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titure. II y en a qui leur crèvent les yeux pour les engraisser pluspromptement.
Propriétés de la foule.
la poule est d’un três-bon suc ; elle est pectorale , rafraîchissante,nourrissante, & très-convenable à toutes fortes de tempcramens ; maisparticulièrement aux personnes convalescentes, donc elle rétablit lesforces , en leur fortifiant l’estomac. Les jeunes poules ont la chairplus tendre & plus succulente que les vieilles. Celles-ci ont la chairdure & de difficile digestion ; elle n'est propre qu’aux personnes d’untempérament robuste, & accoutumées a des exercices violens ; elle estpourtant fort bonne à faire des bouillons , & on la préfère même àcelle des jeunes, quand il s’agit de faire des bouillons qui nourrissent3c fortifient le malade.
La graillé de poule est adoucissante, émolliente. La membrane in-térieure du gésier aide à la digestion, arrête le vômiflement 3c le fluxde ventre, pousse les urines, 3e fortifie l’estomac. La dose est depuisun scrupule, juíqu’à une dragme, léchée Sc réduite en poudre. On laprend dans un petit bouillon ou dans du vin. On applique la pouletoute ouverte par l’estomac, St chaude, fut la tête, dans les maladiesdu cerveau, comme dans la phrénéfie, le transport, l’apopléxie, & au-tres semblables. La fiente de la poule est réíolutivc. La partie blan-che de cet excrément délayée dans du vin chaud ou dans du lait, estpropre contre la colique. On en donne environ une cuillerée prépa-rée de la même maniéré aux chevaux qui ont des tranchées rouges.Ce remède réussit ordinairement. Une dragme de cette fiente prisedans du vin un peu chaud, est un remède Ipécifique dans la pleurésie.On soulage ceux qui sont presque suffoqués pour avoir mangé demauvais champignons , en leur faisane avaler de cet excrément mêléavec de l’oxymcl. II est excellent auffi pour toutes sortes de coliques»on le délaye dans de fhypocras fait de miel & de vin. ]
[ Manitrt d.'attraper les Bouinnts , Chats Putois , Belettes & autresanimaux nuisibles aux Poules & Poulets.
Pour faire une forte de Traquenard double ou à deuxentrées.
Le traquenard double on à deux entrées, vous est montré dans lafiguré ci-j«àe. U est plus embarras]ant que le fimplc ;mais il est plus
assuré, parce quêtant rendu , comme il est représente, l’animal voirfa proye plus facilement, & ne craint pas tant d’y entrer que danscelui qui n’a qu’une entrée. II est comme celui ( Voyez à l’ArticlcBelette) fait de trois planches , pareilles à celles qui paroitmarquée des Lettres A N B C H M D , longues de quarte pieds. 11 ya dans le milieu pour tenir les deux planches des cotés en état , unmorceau de bois épais de deux pouces , large de demi-pied , avecune feuillure à chaque bout E. E. qui entre à moitié de 1’épaiíseur dechaque ais , & est clouée par le dessus. Il faut avoir deux planchesmobiles , au lieu qu’au traquenard simple il n’y en a qu’une , 8c fai-re tout 1c reste, de celui-ci de même que l’autre : à la réserve que lamarchette du double est au milieu à la lettre Z. comme auffi le troupar où elle doit passer pour tendre le traquenard , & qu’il y a deuxbâtons N M P. de chaque côté cloués aux deux tiers des ais. Sc qu’il’autre ils font au milieu ; & auffi qu’il y a deux pivots G. H. furchaque planche mobile , qui font quatre en tout , & deux essieuxP. aves leur bâton ou garde-trappe : il y a pareillement deux cordes.l’une attachée au bout de la trappe V. l’autre à la lettre O. & tou-tes deux nouées ensemble au bout d’une autre à la lettre Y. & à cet-re corde simple est attaché le petit bâton Z. si bien que la tirant tou-te seule , elle tire avec foi les deux autres qui tiennent les ais mobi-les , & qui passent par dessus les essieux P. Par ce moyen les deuxtrappes V. O. se levent ensemble , & se détendent de même. Vouspouvez encore vous servir d’un autre expédient , pour lever & te-nir tendues les planches mobiles ou trappes avec moins de pei-ne : liez une corde aux deux boucs des bâtons Q. ( qui font clouésau derrière du traquenard ) qu’elle foie toide ; dans le milieu atta-chez-y une boucle de ymm R. «u de cuivre , ou bien une M dcf,de
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serrure donc l’anneau soit rond , dans lequel vous passerez le petitbâton L. avec la corde où font liées les deux autres qui tiennent auxtrappes ; & quand vous le tirerez , les cordes couleront fans peine.Celui qui aura bien compris la façon du traquenard simple , peur fa-cilement faire celui-ci, en voyanc ía figure , sor laquelle on ne peucse tromper : car à la réserve des trois grands ais , il n’y a qu’a dou-bler , ou faire deux fois les mêmes pieces , qui font au traquenardsimple. ].
[POULE DE N U MIDI E. C’esl une grande curiosité de nour-rir des faisans,queColumcllc nomme poules deNumidic; mais celuiqui le peut faire en a le plaisir & le profit. II faut «ne personne quine fasse gueres autre chose ; car cet oiseau coûte beaucoup à entrete-nir, veut avoir son toit à part, haut,élevé & adossé contre la clôturede la cour, & en long, 3c que les augeres soient en l’air 3c ou le so-leil donne. II faut que chaque oiseau ait 1e sien, & qu’il n’y ait qu’u-ne porte à leur étable pour avoir la commodité de les nettoyer , 8cdonner à manger z se surplus sera tour au jour par devant, & ferméde lattes bían drues & d’ais de sent* , environ la hauteur d’une toisepar le bas, fie bien couvert par dessus,
POULE D’INDE. Coffre à avoine. Celui qui nous apporta cetoiseau cn France de l’Aniérrque nouvellement découverte par les Es-pagnols 3c Portugais, soit que nous l'appellions coq ou paon d'Inde ,nous a plutôt enrichi de gueule que de profit; car c'eíl un vrai coffreà avoine, un gouffre de mangeable, ’où l’on ne peuc prendre aucunplaisir ; mais plutôt du bruit Sc de la fureur, quant aux grands, ou d’uncontinuel pîolemenr, quant aux petits. Outre que l’un fie l'autre fontsales 8i hideux à voir, à cause de leur difformité de tête : car le maien’a point da crête élevée comme nos coqs ; mais au lieu de crête, i!a une carnositc rouge ; & fous le menton un palais gros & long quis’enfle , & qui prend divers couleurs , quand il entre en furie. Voyez.Dinde fie Volaille.
Pour engraisser les feules dinde.
Mettez les coqs ou poules d’Inde dans des mues ; composez une pâ-te avec de sortie, du son Sc des oeufs durs >féparez-!a en masses grossescomme de petites noix , faites leur avaler de ces masses trois fois lejour.
Maniéré d'affréter les feulets dinde.
Ils s’apprêtent de bien des maniérés: on les fait rôtir , on le*sert avec une fauce-roberc , on les mange à la daube , & ils fontpour lors accommodés comme les chapons , ou bien on les sert enpâtés. ]
POULIE, petite roue, ordinairement de cuivre » avec un canal furson épaisseur , laquelle tourne sur un goujon qui la traverse , Sc doncon sc sert aux grues , engins Sc autres machines , pour empêcher lefrottement des cordages cn élevant des fardeaux. L est ce qui est in-différemment signifié dans Vitruve par ces mors , trochlca , orbicultts8c rechamus .
[POULIOT. Voyez cet Article [dans se Dictionnaire (Economi-que , & y ajoûtez ce qui soir.
On fait bouillir le poulior dans le vin blanc, pour les fleurs blan-ches , Sc les pâles couleurs. On prend k poulior en infusion, com-me le rhc. II facilite le crachement , soulage les asthmatiques , &calme la roux invétérée. Une cuillerée de soc de poulior appaise latoux convulsive des enfans. Ce même soc instillé dans les yeux leséclaircit ; il sert auffi à les laver extérieurement Sc à dissiper la chas-sie. ]
[POUMONIQUE , ou mieux P U L M O NI QU E. Un pul-monique abandonné a été guéri dans trois mois, ayant porté une ser-viette en quatre doubles sor l’estomac, attachée par derrière. Le re-mède ne manque point > Sc l’on en voit l’effet cn peu de tems : l’esto-mac qui ne peut digérer, est bien-tôc remis en portant une serviette.Lorsqu’elle est mouillée de la sueur,il la faut tirer,la sécher, pufs laremettre.
Remède four ks fulmoniques.
Il faut user si longtems que l’on voudra , de tablettes faites avecde la fleur de souphre.
Autre. Pour 1e même , prenez tous les matins pendant quatre oucinq mois , de la décoction des herbes vulnéraires qui se cueillent enSuisse ; il en faut une petite pincée dans un pot de pinte ou cho-pine.
Pour l’enflure & même pour les poumons ; prenez onze écrevissesen vie que vous pilerez bien dans un mortier jusques à ce qu’ellessoient toutes en bouillie,puis mettez-les fur un linge bien blanc pourles faire mieux couler , mettez la colature dans un pot cn infusionpendant vingt-quatie heures , puis prenez-en tous les matins à jeundeux travers de doigt, jufqu’à ce que vous trouviez du soulagement,
Remède excellent four le pesmon , contre la toux & la courte
haleine. 2
Prenez raisins de damas, jujubes, pruneaux de Saint Antonio fanspépins ni noyaux > de chacun deux onces » trois figues grasses, troisdattes ; mettez le rout dans un roquemar de terre de deux pintesd’eau, faites bouillir le rout jufqu’à la consomption de moitié; puismettez dans le coquemar les quatre capillaires & fleurs de pas - d’â-ne , de chacun une poignée , faisant réduire Ic bouillon à une cho-pine ; passez le tout, fie à la colature ajoutez sucre candi , diafcnic,sucre commun , de chacun quarte onces ; faires un syrop peu cuir.
La dose est une cuillerée le soie , Sc autant 1a mstse. Si vous êtes