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la chaussée, & y passent avec une ffìvîtesie incroyable. A peine les peut- Pon luivre des yeux. Par ce moyen taun grand nombre de Saumons é- fa»chapperoit aux pêcheurs , s’ils n a- t’dhvoient attention de s’embarquer œídans de petits Bateaux plats, & de Wse couler le longdelachauíïêe, en iiiy tendant des filets, dont les mail- kles font extrêmement ferrées. Tout très-le Poisson qui s’y prend, est aussitôt fa fporté dans le reíervoir, où il fe dé- joi/igorge , & acquiert un goût plus four:délicieux. Car il est à propos de re- Mmarquer qu’au contraire des Ani- kmaux terrestres qu'il faut nourrir fLavec foin, pour les trouver & lesmanger meilleurs, les Poissons ont (1)besoin de jeûner quelques jours, &d’être retenus en eau courante ,pour devenir un mets plus agréa* feble & plus ftateur. ^
J’ai dit que les Saumons passoient 4à travers les pieux qui forment la ‘i«chaussée de Châteaulin , quoique jj