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& j’avouë de plus qu’il faut desPrinces riches & puiflàns , pourentreprendre de pareils ouvrages.Mais doit-on rien épargner, quandil s’agit du bien public ? N’est-cepoint là le principal objet d’ungouvernement sage & éclairé ? Onmontre auprès du Vieux-Caire unegrande enceinte de murailles , queles Turcs appellent encore aujour-d’hui les Greniers de Joseph. Ilsont foin d’y tenir en tout teins uneabondante provision de Legumes& de Grains. Quoique cet Ouvra-ge ne soit pas vrai-semblablementdu Patriarche dont il porte le nom,tous les Voyageurs conviennent ce-pendant qu’il en est bien digne, &qu’il donne Vidée d’un Prince bien-faisant , d’un Titus ou d’un MarcAntonin.
Dans toute l’Afrique » il y a despuits très-profonds, creusés au mi-lieu des rochers , & qui font secsen tout tems : les Arabes les nom-ment