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Àutres remède four le schirre de lu rate.

Faîtes infuser fumecerre & mouron, de chacune une poignée, dansun dcmi-íeticr de vin blanc, fur les cendres chaudes, pendant six ousept heures, Sc prenez cette infusion à différentes fois.

TJpiate four k schirre de la rate.

Prenez gomme ammoniac; opoponax Sc bdellium, de chacun deuxdragmes ; taites-ies dissoudre dans quantité suffisante de vin blanc.Vous coulerez la dissolution & vous y ajouterez confession hatneh ,diaphcnic, pillules fétides, de chacune deux dragmes, avec demi-on-ce de catholicon double. Formez de tout cela une opiate. La dote estdune demi-once , à laquelle il saur ajourer vingt grains de mercuredoux. 11 faut continuer ce remède pendant plusieurs jours de fuite ;Sc le prendre à jeun.

Onguent four le schirre de la râte.

Mettez un fiel de bœuf dans un pot de terre ; versez par dessus uh'èchopine de sot t vinaigre; faites bouillir jufqu’à consistance d’onguenc.Quand on veut s’en servir > on en prend une quantité suffisante , Scon l'étend fur un morceau de drap bleu ; pour l’appliquer uh peuchaud fur le côté j à l'esidroit de la rate.

Cataflàme four le schirre de la rate.

Battez dans le mortier parties égales de galbanum, de bdellium &áe gomme ammoniac ; vous y ajouterez quantité suffisante d’huile delis/Le mélange étant fait , & bien amolli, vous y ajouterez autantde mucilage, de tVnugrcc & de graine de lin , qu’il y a de gommes.Vous battrez encore le tout enfembe, pour en Faire un cataplâmc ,que votts appliquerez fur la région de la rate. Eprouvé.

Précautions four éloigner le mal de rate.

Ceux qui ont quelque disposition à devenir rateleux, boiront dansune talle Fai e de racine de lierre noir , ou dans celle de tamarins, oude frêne > sinon ils porteront fur eux de la racine de lierre noir oudhicble; ou ils pendront à la porte de leur chambre un lézard verdenfermé dans une bouteille. L'on a vû par expérience , que ceux quifans repugnanié ont mangé de fois à au're dti ko)'e d'un âne ou d’unpe'it j oultin, ont été parfaitement guéris, Ou qui ont avalé dans »r>demi-verre d'oxymcl une diagme de poudre de chair de souris quel-ques matins à jeun. Pour cet effet on les fait lécher dans un petit potde terre qu’on met proche du feu , leur ayan r auparavant ôté lá tête.

Si le schirre se rend incurable, le corps tombe en maigreur, d au-tant qu’il empêche que la nourriture ne fe porte avx parties du corps.Si lc f hirre a du sentiment > on pourra aisément le guérir. Si la dis-senterie survi nt au schi'.rc de la tare , elle guérir, pourvô qu’elle nedure pas longtemS; cár autrement elle menace de I’hydropisie & de Umore. T>e U Haye.

Rate. Duretés de la rate. Voyez. P leu ré srÈ.

Rate. Obstructions de la rate. Voyez. Foye.

Rate, Voyez An i m au x.]

Rat!:, partie du corps humain, ses maladies & ses remèdes. Voicice que l’on a traduit fur ce sujet , du Latin de Lommiús. L* rate > ditLommius , est plutôt attaquée que le foye d'une tumeur, loir molle& œdémateuse , soit dure Sc fchirreusc ; quoique le foye soit aussiattaqué , mais moins souvent , de ces sortes de tumeurs. Dans Tune& l’arître occasion , á l’égard des thumeurs de !a rate , soir qu’ón aitcouru , qu'o'n prenne quelque exercice pénible , ou qu’on soit cou-ché fur le côté droit , la respiration est fréquente Sc difficile ; l’appé-tir n'est point dérangé pour l’ordinaire, mais la digestion fe fait mal.produit beaucoup de salive à la bouche , Sc engendre des vents quimurmurent dans Fhypochondre gauche , & font irruption par haut& par bas. Quelquefois la matière qui fait la tumeur, s exalte & de-vient maligne , enfortc que s’ctant répandue dans toute l’habitude ducorps , elle y cause une jaunisse ou une cachexie ( mauvaise consti-tution) qui ôte à la peau sa couleur naturelle. Dans cet:e cachexie labouche lent mauvais , les gencives fe pourrissent & découvrent en-tierement les dents , lc dessous de la paupière inférieure enfle , il fefait une éruption de sang par quelque endroit, mais le plus souventpar les narnnes. Lorsqu’après le repas les viandes fe cuisent dans l’es-tomac, on rejette par la bouche des matières aigres , bien que d’ail-leurs l'on ne vômiffe pas facilement dans cette maladie. Le ventren’est presque jamais libre , il est plus tendu du côté gauche & plusélevé que de Faune ; les jambes s’enflent aussi un peu fut le soir ; levisage est d’i ne couleur sale & obscure ; enfin le sommeil est troublédc rêves étranges Sc fâcheux. Mais si la bouche n’est pas ‘infectée &qu’il n’arrive p> int ;d’hcirolrhagie - il fe fait aux jambes des ulcèresincurables , ou qui du nu ins ne fe guérissent que très-difficilement.La tumeur dure 6c indolente dc la rate > qu’on appelle schirrè -, occu».pe quelquefois tout ce viscère (ce qu’on retonnoîr par fa situatioh &par son volume égal à celui de la partie); qielquefoi aussi ce schirregagne tour I’hypochondre gauche. Cetre tumeur est plus long-rem;à se former que celle qui est lâche; outre qu’elle est dure, & que feaccidens sont plus forts & plus sensibles. Rien ne désigne mieux lesaltérations du foye ou de la rate , que la couleur du malade ; & mc-me elle peut suffire pour les connoìrre , fans laide du toucher.

Les saignées trop fréquentes > & les fièvres vagues Sc irrégulieres ,íiu-tout les pcstihnticlìes , exposent au dager d’une tumeur dc rare.Celle de ce viscère est plus chronique , fie moins pernicieuse que celle

RAT.

du foye ; mais si l’cnflure des pieds y survient, il en arrive l’hydro-pisie. II est dangereux qu’une tumeur de rate n’ait pu fe guérir parles meilleurs remèdes dont on auroit fait un long usage. 11 est ausside mauvais présage dans cette maladie , de rendre pendant longtemsdes urines crues Sc aqueules Une dyflenterie de peu de durée y estfavorable , ôcj même souvent salutaire ; mais elle est dangereuse lìelle dure trop , & elle devient absolument incurable lorsque la lientc-rie ou i'hydropisie s'en est produite. Les tumeurs de rate, bien qu’en-core récentes, cèdent difficilement aux remèdes, & ne fe dissipentpresque jamais loríqu’on leur a donné du tems pour jetter de profon-des racines dans le viscère. Si là tumeur diminue , Sc que les urinesqui étoient auparavant aqueuses Sc limpides deviennent rouges ouépaisses , féculente & copieuses, 1e succès en est heureux. Le corpss’cxténuë à proportion que la rate grossit davantage ; ce qui est unepreuve de corruption générale dans l’humeur du viscère. Les accidensqui accompagnent la tumeur dc rate , sont diíïèrens suivant la natu-re dc l’humeur qui fait la maladie. La rate s’enfle & se désenflé parintervalcs ; dans ses uns ; & dans les autres , malgré tous les remè-des , lc plus souvent elle demeure également grosse , Sc ces derniersfont plus en danger , & sont menacez d’hydropilìe. On voie des per-sonnes ne ressentir aucune incommodité pendant toute Lui vie, d’unschirre à la rate. Si la rare s’enflamme , on sent à Fhypochondre gau-che une tumeur dure avec des batremens douloureux , Sc le maladea une fièvre véhémente Sc continue avec une soif très-ardente. Bien-tôt la langue se charge dune crasse noire, l’appécic manque , la respi-ration d vient difficile & presque éteinte. Si l'abcès & l’ulcere ont suc-cédé à l’i'nflammation de la rate, il en faut juger par les mêmes con-sidéra ions Sc par des signes presque semblables a ceux qui fe voy-ntâ l'occasion dc l’abfccs & de 1 ulcéré du foye.

Remèdes contre les susdits maux de rate.

L’Auteur du Diélionnatre Botanique Sc de la Médecine Charitable,nous donne quelques remèdes a ces maux. Un homme, dit-il , a étéguéri du mal de ra e avec 1e vin blanc , dans lequel on failoit infuserun nouer de limaille d'acier, dont il pnnoit un verre le matin à jeun.On peut user pondant quelque-tcms d’une tifanne faite avec la scolo-pendre ou langue dc cerf, & 1e polytric. Ce remède a étc éprouvépar un homme qui avoit bien dépensé de l’argent en remèdes inuti-íemen-. Buvez le matin à jeun le poids de deux dragmes dc poudrede rate de porc mâle, scchée au four, dans un verre de vin blanc.

11 faut faire bouillir dans de l’eau de fontaine, une rate de bœuf,boire pendant neuf marins un petit verre de cette décoction , puisvous mettrez sechcr ladite rate dans un four, enveloppée de papier ;étant bien scche, vous la réduirez en poudre, que vous partagerezcn neuf partirs , pour ses avaler neuf matins dans un petit verre dela frisure décoction,

Yan Helmont dit avoir éprouvé fur Jui-même se remède fuiVanc.Avalez un verre de vin, dans lequel vous aurez fait bouillir des yeuxd écrevisses ou de can.res, Sc continuez jusqu a guérison, qui arriver*dans peu de jours.

Aurre remède. Prenez deux poignées de feuilles de veiveinej deuxou trois blancs d’œuf, Sc ce qu’il faudra de serine d orge ou de sei-gle. Pi!.z la verveine dans un mortier; étant pilée voris y mettrez lesblancs d’œufs & la farine d’orge , & vous mêlerez le tout ensemble ;dont vous ferez un c .tapláme étendu fur des étoupes de deux doigtsd épaisseur , & dc la grandeur dc la main, que vous appliquerez bienchaud fur la région de la r,te , & l’y laisserez pendant seize heures ;continuez toujours de même jufqu’à l’entiere guérison , qui fera danspeu , comme l’expériincc l’a fait voir. Vous mettrez une compressesur se cataplâmc , Sc sur la compresse une serviette pliée en sept ouhuit doubles. Lc principal effet de ce remède est , qu'il attire commeune cfpece dc soeur toute I’humeur maligne qui est dans la partieaffectée. Ce même remède qui est pour désenfler la rate , est aussibon pour la pleurésie : vous pouvez vous en serVir de la lïicme ma-niéré que pour la rate , l’apliquant fur 1c côté douloureux. '•

Rdte cfìlée & enflée.

Vous cyinnoîtrez î’obíseuction dc la rate , pat la tension Sc la du-reté du core gauche sous les côtes , avec difficulté de respirer , dontlc Malade s’apperçoic particulièrement quand il se presse de man her.

II lent aussi une lassitude aux jambes , fans que se travail Fair précé-dée ; avec l’urine crue fans aucun sédiment. Voici 1e remède à cemal. Faites bouillir une pinte d’eau commune, (celle de fontaine estla meilleure) dans un vaisseau convenable ; lorsqu’elle bouillira, jetiezdedans deux onces de limaille d'acier ; seites-lui prendre encore uftbouillon ou deux, Sc Forez de dessus le feu : faites boire ordinaire-ment dc cette eau au malade à tous ses repas. La même limaille peutservir deux fois , mais là dernjere fois il la faut mettre fur le feuen même-tems que l’eau. Ce remède est bon aussi pour l'opilationdu foye.

La décoction d’écorce de frêne , buë , est bonne à l’opilation dela rate , & à I'hydropisie. L’eau de laquelle ses forgerons trempentleur fer , est bonne à boire pour la rare ; mais dans ce dessein il fautfaire en sorte que cette eau soit pure d’elle-méme , Sc que rien dc sa-le n’en appro-he.

Ponr la rare gonflée, faires bouillir avec un peu d’eau , de la ma-tricaire, & l'appliquez sor la partie , l’ayant mise dans un sachet detoise.

Pisez des feuilles vertes de tabac dans nn mortier avec un peu devinaierc , Sc en appliquez 1e marin fur la région de la rare cn formede caraplâme fait avec 1e marc & le jus , cela est très-propre pourdesopifer ladite partie , Sc cn amollir la dureté.