2ii VOYAGE DE MOSCOVIE,conduisit lui-memc plusieurs au Levant,qui se lònt depuis dispersez dans tous lesendroits , où l’on a cru recueillir uneplus ample moisson.
Sincere Mais quelque véritable que me parut
pieté du fo n 7c j e j’auroís peu compté deíìùs. s’il
Syii- n avoit été íoutenu par une conduite ega-lement regulicre & édifiante ; aussi puis-je aíìùrer aprés savoir étudié avec autantd’application quai scpuisiè , que je n’ayjamais rien remarqué en luy qui ne sentití'honnete homme , & qui ne sut 'digned un parfait Chrétien. II a eu la bonté deme découvrir íès sentimens les plus ca-chez , & de me taire durant prés d uneannée le dépositaire de la conscience ; <3cc'est la connoiílànce particulière qu’ilm'avoit donnée de son cœur, qui m’obli-gc de dire que j’ay vu peu de personnesde son caractère plus pénétrées de Dieu,& qui fongcaslênt plus sérieusement àleur íalut/ll lè conseslòitregulierementtous les mois & approchoit aussi souventde la sainte Table; maisc'etoittoujoursavec des marques d’une foy si vive , &avec une si grande abondance de larmes,qu'il auroit inspiré de la dévotion auxplus insensibles.
Quoique le Comte de Syri soit peuconnu en France , jc me sens pourtantobligé, tant par le désir lincere que j’ai depublier la vérité, que par les engagemensd'unejusterecounoislánce , de rendre cctémoignage à là vertu, puisqu’outre sonmente qui l’a toujours tait estimer de
tou-