Band 
Supplementband
JPEG-Download
 

PRE.

ou !'esptlt,qu’clles naaroicnt pas si facilement donné farts cela. L'tx-prefilon te dit des sucs qu’on sépare du marc,par exemple, d’une plan-te i car les corps secs sont trop ferrés pour laisser rien échaper de leursubstance par une simple expression. La dépuration arrive dans les socs,lyrops.dont on sépare avec une ccunjoire Içs écumes & limons flot-uns fur leur surface. La clarification consiste à rendre une liqueur clairetransparente . en faisant précipiter & couler à fond les atomes ouparticules qui rendoient la liqueur trouble & opaque.

i. La dissolution comprend la précipitation , la fermentation & Vextrac-tion. Et «sabord la Dissolution en gcnçral est la séparation des partiesqui composent un corps solide, par lç moyen d'un liquide, qui entrantdans les pores, joint fa force à celle de la matière subtile, au moyende quoi les parties sont écartées . entre lesquelles cette maricre subti-le n’avtsit pas auparavant son libre écoulement ou coûts. Ce liquidedont on sc scrt pour faire cette dissolution, s appelle menflruë, & il ycn a de trois esoeces;lcs aqueux sont pour procurer la dissolution descorps terreux ou salins j les fidphureux ,p>çiu{ dissoudre les corps gras Sclénncux; les salins sont dç trois sortes, alcalins , ou participansdes deux, qu‘on appelle simplement salés.

La préátation est une espcce de coagulation, ou arrive en vertu dequelque coagulation Sc de quelque approche. Elle se fait d’ellc-inémc >ou pat adition de quelque autre matière. La première sorte arrivelorîqu’qne liqueur étant chargée de parties terrestres qui avoient beau-coup de mouvement & d agitation , ces parties viennent à sc perdre& se précipiter ensuite par leur propre poids, Sc vont former au fondun sédiment. La précipitation qui sc fast par addition , est diffetcsireselon les matières qu’on veut faire précipiter ou couler à fond. Si ccfont des matières huileuses, jl faut employer les sels acides fixes,quilardant ou pénétrant ces matiçrcs les fendçnt plus massives & pluspesantes, les empêchent de rester suspendues dans tous les endroits dek liqueur où ils étoient auparavant comme en équilibre.avantd'ccrcsurchargés par ces acides fixes surajoutés, II y a des précipitations( telles font la précipitation dçs parties Sc matières grasses ) qui se fontsimplement pat seau communs : lorsqu’pn extrait pat exemple la ré-sine de jalap.on ne sc sert que de l'ezu commune Sc qui ne commu-nique aucune qualité étrangère à l'eïçtrait, Remarquez que quand ilest question de précipiter des corps dissous par ses acides , il faut scservir des alkalis.

La fermentation est une dissolution quj sc fart par l'addition des corpshétérogènes à celui qu’on veut dissoudre . ou bien elle se sait d'ellc-n.ême. On se sert de cette dissolution pour changer la nature de«corps : par exemple , tçl esprit étoit raftakhiílàiK avant la fermenta-tion, qui devient ensuite apéritif.

A l’egard de \'extraction, c’est une dissolution sens mouvement sen-sible , pour retirer de quelque corps une certaine sorte de patrie deson tout. Este a lieu , pat exemple , quand on veut retirer des corpsmêles Sc impurs résineux , la pure & seule partie résineuse, en quoiçoniìste principalement leut vertu, 2e la rendre plus efficace en moin-dre dose, pour en pouvoir donner précisément la quantité qu’on veut :ainsi l’on extrait la résine du jalap, parce que 1e jalap est quelquefoisplus ou moins résineux, c’est-à-dite, que cc qu'il a de résineux n’estpas mêlé uniformément Sc également dans toutes ses plus petitesparties de fa masse , d’où vient que fans cette extraction , on nepeut pas se promettre avec quelque certitude fesser qu’on en prétendavoir.

j. Coagulation est l'union Sc le repos naturel de plusieurs parties quise mouvoient séparément auparavant, les unes loin des autres. La coa-gulation proprement dite regarde le lait qui sc caille de lui-même «upar le mélange de quelques acides, Iorsquson veut séparer le petit-laitde ses partiçs visqueuses pour l’usage de ls Médecine : on se sert desacides pput sojre cette coagulation, comme du vinaigre ou du suc delimons.

4. La distillation est une séparation des parties du mixte , par sepioyeia des vaisseaux propres à cet essec, ce qu’on fait cn deux ma-niérés i ou en mettant se seu au dessous du vaisseau. Sc par ce moyenles parties qu’on distille s’élevent en haut, ce qu’on appelle distilla-tion per a/cenfum ; au lieu que quand on met le feu au dessus du vais-seau , & que la liqueur descend , c’est la maniéré per defeensum. Lapremiere sc fait lorsque l’on veut séparer 1e grossier d’avec le subtil ;)a seconde, lorsqu’on veut confondre le subtil d’avcc le grossier ; caren mettant Je seu dessus le vase, vous mettez en mouvement la par-tie subtile , qui étant violemment agitée Sc ne pouvant avoir son li-bre mouvement en haut, sc réfléchit fortement de haut en bas , pé-nétrant touc 1e reste de la masse jusques au fond du vaisseau qui 1»contient.

y. La calcinatton est un mouvement très-violcnt, que reçoiventles parties d’un mixte pat 1c moyen d’un feu très-ardenc , & consé-quemment tres-pénétram. On la met en usage, lorsqu’il est ques-tion d’ouvtir quelque corps fort serré , pour en pouvoir séparer lesprincipes qu’on en souhaite , ou pour aiguiser les atomes des corps,Sc les rendre acres & piquans , Sc dont le sel sc trouveroic tellementengagé parmi & dans ses aijtres principes , qu’il ne pourroic causeraucune sensibilité dans cet enveloppement précédent. A l'égard desmétaux , toute violence de feu ne calcine pas les coprs métalliques ;mais un certain degré dc force de feu les met en fusion » qui est unmouvement de liquide que prennent les atomes métalliques. La fu-sion est une opération dont on sc scrt quand on a pour but de sépa-rer les scories dc cc qu’il y a de pur dans les corps du métal mis enfusion.

Autres préparations qui fe réduisent aux précédentes .

Telles sont la défaillance, h filtration , la cotation, la conficcation ourendurcissemenc, .la sublimation , putréfaction , circulation , cohobatìon,raréfaction.

P R E. sir

l. La défaillance est une espcce de dissolution 'quí se sait en exposant des sels alkalms dans quelque lieu fuis -, k liqueur qui en rcíukeest un précipitant, dont les Chy trustes sc servent d ordinaire.

z. La filtration est une séparation de la patrie la plus groflìeie &pesante, d’avec la plus ténue j ce qui le fait en partant k mixte ou lefluide pat la chauffe ou par le papier gtsc. Elle esc en usage lorsqu'onveut avoir une seule des deux substances*

z. La cotation ou tolaturt sc fait comme la filtration , en versantpat inclination une liqueur ou il y a un sédiment qui te fie 4 u fond ,dans 1 e tems que ce qu’il y a de plus clair le lépare. On fait aussi lacolaturc ou cotation » au navets dc linges , plus ou moins tins oitgrossiers.

4. La conficcation, induration ou endurcissement, sc fait pat la dissipa-tion des pauies aqueuses ou volatiles qui les tenoient en quelque agi*ration. Une induration commune esc celle d’un œuf durci au feu.Cette exíìccation sert á changer quelquefois la nature des corps & desremèdes internes , comme nous le voyons dans k feuille de lierre,dont le suc est un poison ( selon l’opinion dc Mr. Allen ) lorsqu’il estnouvellement exprimé, Sc dont le ícaiment esc d’uíage cn Médecine,selon 1 c même Auteur.

y. La sublimation est une crysla’lisation sèche de quelques sels quiRattachent au haut du vaisseau íublimatoirc, par le moyen du feu. Ons’en sert pour séparer les sels volatils qui sont montés par la distilla-tion : clic a encore lieu pour volatiliser les parties métalliques, à la fa-veur de quelques sels volatils , pour obtenir des effets que ce métaln'autoit pas produit dans son état de fixité.

6 , La putréfaction est une fermentation essentielle , qui tend àaltérer & détruite le mixte , en détruisant sa contexiure naturelle.On la fait prccédet quelquefois á la distillation pour retirer de cer-taines parties ou substances si fort engagées dans la substance tota-le , que ces patries n’auroient pû lans putréfaction être dégagées ;ainsi on fait corrompre surine., avant qu’on puisse en retirer se selvolatil.

7. La circulation se fait pont donner du mouvement à la liqueur, patle moyen d’un petit feu. On la met pour cela dans un petit vaisseaude rencontre. Cela se fait pour mêler des corps qui sont d’eux-mémesmiscibles. & pour les subtiliser.

L. La cohobation est la même chose que la circulation , si ce n’estque dans la cohobation le feu n’agit que fut un vaisseau , c’est pour-quoi on jette de nouveau ce qui a servi à diviser le corps (après avoirété tiré pat la distillation ) fur la iticinc matière, pour faire une divi-sion plus grande Sc plus exacte.

9. La raréfaction est une distillation réitérée, qui se fait pour sub-tiliser Sc alkoliser quelque liqueur , comme il arrive à l’espric de vinrectifié.

PRESBYTERE , du Grec fresbyttrion , assemblée de Prêtres.C’est . à la campagne > la maison ou demeure le Curé d’une Par-roissc ; Sc c’est à Paris » une maison près d’une Église parroiflìale, oùlogent Sc mangent en communauté les Prêtres habitués qui la des-servent.

PRESCRIPTION , est l'acquisition du domaine d’une chosequ’on a possédé fans interruption pendant le tems requis pat la Loi. Cemot vient dc pr&fcribere, prescrire, c’est-à-dire, fixer,établir un tems,dans l’cspace ou cours duqucl ses actions Sc les droits doivent ctre in-tentes & demandés, hors duqucl on ne peut plus user de ces actionsSc droits prescrits. La raison de cette sotte dc prescription, & des bor-nes établies à la vigueur des actions , vient de ce qu'il faut éviter défavoriser la blâmable négligence de scs intérêts, & empêcher la con-tinuation des procès à l innni. Ce qui est négligé au-dela du termeprescrit, doit être regardé comme nul & mal tonde , & même com-me un droit abandonne de la personne autrefois intéressée. L’incom-parablc Théophile dans fa Paraphrase fur les Infiitutes de justinien , llv.z. tit. 6 . nous apprend comme une maxime en Droit, que celui quilivre une chose laquelle lui appartient, en transféré la propriété, & quequiconque n’en est pas lc maître, cn fait inutilement lc transport. D’oùest venu que pat 1 e Droit Romain sot la question . comment on scdevoir comporter lorsqu’on recevoir une chose de celui qui la poslè-doit , ou qui cn étoit détenteur ? On a décidé , que si on la rece-voir de bonne foi , c’cst-i-dirc , si l’on croyoit que le vendeur , ledonateur , ou celui qui paslòit un contrat d’échange , cn fût le maî-tre , par l’ancicn Droit, si c’étoic un meuble , la possession d’un aï»faisoit acquérir la propriété à celui à qui la chose avoir été transfé-rée, ou de deux ans » si cctoit un immeuble ; Sc pat la nouvelle Juris-prudence on a réglé cc tems á trois ans pour les meubles, Sc pour lesimmeubles à dix ans entre présens . Lc á vingt entre abscns , avec unbon titre.

II y avoir pourtant des choses que la bonne soi ne pouvoir pasfaire acquérir , comme étoient les personnes libres , Sc tout ce quiétoit sacré & religieux , aussi bien que les choses volées Lc enlevéespar force. 11 est visible dans tous ces cas , que la prescription ou ledroit d’acquérir par voye de prescription , ne peut & ne doit avoirlieu.

En France les actions réelles se prescrivent, ( c’est-à-dire . cessentd'être valides ) par trente ans fans titre, pour punir la négligence duPropriétaire ; Sc avec un bon titre , pat dix ans entre présens , -cvingt ans entre abscns. pour assurer les domaines , qui scroienr tou-jours incertains , si on ne jugeoit pas que celui qui laisse prescrireune chose , est sensé en faire 1 aliénation : Alienationis uerbum etiamufucapionem continet , lux est enim ut non uideatur alienare qui pati -tur ujucapi ; Sc que ce moyen de la prescription pour acquérir luiscrt dc titre contre tous ceux qui voudroient l’inquicter .- §ui tem-pore Ubtratus est , fimihs est ti qui fatisfacit L. fi pupillus. 2 f.ff.de ai-minist. tut. j

Ceux qui demeurent dans le mime Bailliage ou dans la même Sé-néchausséc, sont présens, cnlbuc que si la possession a commencé cn-