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Tome 1.
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8l ALIC. ALIS.

ble a la noix du cocos, mais qui ue vaut rien a

ma Oi S i e dre de l’écorce, en la battant, une espace defilasse qu’on file, & dont on fait des toiles presqueaussi belles que celles de chanvre. Voyez. I Articledit Commerce , où l'on parle de celui de la base E-

tht °T ALIMENT. C’est un terme de Médecine gé-néralement fort en usage-aujourd’hui pour -signifiertout ce qui sert a la nourriture de l’homme. Celledes Animaux fe nomme Pâture , si les Animaux nevivent que d’herbages ; & Proie , s’ils font Carna-

Les Alimens font de deux fortes , des solides, &des liquides. Ceux de la première forte, font lesViandes , & ceux de la seconde, la Boison. Ou entendproprement par Aliment, tout ce qui eft prepare ouprêt a manger & 'a boire. Les matières qui ferventa préparer ou a composer les differens mets , ouAlimens dans les Cuisines, & que l’on sert fur lestables, font appellées Denrées , parmi lesquelles ily en a qui fervent d’Alimens simples , & n’ont pasbesoin de préparation.

Ces matières ou denrées font la plus grande par-tie du Commerce, dans tous les Pais du monde ,comme chez les Marchands Grainiers, les Grains,les Légumes , &c. chez les Boulangers, le Painde plusieurs fortes ; chez les Bouchers , la viande,ou la chair de divers Animaux; chez les Rôtisseurs,la volaille & le gibier ; chez les Pâtissiers, toutesfortes de pâtisseries; chez les Pêcheurs, ou les Pois-sonniers & Poissonnières , diverses espèces de pois-son; chez les Epiciers & Confiseurs, les Fruitssecs, les Sucreries, les Confitures, le Chocolat, leCassé, le Thé, les Epiceries , &c. & enfin chezles Revendeuses furies marchés, le jardinage, &les fruits domestiques. Les Marchands de Vin, deBière,, de Cidre, de Poiré, d’Eaux - de - vie, &c.& les Distillateurs de Liqueurs , font ceux quifournissent toutes, fortes de boissons.

Mr. Savary a fait connoître toutes ces sortes deMarchandises & de Denrées , dans des Articles par-ticuliers , qu’on trouvera a leurs places, dans ceDictionnaire.

Ceux qui voudront s’instruire amplement de lanature & de l’ufage des Alimens, par rapport k lasanté,‘ n’auront qu’a lire les excellens Traités quiont paru depuis le commencement de ce siécle ;comme le Traité des Alimens par Mr, Lemery lefils, imprimé a Paris , en 1705-. FEsai sur la santé& les moyens de prolonger la vie , par Mr. Cheyne ,traduit de l Anglais, à. Paris en 1725. & enfin, FEs-sai sur la nature & le choix des Alimens , par Mr.Arbuthnot, traduit auffi de FAnglois en 1741. Ontrouvera de quoi fe satisfaire dans tous ces Auteurs.

La Pâture sèche du Bétail, est aussi un objet deCommerce, comme le Foin, la Paille, l’Avoine &l’Orge , que l’on peut voir aussi dans leurs pro-pres Articles.

ALIPON. Voyez. Alypon.

ALIQUANTE. Terme de Géométrie & d'Arith-métique.

On appelle Partie Aliquante, celle qui étant pri-le plusieurs fois avec une de íes parties aliquotes,compote un nombre ou une quantité. Voyez. Par-ties Aeiquantes. ;

ALIQUOTE. Les Parties Aliquotes font cellesqui iont plusieurs fois comprises dans un nombre.Voyez. Parties Aliquotes.

ALISIER. C’est un genre d’Arbre qui en com-prend cinq especes. La principale , qui croît abon-damment en Suisse parmi les rochers, & fur les mon-ragnes n’est guère d’usage, excepté un peu le fruitqu on fait ficher en quelques endroits pour s’en ser-vir en hiver contre la toux, comme on fait des Ju-jubes , pour faire cracher & débarrasser les poû-Diction. de Commerce, Tom. I.

ALI. ALK. U

mOttSi Son bois est peu utile, ainsi l'on n’en faitaucun commerce. ..

Mr. Savary ayant crû que cet Arbre étoit lsmême que celui de Micacoulier , ( ou plutôt Mico-coulier i comme il faut écrire ) c’est Ce qui lui avoitdonné lieu d’en faire ici un petit articio : mais c’estune erreur qu’il avoit peut-être tirée de C. Bauhin,qui l’avoit l’extrait de Lobel , qu’on trouve encoredans la traduction Françoise de Pline par Antoine .dit Pinet. Quoi qu’il en soit, ces deux genres d’Ar-bre font très différens dans leurs caractères. L’Ali-sier, qui croît rarement dans les païs chauds, où leMicocoulier abonde, donne une fleur composée decinq pétales, & de 20 étamines, entourées d’un ca-lice a une pièce ; au lieu que le Micocoulier n’endonne. qu’une de quatre pétales & d’autant d’éta-mines,fans aucun calice. Le fruit du premier ren-ferme deux semences ou pépins, & celui du se-cond n’en renferme qu’une dans un petit nóïau.Ces différences font connues parfaitement des Bo-tanistes modernes. .

Le .vrai nom de l’Alisier en Latin, est Cratcegus.Quelques-uns le nomment Aria. II n’en est pointparlé dans Pline. Ce genre appartient a la XXI e .Classe de Tournesort.

Mr. AJlruc a suivi aussi la même erreur dans sonHistoire naturelle du Languedoc , en parlant des bel-les fourches que l’on en fabrique aux environs d’A-lais, & dont on fait Commerce presque par toutela France, lesquelles font façonnées avec art furles branches memes de l’Arbre de Micocoulier quiabonde en ce lieu la. II l’a pris par la même erreurpour une espèce d’Alisier. Voyez Farticle de Mico-coulier , où inobservation de Mr. Aftruc fur cesfourches est inférée.

■f ALKEKENGE. Ce nom Arabe est fort usitéen François. pour signifier. une plante médicinaledont les Apoticaires fe fervent beaucoup , enfaisant entrer son fruit dans les apozémes, lesdécoctions & les ptifanes apéritives & diuréti-ques : Car ce fruit, qui est une grosse baye enforme de cerise , enfermée dans une espèce degrande vessie ou coque , est sort estimé contrela gravelle ôc les rétentions (surine , la jaunisse ,l’hydropisie & la colique ; on le fait aussi en-trer dans plusieurs autres compositions de Phar-macie , comme on le peut voir dans FHifloiredes Plantes usuelles par Mr. Chomel. La descrip-tion de cette plante fe trouve dans le Diction-naire des Drogues par Lemery. On fait dans lespaïs chauds avec ce fruit & du moût, au tems desvendanges, un vin excellent pour en user dans lesmaux dont je viens de parler. Cette plante enfinentre dans le petit Commerce des Herboristes quíhabitent dans. les grandes villes, & les Droguistesvendent aussi des bayes sèches de cette plante,comme faisant partie de leur commerce en végé-taux de forme sèche.

Le commun Peuple des environs de Paris nom-me cette plante Copier et , ou Coquerelle , a causede ses coques ou vessies. Les Anciens Pont regar-dée pour une espèce de morelle, qu’on nomme enLatin Folanum ; & comme ses bayes font enferméesdans de grosses vessies, les Auteurs Pont souventnommée dans la même langue , Solanum Vefica -rium , qui est le nom que Casp. Bauhin a retenuaprès Gesner\ mais Mr. Tóurnesort l’a séparé de cegenre, pour en faire un a part, sous ce nom Al-kekengi des Arabes, en le rangeant dans fa I I e .Classe qui renferme toutes les Plantes qui ont leursfleurs monopétales, c’est-à-dire chacune d’une feulepièce, façonnée, ou en forme d’entonnoir, ou enrosette a cinq pointes. Mr. Linmus , qui a mis de-puis peu la Botanique dans une plus grande per-fection, en établistant les vrais caractères de nô-tre plante, lui a donné le nom qui a été en usage

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