu’on couvre de plan-ches pout faite passer promptement une Armée. En Latin on appel-le ce pont volant, pons duel anus.

Ponts, Ch aussìs Sc Pertuïs, par rapport aux Ordonnât»»ces. II faut préalablement savoir ce que c’est que Pont, Chauffée > ScPertuis. On a vû ci-dessus les différentes sortes de ponts. La Chauffétest un chemin élevé , soit pour remplir Peau des étangs , ou pousempêcher que les rivières ne le débordent dans les lieux bas. LePertuis est un passage fur une rivière, ou les bateaux ne peuventpalier que les uns après les autres, Sc où quelquefois on ne passepas fans quelque danger, à cause que se passage est difficile. Voicifur ce sujet les Ordonnances , Édits & Déclarations principales . Seles plus récentes.

En 1644. Édit du Roi, portant rétablissement des Offices de pre-miers Commis en chacune Recette Générale des Finances , Taillon ,Ponts St Chaussées, créés par celui du mois de Novembre 1638 , Scrétablissement des privilèges des Receveurs Sc Conctolleurs-générauxdes Finances, Taillon, Ponts Sc Chaussées; Sc attribution aulditsCon-trolseurs de 8000 livres de taxations pout droits de vacations : don-né au mois de Décembre 1644 > registre le i p Mai 1645.

En 164p. Édit du Roi, ponant création d’un Maître général Sctriennal des œuvres du pavé des Ponts í!c Chaussées dc France , dctrois Controlleurs defdi.es œuvres, ssc deux Greffiers pour recevoirSc rédiger les adjudications > marchés, toiles Sc réceptions defdits ou-vrages 1 Sc de trois Huissiers pour les proclamations Sc appositionsd’affiches defdits ouvrages : donné au mois de Mai, registré au Par •lemenc le 7 ; Sc en la Chambre des Comptes I 11 Sepcembte sui-vant. Voyez 1 e 1. vol. des Ordonnances de Louis XIV. fol. s os.

En la même année, Édit du Roi portant rétablissement de l’Officede Grand-Voyer de Fiance créé par celui du mois de Mai ijjj,pour être exercé tricnnalement entant que besoin seroir; création cntitre d’Offices formés de 3 Conseiller de Sa Majesté, Grands-VoyersSc SuriAtcndans-généiaux des Ponts Sc Chaussées dc France , an-

S ij tiens,