LIVRE PREMIER. rzm’entendoit, & queje n’entcndois per-íbnne , lanuitquiesl un teins de repos,etoit pour moy un supplice cruel, en unmot la vie de Caravane que je n’avois ja-mais éprouvée, m’incommodoit si fort,que si Dieu ne m’eut soutenu d’une façonparticulière , j’aurois infailliblementiùc-combé dés les premiers jours que je mevis dans la neceflìté de m’y accoutumer.Envoicy à peu prés un petit détail.
Le matin on se leve avant la pointe du Maniéréjour, lùrtoutdans lestems que les cha- dont onleurs ne font pas encore bien grandes,on marche ordinairement julqu’à midyou environ, ou pour mieux dire juíqu’àce qu’on ait trouvé un endroit où il y aitdc l’eau pour le soulagement des hom-mes & des chevaux : On s’arrete durantdeux heures en attendant que les uns &les autres íè soient un peu refaits, & pourlors il faut se contenter de quelques fruitsque l’on mange, faute de teins & de boispour faire cuire autre chose qu’un peude café qu’on a encore allez de peine àprcparcr. On remonte à cheval aprés cet-te alte de deux heures, & on continue íàroute jusqu’à la nuit, qu’on choisit com-me le matin un poste propre à camper.
Quand on en a trouvé un commode, ony fait un eípece de retranchement qu’onentoure dc cordeaux, qui servent à atta-cher durant la nuit les chevaux de laCa-ravane. Ensuite on porte au milieu toutle bagage & toutes les marchandises, au-tour deíquellcs on a foin de se ranger a P-