LIVRE QUATRIEME, iççpeine. Ce Seigneur qui est depuis long-tcms à la Cour de Pologne me lit con-noitre dans cette occasion , & en plu-sieurs autres qui se presenterent dans lafuite , non seulement cet attachementqui est héréditaire à toute Ci Famille pournotre Compagnie ; mais encore tout lezele que le plus Grand & le plus Chré-tien de tous les Rois puisiè exiger d’unde ses plus fideles Ministres.
Quand il eut appris par la lettre queje me donnai l’honneur de luy ecrire,le motif qui m’avoit porté à luy deman-der íà protection , outre les assurancesqu’il voulut bien dés-lors m’en donnerde la maniéré du monde la plus obli-geante , il eut encore la bonté d’entre-tenir de notre deílèin fa Majesté Polo-noisc, de qui il apprit des choses si par-ticulières,touchant la route que nous vou-lions aller decouxstir, qu’il m’engagea d’al-ler bientôt à la Cour pour y puiser, com-me dans la source, les belles Assures lu-mières qui nous auroient été d’uu si grandsecours, si nous avions pu vaincre l'oblìi-nation des Moscovites.
En effet, quand on sçut en France,combien le Roy de Pologne, qui est unPrince des plus curieux & des plus éclai-rez qu’il y ait en Europe, s’embloit s’in-tercllêr dans cette découverte , & com-bien la proximité de ses Etats avec ceux
de Moscovie, pouvoit nous en faciliter,, . 7 . r , ,, , Mon voya-
1 exécution , je reçus, ordre daller luy ^abCourpresenter mes respects & implorer son au- aepoiogne.
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