LIVRE TROISIEME. 169là mcme qui ne faisoient encore qued’arriver: Ils etoient partis de Pékin aprésavoir entendu la Mesiè dans la Maiíòndes Jeíûites, le jour de Saint Pierre &de Saint Paul, & ils etoient de retourvers la Fête de Toussains de la memeannée à Moskou , òù ils attendoient lafin de l’hyver pour aller à Tobolskjoin-dre les Caravanes qui en partent réguliè-rement chaque année , afin de recom-mencer en leur Compagnie un nouveauvoyage.
Aprés tous ces eclairciíïèmens íbr les-quels j’ay cru devoir insister plus particu-lièrement , je ne doute pas qu’on ne íedefallè enfin de toutes les faustès idéesqu’on s’etoit formées juíqu’à cette heuretouchant la distance de l’Europe à la Chi-ne, & qu’on ne se laiflè convaincre, quede toutes les voyes pour arriver à ce flo-rissant Empire , celle que prennent au- v
jourd’huy les Moscovites, est fans con-tredit la plus sure & la plus courte qu’onpuislè choilìr.
Mais outre ces avantages qui ne íònt Commo-pas peu considérables, la commodité des dlt . cz <iesvoitures contribue encore beaucoup a ^ onadoucir les fatigues inséparables de cette prend à,forte de voyages. On part ordinairement ce v0 >' a g e -de Moskou a la fin du mois de Fevrier;
& comme les neiges íònt en ce tems-làplus battues &plus solides, à cause de laquantité de traîneaux qui paílent conti-nuellement deííùs, qu’elles ne le íòntau commcnceijient de l’hyver, les Voya-H gcurs