LIVRE QUATRIEME, mcteur , se perdit malheureusement danscette funeste traverse , voulut m’eprou-ver de nouveau , & me disposer par cecoup le plus sensible dont j’aye jamaiâété frappé , à une infinité d’autresqueíamain adorable me fit ressentir dans lafuite.
Quoique cet accident terrible arrivatdans le tems meme que j’ctois à Danzicouj’en eus quelques secrets preslènti-mens , je ne le íçus certainement quequelque-tems aprés, & c’est ce qui m’em-pecha de prendre dés lors les mesuresneceílàires pour réparer une perte si con-sidérable , aussi prompte qu’il eut été àsouhaiter. Quelque vive que fut la dou-leur que me causerent les tristes aslìl-rances que j’en reçus âpres , tant du co-té de France, que d’Amsterdam & de Ieracbc áeHambourg , Dieu me fft la grâce de ne renouerm’y pas laislèr tellement abatte qu'il ne nout lle( -m’inspirat en meme tems le courage de ^ment de-renouer encore un dessein qui nous avoit concerteconté tant de peines, & que le seulmo-.P ar linetif de fa gloire pouvoit m’obliger depousser aprés toutes les oppositions dont bie.je l’avois vu traverser.
je me trouvois à la vérité plus em-barastë que jamais : nous avions perdudans le naufrage fatal de nos Compa-gnons tous les secours qu’ils nous por-toient. L’accueil peu favorable que s’e-toieut attirer par leur mauvaise conduiteles Ambassadeurs Moscovites qui avoient
paru