LIVRE TROISIEME. 183serve qu’il n’auroit fallu faire dans d’aù- l’Amhassa-tres circonstances, elle servit aux Mos- de qu ’ llscovites de raison & de prétexte , pour en^rance*nous refuser le paílàge que nous leur pour nous 'avioils demandé dés les premiers jours ref “ sc ^ ^de notre arrivée à Moskou. u Sibérie*
Comme les bouter extraordinairesdont le Roy comble chaque jour notreCompagnie, ne font pas inconnues auxpeuples étrangers, & que rien ne nousautorise d'avantage parmi eux dans tou-tes nos fonctions, que la protection dontce Monarque également estimé & craintdans tout le monde , veut bien nous ho-norer en quelque endroit que noussoyons, les Moscovites se persuadèrentque le zele que fa Majesté fait paroitrepour tout ce qui regarde la gloire deDieu , pourroit contribuer à bien fairerecevoir en France l’AmbaíIàdeur qu’ils- y envoyoient.
II ne s’agissoit plus que de trouver unprétexté pour nous congedier honnête-ment , & pour nous engager en meme-tems à retourner en France, pour y re-présenter les avantages que nous pour-rions trouver dans le pastàge de la Sibé-rie. II se présenta aisément à eux : Carayant appris de cette cípece de Com- •miliaires qui nous avoient interrogez se-lon la coutume, que nous étions venusde Perse en Moscovie sans aucune let-tre de recommandation , & meme lanspaíïè-port , ils nous dirent que ne pou-vant s’aíTurer de nous fur aucun témoi-gnage