i 9 8 VOYAGE DE MOSCOVIE,douceur qu’il avoir ressentie au fond defamé, depuis cet heureux moment.Abjuration La conversion de cet Infidèle fut fui-thcrìcn 11 " v ‘ c S ucl S ue tcms aprés de celle d’un Lu-Hongrois. therien Hongrois, que j'avois toujourspris pour un fort zélé Catholique ; iletoit assidu a tous les sermons que jefaisois , & íà conduite reglée repondoitaller à l’idée que je m etois formée deluy , avant que de le bien connoitre.Aussi tus-je extremementsurpris, quandil vint me déclarer , un jour que je m’yattendois le moins , l’aveugleinent oùil avoir vécu jusques alors, & la résolu-tion lìncere oú il etoit d’obeir à la voixde Dieu , qui le pressoir fortement dequitter son erreur. Comme il etoit par-faitement instruit de tous les points denotre Religion, & qu’il enparoistòitex-traordinairement convaincu , je n’eus*què la peine de recevoir son abjuration,& de le preparer ensuite à recevoir lesautres Sacremens de 1 Eglise.
Cependant quelque occupé que je fias-se des fonctions propres de mon mini-stère, & quelque consolation que le Cielm’y fit goûter , je ne laislày pas depenser aux moyens de concerter sûre-ment le grand dessein qui nous avoirobligez de venir en Pologne.
La nécessité où je me vis d’cntrenirun commerce de lettres avec mon Com-pagnon, qui etoit en France, me fit re-courir à Monsieur le Marquis de I3e-thune pour me l’asiùrer avec moins de
pei-