3 1 Discours fur la maniéré
yeux n’en disent rien. II approche-ra donc la montre de son oreille ,& il entendra un bruit sourd, telque celui d’un ressort qui se dé-tend peu à peu. II sentira de plusfous ses doigts faction vive & re-nouvellée de ce reílòrt. Soulevantenfin cette montre avec la main ,il s’appercevra que son poids n’estpoint en raison réciproque de sonvolume, & il en conclura que dansl’ínterieur il doit y avoir du vuide 'ou des parties détachées les unesdes autres , comme des roues ap-paremment de cuivre portées furdes essieux de fer , que le ressortfait mouvoir, & qui à leur tourfont mouvoir l’aiguille. C’est ainsique les connoisiances s’acquierenten détail , & qu’à force d’interro-ger la Nature , on parvient à luienlever quelqu’un de ses mystérieuxproblèmes.
Je dois convenir cependant qu’ily a des propriétés generales , qui
se