LIVRE QUATRIEME. 209possible , à ne tien épargner pour obte-nir de ses Supérieurs la grâce dont faprofonde humilité le faisoit croire indi-gne , quoiqu’i> la désirât avec une pas-sion extrême. II me crut, & à force deApplications & de prières réitérées, ilsurmonta tous les obstacles qui s’oppo-íòient à l’accompliíïèment de ses- saintsdésirs.
La Langue EfcIavone'& Russienneque ces deux Missionaires entendoientparfaitement , nous mettoient en étatavec la Turque. & la Tartare , que lePere Barnabé & moy- íçavions alors sut-fisemment, de traverser la Sibérie & tou-te la grande Tartarie, juíqu’aux confinsde la Chine , sens avoir besoin d’aucunIntreprete etranger, & c’cst pour cela quenous engageâmes la Pologne à entrer dan»notre destein , & à s’unir à nous pourdécouvrir aisément ce paslàge , qui eutété dans la sente d’autant plus avantageuxà toute notre Compagnie, qu’il iem-bloit nous affiirer la communicationavec les Pais du monde lés plus éloig-nez.
On n’eut pas plutôt íçu en France lesheureuses dispositions que j’avois trouvedu coté «des Peres Polonois pour avan-cer l’ouvrage de Dieu , qu’on travaillaavec toute la diligence possible à nousprocurer tous les secours qu'on jugea ca-pables dc nous en faciliter de plus enplus l’executiom
Le Pere Barnabé qui sçavoit mieux
que