180 VOYAGE DE LA CHINE,une quantité iì prodigieuse de Joncs ma-rias , qu’on prendroit íòn embouchurepour une véritable foret. Cet obstacleí'eroit pourtant bientôt levé si les joncsqui le forment, etoient semblables à ceuxqu’on voìt astèz • communément danstoutes nos rivières ; mais on m’a assuréqu’ils sont d’une groslèur íì enorme, qu’unhomme auroit de la peine à en embras-ser un ; par ou l’on peut juger que cene sèroit pas un moindre travail denet-toicr ce pastage , que de couper , ouplutôt d’arracncr les plus gros arbres d’u-ne foret entiere.
Ces rivières, quelque bizarres qu’el-les soient, ne laissent pas d’etre d’un grandsecours aux Moscovites pour traverserplus commodément tous ces vastes paisqui sont depuis la Sibérie jusqu’à l’Êm-pire de la Chine : car outre qu’on vaplus aisément dessus, lorsqu’elles sontglacées, qu’on ne seroit par terre, où leschemins ne peuvent etre si unis , ellesfont beaucoup plus navigables du cotéde leur source , qu’elles ne le sont versl’extremité de leurs cours, & quoi qu’enles remontant on trouve quelques chu-tes d eau , il s’en faut pourtant de beau-coup qu’clles ne soient auffi profondes& auffi dangereuses que celles qu’on ren-t’àìr qui contre du coté de leur embouchure.
cascades Ce Y a de P lus remarquable ende plusieurs ces lauts, est que l’air d’alentour est toutrivières ex embaumé , & qu’il répand une odeur stodlurTres- a ZrLable, qu’il semble qu’on brille en ces