Ms U A.
d 'intendant , de Secrétaire , de Commis , de Valet de chambre, de Laquais.
Qu alités des Médicament. Voyez. Facultés des Médicamens.Mr. Tenke cn a. parlé a la manicre des anciens Péripatéticiens Sc Galé-nistes, les distinguant par premieres qualités, froides, chaudes,sèches, hu-mides , secondes , &c. Mr .Tauvry dan» Ion Traité des Médicamens » en aparlé plus exactement & plus clairement. Mais Mr. Boerhave a traité desDualités Sc vertus des Médicamens d'une maniéré à satisfaire entièrementles curieux de la Matière Médicale. Nous renvoyons à ces Auteurs & áplusieurs autres, Vomit , Lemery, Scc.
QU A P ATLI,arbre de là Nouvelle Espagne, quia cèla de parti-culier , que l’on y trouve une espcce de ver Velu & rude » de couleurîouge, long de deux pouces , Sc gros comme un tuyâu d’orge. LesSauvages les font cuire dans.de l’eau.juíqu’a ce qu’ils soient coníumés& que toute la graillé liage deflus : ils la recueillent, » Sc s’en fervent àplusieurs usages. Elle appailé toutes les douleurs, cil quelque partie quecc soit du corps, relâche les. nerfs retirés,,résout IcS. tumeurs; Sc étantmêlée avec de là térébenthine Sc du suc de tabac , elle est fort bonnecontre les hernies.
QUARDERQNNER , c’est rabattre les arrêtes d’une poutre >d’une solive , d’une porte , Scc. cn y poussant un quart de rond entredeux filets. Ainsi foutre quardtronnée , se dit de celle sur les arrêtes delaquelle on a poulie une doucine ou quelque autre moulure , entredeux filets. Cela lé fait moins pour l’ornement > que pour ôter leLacbe.
QU ARRÉ. Ternie d’Architecture & de Géométrie. 11 se dit en plu-sieurs occâlions. Le quarté d'un parterre ou quarreau , est une divisionqu'on fa;t dans les compartimens d’un parterre avec du buis nain, ouáutres petites herbes,pour y mettre des fleurs. On dit aulsi.le quartéd un échiquier.
Chez les Monnoycurs , quarré sc dit de la boète d’acicr qu’on metsous le balancier , dans laquelle est ouvragé en creux la figUtc qu’onveut imprimer en relief fur le métal qu'on presiéra deflus. On appelleaulíi quarré, cc qui sert au méme usage dans la fabrique des méda.llcsSc des jetions.
On appelle ainsi le pied d’un flambeau » d’une aiguicre , Sc de tousautres ouvrages d’orfévrerie : c’est tout ce qui leur Tcct de pied & desoutien, ce quelque figure qu’il soit. On Ôle bien dire chez ces Artlfans , quartés ronds , ou à plusieurs pans ou angles.
Plus particulièrement » on appelle un quarté de bâtiment , une maisonbâtie de quatre côtés, qui environne, pat exemple, une cour qui seroitplacée au milieu,
Quarré de toilette , est un petit coffre quarte, où les Dames met-tent leurs essences, fards & pommades.
On appelle quarté perspectif , la représentation d'un quarté en pers-pective ,qui comprend toures les assiettes des objets qu’on veut repré-senter dans le tableau.
Qu a Rit É, se dit cn Géométrie j Mathématique ,&c. en plusieurs au-tres occations. On Hit Racine quarrée : le nombre qui est multiplié enlui-mémcjoù il y a autant d'unités en largeur qu’en hauteur : 10. estla racine quartée de ioo. feu de paumequarré est un jeu ordinaire, dontles murailles sont parallèles & font un quarté long ; on i’appelle unjeu quarré, par opposition au jeu de dedans où il y a un tambour. Boisquarré , est le bois de charpente & de sciage, dont on fait des poutresSc des solives.
[ QJJ ART, espece de petite mesure » qui fait la quatrième partiedu boisiéau. Le quart de Paris a quatre pouces Sc neuf lignes de haut,sor six pouces, neuf lignes de diametrre.
Qu art, petite futaille qui est !a quatrième partie du mtiid dePa-tis.ll contiçnt neuf stricts, ou soixante & douze pintes de Paris. C’estun des vaiileaux réguliers marqués fur le bâton de jauge, ainsi que lesquartants d'Orleans & de Champagne. On l’appellc quelquefois quar-tant, mais improprement.]
Qu a r t , (é dit d'une mesure qui contient la quatrième patrie d'uneplus grande,considérée comme un tout,auqucl elle est relative. ■
Qu a r t de Généalogie. On dit quart-ayeul, pour désigner celui quiest quatre fois grand-pere, ou maternel ou paternel. Voyez. GÉNÉA-LOGIE.
Qu ART-DEHiER,est se quart du quart dn prix de l’Office. II scpaye aux Parties cafuelles, pat les nouveaux Officiers qui sont installésen la place dc ceux qui occupoient auparavant ces charges. Lc droit dequatt-denier est comparable à cc qu’on appelle en d’autres occasionsdroit de mutation. En esset, on trouve dans ce cas un Se gneur Sc unVassal. Lestoi est le Seigneur dans ce cas approprié , & celui qu! suc-cède à l’Office tient lieu & place de Vassal, Dans les ventes volontai-res des Offices,c’est au vendeur à payer le quart denier, à moins qu’iltic fok autrement convenu ; & dans les adjudications par dccret, c’està l'aJjudicateur.
Quart de Rond , sorte de membre d’Architecture. C'est unmembre saillant qui est fait de la quatrième partie d’un cercle. Mr.Perrault dit qu'on l'appelle ausiì œuf, Sc échine qui en Grec signifie hé-rtjfon , patee que ce membré taillé en sculpture ressemble à la châtaigneà demi renfermée dahs son écorce piquante.
Quart de Cercle , en Architecture : c’est la quatrième partiede la circonférence d’un cercle,qui contient degrés, qui font l’ou-verture de sangle droit. On appel e proprement Quart de cercle ouQuart de nonante . l’instrument fur lequel sont divisés ces 90 degrés, Sc
Î iar lc moyen duquel on peut rapporter fur le papier tout angle pluserré que le droit.
[ QU A R T A U T. C’est un petit vaisseau ou Futaille, propre à met-tre lesliqueurs, particulièrement lc vin. II y a deux sortes de quartantsen usage en France, & qui sont marqués fur la jauge, se quartant, d'Or-léans, & le quartant dc Champagne. Le premier, qui est le quart d’u-ne queue de Paris, contient treize sctiers Sc demi. ou cent huit pintes,tncsoie de Paris. Lc quartant deNuys,dcMâcon , de Dijon & de Blois,ost égal à celui d’Orleans, Le quartant de Champagne est lc quart d’u-
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ne quettë de eette lïiéme Province : il contient doà stricts ou quatrft-vinge-scize pintes, mesure de Paris, j
Chez les Allemands , le muid n'a que quatre quartants > & chez lesAnglois,il en a 31. Chez les Espagnols, 4 quartants font le sommer,8 iommers font la robe,Sc les 28 robes font la pipe.
QUARTE-FALCIDIE , est , par une Lei Romaine , le quartdes biens que l’héritiet pouvoir retenir nonobstant les dispositionstestamentaires. C’est une eípecc de légitime pour les présomptifs hé-ritiers.
QUARTE TRÉBELLIANIQUE , est, selon le Droit Ro-main » la quatrième partie des biens que l’héritiet institué pat un testa-ment , Sc chargé d’un fidei-commis, peut re.tcnir. Ces deux Loix ( laQgrte Ralcidte lc la Quarte Trebeìlianiqut ) s’observenc en Pays dc DroitEcrit. sca Quarte Trcbellianique pu Trcbcl.iennc est donc la quatrièmepatrie d’une succession,qu'un héritier institué tetenoic par devers lui,quand ij étojx cbv.gé d’un fidei-commis qui lobligeoit de remettre l’hé*rédité entre les mains d’un autre. La Quarte Falcidic ou Falcidienne fai-soit le méme retranchement, à l’égarddes legs, pat lesquels le Testa-teur avoir épuisé la succeslìon : c’est pour cela qu’on les confond sou-vent dans ses Loix, lc fidei-commis Sc les legs étant presque lá mémechose à l’égard de l’héríticr. Si l’héritier institué Sc chargé dc fidei-commis étoit cn méme rems lc fils du Testateur, il pouvoir lever fa Lé-gitime Sc la Quarte Ttébellianique.
Quarte. ( Fievre ) C’est une fievre qu’on à tous les quarte jours,qui ne laisse que deux jours francs. Douile-quarte , est cette fievre quirevient deux fois dans ces quatre jours, Sc qui par conléqucnt h’cn laissequ’un de franc. Quartaine lc difoit aussi autrefois pour dire fievre quar-te i Sc cette façon dc nommer ainsi cette sorte de fievre venoit plus clai-rement du Latin, où l’on dit feéris quartana ; mais aujourd’hui on nc ditplus fievre quartante, qu’en guise d’imprécation. Voyez l’artidc de*FieVres, où l’on explique là cause vraisemblable ou plausible de ccsretours périodiques fi divers, & qui sont tantôt réglés » tantôt déiéglcsSc vagues.
QUARTIER, tìe mot se dit dans une Ville, dc plusieurs Isles en-semble , séparées d’un autre quartier , par une rivière ou une granderue. comme les 1 6 quartiers de la Ville dc Paris.
Quartier tournant : c’est dans nn escalier, un nombre de mat-ches d’angle, qui par leur colct tiennent à un noyau, C’est ce que l’onpeut entendre dans Vitruve par le mot inverfura.
Qu a r t 1 s x devis suspendu : c’est dans une cage ronde , une por-tion descalier à vis suspendue, pour raccortcr deux appartemens qui néfont pas de plain pied.
Qu ati es.de voyc ,sont les grosses pierres, donc une ou deux fontla charge d’une charette attelée de 4 chevaux»
QUASI-CONTRAT ou PresqueContrat , est ce qui n’a pas làforme ni la sigure d’un contrat , & qui en a l'cffit. II faut dans uncontrat le consentement mutuel des contractans,autrement ils ne sontpoint obligés jau lieu que par un quasi contrat, l’un peur être obligé dl’autrc, fans avoir donné son consentement au fait poar sc quel il se trou-ve obligé. Pat exemple, j’ai fait vos affaires en votre absence, Lc fart*votre procuration j elles ont succédé à votre avantage : j’ai une actioncontre vous pour répéter ce que j’ai déboursé > Sc vous en avez unffcontre moi pour me faire rendte compte de mon administration.
Cette Jurisprudence a été introduite pour la conservation du bien desabscns. II est parlé du quasi-contrat dans les ínstitutes au liv. 3 . tit. zs.de obligationibus qua quasi ex contraHu nascuntur. Dans le préjugé oùécoient les Jurisconíultes Romains, qu’il n’y a point d’obligation qui liesoit fondée fur le consentement dc celui qui y est astreint j lorsqu’il nCparoilsoit aucune ombre de consentement en certaines choses ausquel-les on étoir pourtant obligé, ils le supposoient » Sc c’est cc qu’ils appel-loient quasì-contraélus. L’on alléguois plusieurs cas, qui coroboient sou*cette idée : par exemple , la gestion des affaires d’autrui fans commitlion > lc manîment d’assaires communes fans société , l'administrationd'une tutéle, l’adition ou acceptation d’une hérédité, le payement d’u-ne chose qui n’étoit.pas dûê: cn tous ces cas-Ià, l’obligation vient,oud’une convention tacite proprement ainsi nommée, ou d’une Loi posi-tive, ou des maximes toutes seules de l’équité naturelle, fans qu’il soitbesoin de feindre un consentement formel d’une perlonne qui ignor#absolument ce qui sc passe. Voyez fur cette matière , Mr. Barbeyrac tdâns ses Notes sor Puffendarf.
La raison qui ég le l’obhgation du quasi-contrat à celle du contras,est prise des considérations & maximes suivantes. Tout homme estsensé, à cause de l’amour propre qui nous est naturel > de trouver bonqu’on lui fasse du bien en tout tems Lc en touc lieu ; c’est le but posi-tif & certain de l’amout que nous devons avoir naturellement pousnotre bien véritable & réel» Donc celui qui me fait du bien, a certitu-de entiere que j’approuverai toujours ce qui est favorable à cet amourpropre. Voilà I origine d’un contrat général & d’une vaste étendue', quiest la mesure & la régie de tous les contrats particuliers & détaillés.Ce n’est donc pas merveille qu’on appelle quasi-contrat , ce qui nonseulement ressemble à un contrat particulier, exprès & détaillé, maisqui est le contrat primitif Sc généralement, je nc dis pas supposé, maispositivement admis Sc consenti dès le commencement de tout com-merce fie dc toute société humaine. Le mot de quasi n’est donc pasemployé pour diminuer la vérité & la réalité du caractère de contratqui sc trouve dans cc qu’on appelle quasi contrat ; mais pour distin-guer un contrat aussi vaste & aussi ancien , du contrat particulier Setout nouveau. La vigueur de tous les contrats singuliers & déraillé»vient de la force de notre volonté Sc de notre consentement actuel,fie comme présent ; & la vigueur de tous les quasi-contrats vient dcla force de notre volonté primitive Sc générale , du consenfemencque nous donnons naturellement à ce qu’on nous fasse toute serrede biens , Sc de l'équité qu’il y a de rendre á l’amour propre na-turel des atttrts , des bons offices équivalens á ceux qu’ils nous onerendus.
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