je m’arretequelques.jours à Ko*nisberg enconsidéra-rion desCarholiques, quiy font engranduojrbre.
214 VOYAGE DE MOSCOVIE.
On se promene dans cette machineqm restèmble aílèv. à un char de triom-phe , trainë par un cheval qui court àtoute bride sens preíque se fatiguer , &qui nonobstant la rapidité incroyabledont il emporte ceux qui le pouslènt,ne leur fait refièntir aucun autre mou-vement que celui qui est necellaire, pourles convaincre qu’íls ne restent pas tou-jours dans le meme endroit.
Quelque nécessité qu’il y eutd’arriverà Grodno avant la fin de la Diette , jefus obligé de m’arreter 4u lques jours àKoningsberg pour contenter la dévotionde plulîeurs Catholiques, que le com-merce a attirer, dans cette Ville sujetteà l’Electeur de Brandebourg. Commeil y avoir parmy eux un grand nombrede personnes qui ne s’etoient approchéesdepuis long-tems des Sacrements , fautede trouver quelqu’un qui sçutleur Lan-gue; à peine fut-on averti de mon arri-vée, que tout ce qu’il y avoit de Fran-çois & d’Italiens vinrent en foule sccon-fieílèr & puiser dans les divins Mystèresles forces neceslàires pour se soutenircontre l’Herefìe, dont l’exercice se faitpubliquement dans cette Ville Protestan-te & qui peut aisément corrompre lecœur , lors meme qu’elle ne peut don-ner aucune atteinte à l’eíprit.
Apres leur avoir sacrifié le tems quej’avois destiné à d’autres occupationsqu’à celles où ils m’engagerent, je tachaide le réparer dans la fuite par la diligence
que