* 5 o RELATION
se des RR. PP. Dominicains que cette
Prédication fut faite.
Le lendemain qui fut le Samcdy jeprechay dans l’Egliíe des Cherimanis laterrible , mais confiante vérité du petitnombre des Prédestinez, qui étonna toutle monde , d'autant plus que je fis voirqu elle ne íè devoit pas entendre feule-ment des Infidèles ou des Hérétiques,mais encore des Chrétiens & des Ca-tholiques. Icy j'ay remarqué ce que pa-vois dejì remarqué en France en faisantla Mission parmy les Huguenots,que pourconvertir les Hérétiques, & les Schis-matiques, la meilleure maniéré est deleur prêcher les veritez eternelles , &les terribles maximes de notre Religion,qui leur etant exposées d une maniérésimple , mais pourtant forte & pathéti-que , les frappent & leur font dire icyce que je leur ay ouy dire un jour enFrance : nos. Ministres & nos Vcrta-bicts nous trompent, & jamais ils nenous ont prêché comme cela.
Le memeSamedi, je fiscequej’avoisfait auparavant. J’allay de maison en mai-son inculquer cequ’on difoit dans les E-gliíès pour disposer tout le monde à ga-gner le Jubilé. Mais surtout j’allay cher-cher les Esclaves & les personnes aban-données , afin que pauvres & riches,aveugles & boiteux , tous vinssent augrand banquet du Pere de Famille quietoit préparé pour tous. On commençaà m’amener des femmes qui. vouloieut
le