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tcárs îN cíief des Finances du Roi. La Charge de Surintendant des Tì- jminces fut supprimée en 1661, Sc Mr. Colbert qui succéda pour routesles fonctions à Mr. Touques , ne prit que le titre de Contrôleur - Géné-ral des Finances. Le Cardinal de Richelieu (e fit donner la Charge deGrand-Maître , Chef da Surintendant général du Commerce da de laNavigation. On dit aussi Surintendant des bâtimens du Roi,
SURINTENDANT. Voyez l'Articlc Surintendance.■C’est celui qui a la surintendance fur quelque choie que ce fiait. Maisdans l’Églisc Luthérienne , Surintendant a une signification extraordi-naire , puisque ces Surincendans font des Supéneurs Ecclésiastiques.
II semble que ce Supérieur est dans cette Communion , ce que i’É-Véque est dans la Religion Cítholique-Romaine. Tpifiepus venant duGrec , signifie Surintendant. Cependant ce n est point une méme au-torité dans ces deux fortes de Surincendans ou Évêques.- car cette forted’Évéque chez les Luthériens a un pouvoir bien plus borne : il est feu-lement le premier des Pasteurs, Sc a inspection sur eux. Chaque Prin-ce Luthérien en établir dans certains Diocèses, dont chacun a son Sur-intendant > de qui tous les Ministres particuliers du Diocèse dépen-dent. En quelques endroits il y a des Sunntendms-Généraux , maiscomme il y a beaucoup de choses qu’on ne peut décider íans étte re-vécu d'unc allez grande autorité, que l’on n’a pas voulu confier à unefeule personne , 6 c qu’il peut y avoir des plaintes à porter contre cesSurintendans-Généraux, les Princes ont établi de certains Consistoirescomposez d'Eccléfiastiqucs & de Séculiers choisis par les Souverains,qui jugent en dernier ressort des Causes Ecclésiastiques , & des Surin-tendans mcine. Ces Surincendans - Généraux croient , á proprementparler , des Archevêques. Cette dignité s’abolit peu à peu. II n’y aplus que le Surintendant de Wurtemberg qui prend le titre de Surin-tendant-Général.
SURNOM. Terme qui a rapport atix familles & à 1 '(Economie.D» Chesne a remarqué que les surnoms n’onc été en usage que fousia troisième Race des Rois de France, où les Seigneurs ont commcn.
'cé à prendre le rrom de leurs Terres. On n’cn trouve point avantJ’an 987. Les habiles dans cette forte d’érudition ti.nnent aujourd’huipour certain , que les armoiries r.ussi-bien que les surnoms , n’ontpas commencé avant l’an mille. Voici l’usagc des surnoms. Le surnomest proprement le nom qui convient a une famille paniculiere, ou àune branche de cette famille. Les Romains se donnoient plusieurssurnoms , plusieurs noms de race & de famille. Outre le nom généralde la race (nomen ger.tilitium) ils prenoicnc un nom particulier,qui dis-tinguos les diverses branches de la méme famille , qu on appelloitfit nom ( cognomen .) Ils ajoqtoitnr quelquefois un second surnom , quiétoír donné pour quelque distinction particulière , comme quand ondonna le nom d 'Africain à Scipion. Beaucoup de surnoms font venusda la qualité , de la profession ou du métier qu’exerçoit celui qui leporta le premier, comme Le Fevre, Charpentier , Charron. Du Tilletíòutiènc que tous les surnoms font significatifs, & qu’ils font intelli-gibles à ceux qui savent les Langues anciennes Sc celles de diversesProvinces. Daris la Famille Royale le nom de Bourbon est le nom d’u-ne branche particulière. Sur quoi remarquez que depuis qu’une bran-che du Sang Royal est parvenue à la Couronne, elle qui te son sur-nom pour prendre celui de France ; ainsi oh doit appellcr le Roi,Louis de Fronce , & non pas de Hor.rbon. Cette opinion dépend de larégie immédiatement précédente. Du Cange a remarqué que d’aborddans les actes publics on écrivoit lc surnom sur le nom, comme
ê , 6 c que delà s’est formé le mot surnom. En Suede avant
î’an 1 p 14. personne ne s’en servoít , & le peuple n’y en a point en-core aujourd’hui , non-plu» que dans l’Irlande , la Bohême » lá Polo-gne. Qielques-uns , Faute de surnom , ont pris cn surnom le nomde leur pcrc : cela étoit nécessaire dans les familles qui n’avoienc pointde surnom , pour díst nguer les personnes & les reconnoîcre. II y ena beaucoup de' semblables dans lc Nord, De là viennent aussi cesnoms de famille si fréquens cn Angleterre & dans le Pays Bas, John-son , fanffon ( fils de Jean ) , ’ïhomfin ( fils de Thomas ) , Witliamfon( fils de Guillaume. ) Cet usage dc prendre en surnom le nom de sonpere , est fort ancien. Des Grecs il a passé aux Romains -, Sc delàdans l’Occident ; c’est ce que nous assure Mr. Hua. C est encore ungrand usage cn Moscovie le dessunt Czar à qui on a donné le sur-nom de Grand , sc nommoir aussi du nom de son pere en guise dc sur-nom.
L’étymologie de ce mot vient de supra nomen ,* nomen vient de nós-co {quafinoscimen , ou riotio ): ce rhot noscimen, tenu aujourd’hui pourbarbare , par abréviation est réduit à nomen , mot de bon usage etìLatin, qui en vertu des considérations précédentes , doit signifier toutce qui peut nous amener à la conno’iflànce de toute personne, & mê-me de toutes choses animées Sc inanimées, tout cc qui peut nous fai-re voir quelque idée ou notion , sur tout dune personne.
SURPLOMB. Terme d’Archirecture. On dit qu un mur esi ensurplomb , quand il déversé & qu’il n'est pas à plomb; & l'on dit sur-plomber, pour dire, être en surplomb.
SURPRISE. Terme de Droit, dont on use pout marquer lestromperies , fraudes & stratagèmes subtils dont sc servent les chica-neurs , mauvais plaideurs > & les Procureurs ou Avocats qui préva-riquent, qui usent de collusion avec la contre partie , qui tâchent desurprendre l’intégrité des Juges par des faux-fuyans, des présens, des\royes de subreption & d’obreprion. Ce mot vient du verbe surpren-dre , qui signifie , prendre sur le sait. Par exemple , surprendre unlarron , un adultéré. II signifie aussi en général , prendre quelqu’un ,lui mettre la main sut le corps , le! prendre au corps subitement pourl’ctonner , l'étourdir , & faire dc lui tout ce qu’on veut après lavoirtroublé & mis cn désordre. L’essence de la surprise, dans un sensodieux & criminel , enferme ces idées : on a dessein de préoccuperf'esprit, de lui ôter son mention , de l'ébranler dans son amour pourla justicevoilà cc qu’i! y a dans í* surprise comme terme de Dioit,
S Ú. k.
Une Jcs Panses manque de comparoître devant le juge » c’est parceque les deux Avocats avoient convenu de dìftcrcr : cependant on con-damne par deffaut le nom comparant ce deffaur est une surprise, carles Avocats avoient donné parole qu’on ne íeroit point appeller iaCause. Presque rous les actes, mais íùr-tout les Testametis, sontexposez aux surprises. 11 'n’y a point d’occupacion Sc d’emploi dans lavie civile , qui demande plus d’attention & plus de vigilance , que lavie d’un Plaideur , volontaire ou forcé.
SURQ.UOI. Terme de Droit. C’est une maniéré d’advetbe, quisignifie , non d’une manière interrogative , comme il semble ; maisd'une manière positive & démonstrative, ce que l’on exprime ordinai-rement par cette autre maniéré d’adverbe , sur cela ; Sc pronom cela.marque la chose fur laquelle on répond. La clôture des procès verbauxle fait avec cette formule surquoi nous Commissaire da Conseiller susdit ■avons donné aSe aux Parties.
SUR SÉANCE. Terme de Droit , qui signifie plus particulière-ment & plus ordinairement, le délai gracieux qu’on accorde à ceuxqui sont obligez de payer quelque dette , ou de faire quelque chose.í,es Lettres dc répit qu’on expédie en Chancelerie contiennent desclauses de furséance. Les Arrêts de deffensc qu’on donne en la Cour ;portent furséance de toutes poursuites. En connoíílance de cause on le-vé ks surséances. Quand on ne peut remplir dans le tems convenu làpromesse , lc payement d’une sommé , ou quelqu’autrc engagementSc obligation , on tâche d’obtenir une furséance d’un an , plus oUmoins.
Dans une signification plus étendue que la pré. édente, furséance si-gnifie en général Faction de surseoir , c'est-à-dire, de suspendre ; re-mettre , retarder, différer; Sc i! faut remarquer que ce verbe nc s’em-ployé méme que rarement hors des affaires & des procédures. Voiciquelques façons dc parler dans le Dioit & la Pratique. Dans ces trou-bles da Parlement banni da relégué, on surfit toutes les affaires. n Le défuntRégent a donné ordre d? fait commandement de surseoir la poursuite de quel-ques procès , de surseoir la clôture des comptes de quelques Comptables juf-qu'à nouvel ordre , ou )usqu'a la majorité du Rot. \]n tel Arrêt de laCour porte deffenfis, A cependant surfis , toutes choses demeurant m état.Nota, que ces paroles cependant surfis , trop courtes pour être clai-res , signifient la méme chose que fi on difoit , toutes procédures ;affaires do ailes seront arrêtez do suspendus ; Sc les choses demeureront enétat , signifie que toutes procédures , acíts > affaires da droits suspendusresteront pourtant en leur même vigueur da force , da reprendront cetteméme vigueur , n’étanc pas anéantie par ia furséance , mais assoupie6c dansje silence pour un tems. Quand une femme est condamnée àmort » si elle allègue fa grossesse , on fait surseoir son exécution.
Surseoir vient du verbe supersedere , qui signifie proprement, clansle cours d’une chose , ou dans le cours de mon action , je cesse deme mouvoir Sc d'agir , Sc je commence à m'asseoir , à cesser monaction Sc mouvement. En deux mots , surseoir , c’est , sur ces entre-faites s’affeoir. Voilà 1 énergie du mot au naturel , Sc elle s’accotdcfort bien avec la force du mot dans le sens juridique & figuré.
SURTAUX. Terme dc Droit. Imposition , impôt inique ,exorbitant & tyrannique , au-deffus & contre le droit , ar-dessus dcI’égalitc dans les impositions , & au-dessus du pouvoir du public oudes particuliers- Les oppositions en surtaux sc doivent juger sommai-rement par les Élus , suivant l’Ordonaance. Surtaux est un mot abré-gé de fiirtaxation , du verbe juridique & de police surtaxer , qui signi-fie , taxer trop haut un contribuable à quelque imposition , soit àproportion de la somme imposée sur route une Communauté donçun membre est opprimé, ou à l'égard des forces de chacun des mem-bres de cecre Communauté ou Élection (Ressort) des Élus ou Collec-teurs des Tailles 6c autres taxes. Voyez Taxe,
SURVEILLANT. Terme de Droit Ecclésiastique Sc Épiscopal:car les Évêques sont ainsi appeliez du mot Grec Tpiscopos , qui signi-fie Surveillant. La Discipline Régulière ou Monacale a besoin dc Sur-veillans , & la Discipline Ecclésiastique a aussi besoin de Surveillansou Évêques. Les Pasteurs spirituels doivent veiller fur leurs Troupeaux& Paroisses ; mais les Pasteurs des Pasteurs, qui sont les Évêques ,doiveht surveiller sut les Pasteurs inférieurs. Les Prophètes dans l’an-cíen Testament, outre le nom de Prophète , étoient appeliez,» causede leurs autres grands dons de science, fie prudence & de prévoyance,les Vtdèntes , c’est à-dire , Voyans. La science des Pasteurs leur peutapproprier & appliquer le mot de Videntes , 6c la science sot éminentsqu’exige l'Ëpiscopat leur peur approprier & appliquer le mot de Su-pervidentes , Survoyans. Les Docteurs ordinaires sont comparablesaux Physiciens sensibles , qui ne sc servent que de l’œil naturel pourse rendre éclairez & experts ; mais les Évêques, Fpifiopi , voyent leschoses avec plus détendue & de pénétration , ils ont une vue & unescience suréminente.
SURVÉNANCÈ. Terme de Jurisprudence. Par exemple > fur-venance d'en fans , à laquelle on n’a .pas pensé avant de faite, ou do-nation , ou testament , ou autres dispositions. Mot à mot , surve-nante est l’arrivée, l’avenement d’uné chose que l’on ne prévoyoispoint alors. Sur cela voici îa maxime : Une donation est révocable poursUrvenance d’ensans. Les grâces & dons que fait un homme non ma-rié encore , mais qui peut sc marier licitement & juridiquement, nesont pas des faveurs Sc dons irrévocables : la survenante d'enfans casseSc annulle plusieurs de ces fortes de dons Sc donations. La raison del’esset de cette furvenance d’enfans est fondée fur cette vérité & ccprincipe : Gjtte les Loix de la Nature , inspirées ou innées , font préféra-bles aux volentez même licites d'permises , que peuvent former des par-ticuliers , quoique libres. Leur liberté est pleine & parfaite dans le DroitCivil , mais toujours avec cette restriction » que ce sera fans donneraucune atteinte aux Loix de la Nature humaine , que le Droit Civilpréféré à tous les droits Sc voloatez des particuliers , sor tout impru-dent & fans prévoyance.
SURVIE.