le quitteE>anuicpour allera Grodnooà secemijla Diete,dansi’efperance A’ytrouverquelquerestòurce.
212 VOYAGE DE MOSCOVIE,paru en France nous faiíòit beaucoup ap-préhender de la Cour de Moskou , ac-coutumée à tout sacrifier à son reíenti-ment ;les semences de la guerre que laF'rance a fait depuis à F Allemagne aveclaquelle les Cïars venoient de conclureune Ligue , commençoient dejààallar-mer la Moscovie ; tout celà dis-je,sembloit déconcerter cntíerement notreprojet, & rompre toutes les mesures quenous aurions pu prendre dans d’autres cir-constances moins fâcheuses. Je ne laislaipourtant pas d’eíperer meme dés- lorscontre toute esperance , de commen-cer à agir avec d’autafit plus de confiance,que j’etois plus convaincu , combienpeu je devois compter íur les secours pu-rement humains, dontj’avois éprouvél'inutilité en tant de distèrentes ren-contres.
Dans le rems que j’ctois à Dantzic toutoccupé de notre malheur , la Diete dePologne se tenoit à Grodno, qui est unepetite Ville de Lithuanie , ou le Comtede Syri, dont je parlerai bientôt, s’e-toit aussi rendu, pour tacher d’obtenirdu Roy & de la République assemblée,l’Ambaí&de dé Perse dont il avoir étéchargé quelques autres fois, & dont ileíperoit dans la luire de plus grands avan-tages pour la Chrétienté , queçeuxqu’ilavoir pu ménager jusques àlors auprèsdu Cha.
Comme il rrfavoit témoigné des bou-ler extraordinaires durant le séjour que
j’avois