JDeuxVaii-íeaux par-tent de Li-vournel’an 1685.pour allercn Orient.
On efì bat-tu d*unefurieusetempece encôtoyantl’Ifle deCandie.
6 VOYAGE D’ORIENT;qui dévoient aller de Conserve julquesen Chypre , fut prete , les Officiers &l’equipage qui se tenoient pour lors à larade, nous donnerent bien de Inoccupa-tion durant tout ce f tint teins. Nous lesconfelîàmes & les communiâmes pres-que tous, & comme on ne leurpermet-toit point d’aller à terre , nous fimes duplus grand des Navires une Eglise flot-tante., où tout le monde etant aílèmblétrouva de quoi contenter íà dévotion dansles exercices de pieté que nous eumesíòin d’y établir.
Quelques jours aprés on vint nousavertir qu’on etoit prêt à lever l’ancre,& qu’ainsi il falloitau plutôt prendre nosplaces, en attendant que le vent favora-ble qu’on eljteroit dans peu, nous don-nât moyen de mettre à la voile. II ne tar-da pas long-tems à venir , car le memejour de notre embarquement, qui fut letreizième Janvier de Tannée mil six centquatre-vingt-cinq , s’etant elevé un peuavant minuit tel que nous le fouhaittions,on appareilla avec toute la diligence pos-sible , de sorte que le lendemain nous per-dîmes de veue les Isles de Capraia, d’El-be, &de Sardaigne.
De tous les accidens qui traveríerentnotre navigation, celuy qui nous décon-certa le plus , fut une tempete furieusedont nous fumes battus en côtoyant laCandie, aprés avoir essuyé quelques joursauparavant un calme extremement en-nuyeux. Ce fut le vingt-unieme de Jan-vier,