LIVRE QUATRIEME, rripourtant obligé de dire à ía louange, qu’il11’^toit pas moins appliqué à soutenir ceuxde la Religion & de son Prince , qu’ìll’etoit à ménager les siens propres.
Les coups d’autorité qu’il a fait plusd’une fois à Ispahan & ailleurs, pour re-tirer des mains des Infidèles , de mal-heureux Chrétiens, qui avoient eu la lâ-cheté de renoncer àleurFoy, font allerconnus de tous les Millionnaires qui fontrépandus dans la Perse, &je Içay moy-meme de source, avec quelle hauteur iltraita quelques uns des premiers Offi-ciers de la Cour , qui etoient venus dcla part du Chá lui faire des propositions,qui auroient peutetre ébranlé un cœurmoins attaché au Christianisme, que ncl’etoit le sien.
Ce sut cet attachement sincere à la FoyCatholique, qui le porta à établir à 8cha-înait i une résidence de Miísionaires quipuisent travailler à la conversion des Ar-méniens & des autres peuples Schisma-tiques & Infidèles , que le negoce attireen foule dans cette Ville.
Ce fut aussi par ce meme esprit , queparmi tous les pouvoirs qu’il demandaau Roy de Pologne , la derniere foisqu’il fut envoyé en Perse, il pria surtoutsa Majesté de vouloir autoriser le deíseinqu’il avoir de procurer des etabliísemensaux Ouvriers Apostoliques dans toute re-tendue de l’Empire du Chá, où il y au-roit quelque eíperance de s’employer uti-lement au salut des âmes , & qu’il enK 3. con-
toutes sesAmbaflâ-des » poufla Religio*Catholi-que.