DE J U L F A. 525ce qu’il falloit faire , pour profiter de lagrâce dont il lailòit part à tous les Chré-tiens. Le Clergé Latin composé de dou-ze Missionnaires, tous en chape & d’au-tant de nos Ecolliers Francs, tous ensurplis , ayant à leur tcte Monseigneurl’Evequc de Bagdat y parut d’un coté,& de l’autre le Clergé Arménien, com-posé de trois Prêtres, quatre ou cinqDiacres , & de grand nombre déjeunesenfans, qui sont au íèrvice de cette Egli-se , ayant à leur tete deux Vertabiets,Archevêques Catholiques déclarez de-puis quelque tems pour l’Eglise Ro-maine.
L’aâion commença par la grand’Messe , chantée en latin avec Diacre & Sousdiacre par Monseigneur de Bagdat, assiífé des autres Missionnaires , & desnos Ecolliers, qui firent en cette occa-sion les choses avec autant d’exactitudcyde régularité & de modesiie qu’on pou-roit le taire en France dans une EgliseCathédrale : A l’Oifertoire l'Archevê-que Michel, qui résidé dans l’EgliledesCherimanis, s’avançaau milieu ae Y Au^.tel, & aprés avoir mis la BulleduSaintPcre fur ía tete , il commença par lalire à haute voix , & l’expliqua en peude parolles , en fuite dequoi le R. P.Helie Provincial des RR. PP. Carmes :qui poíîède parfaitement bien la LangueArménienne , fit un fort beau sermon,pour en faire mieux comprendre l’im-portance & en meme-terns enseigner aux