aoa VOYAGE DE MOSCOVIE,régulière , ne veuillent permettre à quel-que Mathématicien plus habile qu’euxde les prendre.
Quelque imparfait que soit ce Routier,par la raison que je viens de dire , jen’ai pas laislé de l’inserer dans cet Ou-vrage , pour faire voir comme d’un clind’œil tous ces grands & vastes Païs quinous avoient été inconus jusqu’à cetteheure , & pour representer en meme-tems lesConquetes des Moscovites, dontl’Empire n’est presque plus borné du co-té de l’Orient que par la fameuse mu-raille que les Empereurs dc la Chineavoient autrefois fait bâtir pour empê-cher les incursions des Tartares Occi-dentaux.
Comme ce que j’ai dejà dit dans leLivre précédent de la route que tiennentles Moscovites pour se rendre à la Chi-ne, en est tiré en partie des mémoires quele Roy de Pologne me fit la grâce deme communiquer , & que d’aillcurs jen’ay eu d’autre peine dans la fuite quede m’aslùrer à loisir des connoilíàncesqu’il eut la bonté de me donner pourlors, il íèroit inutile de le repeter ici,puisqu’aussi bien je n’ay rien a y ajouter,fi-non qu’on peut compter d'autant plussûrement fur la vérité de tout ce quej’aiécrit de la facilité qu’on trouve à faire leVoyage de la Chine par terre , qu’onavoit cru jusqu’à prelènt impraticable,qu il apaisé par l’examen du Prince leplus éclairé & le plus incapable de se lais-