LIVRE TROISIEME. 191pour recouvrer les places que les Turcs vent Jeavoient enlevées à. la Perse il y a deià dec arer ,quelques années, mais que ce Prince ne <, ran d sdvouloir point reconquérir aux dépens gneur.de son repos & de son plaisir, auquelil sacrifie toutes choies. Outre que vA-tamadoulct , c’est-à-dire le grand Vìsirdel’Empire , etoit bien éloigné de faire laguerre aux Ottomans, soit que le succèslui en parut douteux , soit encore , cequi est plus vray-semblable , qu’il vou-lut se faire une mérité auprès du grandSeigneur , d’avoir détourné le furieuxorage dont son Empire etoit menacé.D’ailleurs il ne fut pas marri de luy té-moigner par-là l’attachemenr qu’il avoirpour la Religion des Sunni , dont il fai-loit profession , tout Persan qu’il etoit,
& quelque engagement où le mit sa Char-ge d’etre du moins à l’exterieur undes plus zélés défenseurs de la sected’Aly.
Quelque motif qu’eut le Chà de Per-so pour ne se pas rendre à toutes les rai-sons que plusieurs Ambaíïàdeurs des Prin-ces d'Europe lui representerent souvent,il est fur que la réponse qu’il fit aux der-nieres Lettres qu’il reçut de leur part,ne portoit autre chose , si non qu’il yavoit encore un voile quil’empechoitdevoir clair dans toutes les affaires qu’ilslui proposoient ; & c’est ce que conte-noient en substance celles dont etoitchargé 1 c Religieux Allemand, qui etoitun saint Homme, avec qui nous traver-
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