2iy ARS. ART.
en banque ; & a Marseille en Juillet 1742. l'un &l’autre aussi, a 25 livres le 100. Il valoit a Alepen 1734- 33 a 38 piastres ie quintal de 100 rotes ,de 720 drachmes r u n.
L’Arsenic rouge se sait avec le même mélangede souphre & de suie, que Ton sublime avec unepetite partie d 7 u n certain minéral de cuivre, quel’on appelle Ecume de cuivre. II se forme en grosmorceaux , de couleur de cinabre, luisons, mais o-paques. Hofsman dit qu’il faut deux parties de fuiesor dix de souphre pour faire l’Arsenic rouge.
Quand 011 a calciné le Cobolt, & que l’on en asait évaporer la suie arsenicale , on le pile & on lecalcine derechef; ce que l’on répété plusieurs foisjusqu’a-ce qu’il soit parfaitement calciné. Alors onle réduit en une poussière très fine, & on le mêleavec deux ou trois fois autant de cailloux ou depierres blanches bien pulvérisées : on l’humecte a-vec un peu d’eau, & 011 le met dans des tonneaux,où il se forme en une masse compacte & dure entrès peu de tems. C’est ce qu’on appelle Zaffera ,dont se servent les Potiers, les Vitriers & les fil-mai heurs.
On soit fondre ensemble deux parties de Coboltcaciné fur une partie de cendres gravelées, & troisou quatre de fable, d’ou se forme une masse deverre, opaque, d’un bleu obscur, que l’on réduiten une poussière bleue très fine, par ie moyen d’u-ne meule. C’est la ce que l’on appelle l’Emaii bleu,dont íe fervent les Peintres & ies femmes avec del’amidon pour préparer leur linge.
Le régule d’Arsenic , le souphre d’Arsenic , l’Ar-senic caustique , le beurre ou huile d’Arsenic, auffi-bien que l’aimant Arsenical, sont toutes prépara-tions chymiques où entre l’Arsenic, qu’on peut voirdans les Pharmacopées, & dans les Traités de chy-mie ; mais dont il ne faut fe servir, sur tout inté-rieurement , quelque dulcifiés qu’iis soient, que parl’avis d’habiles Médecins, a cause de la malignitéqu’on ne peut jamais ôter a ce minéral.
Id Arsenic paye e\i France de droits £ entrée 25 folsdu ioo pesant.
ARSINS. Voyez. Bois Arsins.
ARSON, ARSONNER &e. Voyez. Arçon, Ar-
ÇONNER.
ART. La régie & la méthode de bien faire quel-que chose.
Art. Signifie aussi métier & profession. En cesens, il y a de deux fortes d'Arts; les uns, qu’onappeiie Arts libéraux, comme la Peinture, l’Archi-tecture, &c. ; & les autres, Arts méchaniques, com-me les métiers de Tourneurs, Charpentiers, Serru-riers , &c. Voyez, ci-après Arts <áf Métiers.
ARTICLE. Petite partie , ou division d’un com-pte , d’un mémoire , dune facture, d’un inventai-re , d’un livre journal. On dit ; Ce compte est com-posé de tant d’Articles en débit, & de tant d’Arti-cles en crédit. Le mémoire, la facture des marchan-dises , que je vous ai fournies, contient tant d’Arti-cles , dont le montant est de tant. Dans mon inven-taire , f Article des serges d’Aumale monte à tant.
Un bon teneur de Livres doit être exact a por-ter fur le grand Livre, au compte de chacun, soiten débit, soit en crédit, tous les Articles qui ontété écrits fur le Livre journal, & ainsi du reste.
Article. Se dit aussi des clauses, conditions &conventions portées dans les sociétés, dans les mar-chés , dans les traités ; & des choses jugées par desArbitres.
Dans ce sens, on dît: II est porté par un telArticie de notre société, que les loyers de notremaison seront payés en commun. Dans le marchéque nous avons soit ensemble, il y a un Articlequi vous oblige a telle chose : Cela est conforme aun des Articie s de notre traité : Nos Arbitres ontjugé cet Article en ma faveur.
Diction, de Commerce . Tom. I»
ART. ASÀ. 218
Article. Se prend encore pour les différens chefsportes & réglés, par les Ordonnances & les Régle-mens, particulièrement quand 011 les cite. Àinli l’ondit : Cela est conforme a tel Article de l’Oi do la-itance de 1673. ou a tel Articie des Régiemenspour les teintures; & de même des autres.
AR TIFICES. Se dit en général de toutes fortesde bàtimens a machines & a roues, construits furles ruisseaux & rivières , propres a diverses Manu-factures; tels que sont les moulins a feuler, a pa-pier, a poudre, a tan, a bustes & chamois, a scierdes planches, a forger des lames d’épées, des an-cres, &c.
Toutes ces différentes constructions, bàtimens &Artifices, & plusieurs autres, qui ne sont pas nom-més ici, sont décrits & expliqués a leur Article par-ticulier, suivant leur ordre alphabétique.
ARTIFICIER. C’est un homme qui fait profes-sion d’inventer, composer, construire & exécuterdes feux d’artifice, pour le divertissement des par-ticuliers , ou pour des réjouissances publiques. Mé-tier très dangereux,a cause des accidens qui arriventtrès souvent.
ARTILLIER. Ouvrier qui travaille a l’artillerie»C’est aussi le nom que l’on donnoit autrefois auxMaîtres Arquebusiers , qui dans leurs premiers Sta-tuts de Tannée 1575. sont appelles Maîtres Artil-liers, Forgeurs de canons, d’arquebufes à rouet,& pistolets. Le nom d’Arquebusier a depuis préva-lu. Voyez. Arquebusier.
ARTISAN. Ouvrier qui gagne fa vie en travail-lant aux Arts méchaniques ; tels que sont les Cha-peliers , Menuisiers, Bahutiers, &c. Voyez, f Articlesuivant.
L’Article 6 du titre premier de l’Ordonnance de1673. porte : Que tous les Artisans , Maçons , Char~Rentiers , Couvreurs, Serruriers , Vitriers , Plombeurs ,Paveurs , & autres de pareille qualité , Jeront tenusde demander payement dans l’an après la délivrance.
ARTS et METIERS. On appelle ainsi a Parisles Communautés d’Artisans établies'en Corps deJurande ; & où il y a Apprentissage, Maîtrise &Jurés. >
Us sont différens de ce qu’on nomme les six Corpsdes Marchands. Voyez Communauté'.
AS. C’est a Amsterdam une des divisions de lalivre, poids de marc; 32 as font un engel; dixengels font un loot, & 32 loots font la livre. Voyez.Loot.
* ASARUM, ou AZARUM, vulgairement ap-pellé CABARET, OREILLE D’HOMME, ouNARD SAUVAGE. Est une racine qui croît enquelques endroits du Levant, en Canada, & mê-me en France, aux environs de Lyon. C’est de cedernier lieu que les Droguistes de Paris, peut-êtrepour épargner la dépense, tirent presque tout ce-lui qu’ils vendent. Cette plante fe plaît dans lesforêts, & on la trouve en abondance dans le parcde S. Maur près de Paris.
Cette racine, autrefois peu connue , est devenued’un grand débit, depuis que les Maréchaux ont dé-couvert par l’usoge , qu’il n’y a guéres de droguesaussi souveraines pour la guérison du farcin des che-vaux , quand on la leur fait prendre en poudre de-puis une once jusqu à deux.
La racine de l’Asarum cale extrêmement sur laterre , & y entre peu avant. Ses tiges, qui sont as-sez longues, n’ont des feuilles qu’aux extrémités;& ces feuilles sont vertes, épaisses, & faites en cœur»Ses fieurs sont par boutons, comme ceux de la ro-se , & en ont même assez la couleur.
L’Asorum doit se choisir véritable Levant, s’ilest possible , en belles racines, ni fibreuses, ni bri-sées , de couleur grise dedans & dehors, d’une o-deur pénétrante, & d’un goût un peu amer.Quelques Droguistes voudroient substituer ÏAza-
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