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Tome 1.
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22Z ÁSPH. ASPT.

bon lui semblera, de la mine de pierre d'Asphalte■>cuite ou non cuite , préparée ou non préparée , Ûhui-le tirée de cette pierre, (ans payer aucuns droits auxBureaux des Fermes établis aux entrées, ou dans b in-térieur du Royaume : Comme aujfì lui permet S. M. defaire vendre & débiter les dites pierres , ciment , gou-dron , & huile dé Asphalte , par telles personnes quebon lui semblera, fans quelles puissent être inquiétées parles Marchands , ou autres , pour raison de la dite vente.

-s- te lieu d’où l’on tire cette efpéce de Bitumedans la Comté de Neufchàtel, s 1 appelle le Val-tra-vers , a 4 lieues de la Ville de Neufchàtel. C’estune montagne qui est toute pleine de ce minéral.Mr. de la Sablonniére , qui a le privilège d’en fairepasser en France sans payer aucun droit, en a tireen 1739. plus de 20 raviers de litres.

-|- On fait un grand usage de l’Asphalte dans tou-te la Souveraineté de Neufchàtel & Vaiíangin. Onen fait sor tout des parsoms, en jettant de la pou-dre de ce minéral sor des charbons. Ce parfumest excellent pour les douleurs de Rhumatismes, &pour purifier les écuries du mauvais air qui causeles maiadies des Bêtes. On en a fait diverses ex-périences qúi ont sauvé bien du bétail dans la ma-ladie contagieuse qui avoit commencé da^s le païs.Pour mettre la pierre d'Asphalte en poudre, il fautse servir du feu. On la casse pour cet effet en pe-tits morceaux, on les met dans un poilon de fer,ou autre, puis mis sor le feu, on les remue con-tinuellement aveC une spatule, jusqu’a-ce que -letout se réduise en une espèce de terre, qui sebroiera facilement ensuite dans le mortier étant en-core chaude.

-j- On fait un onguent excellent dans toutes lesmaladies de la peau, pour les engelures, &c. pourtoutes sortes de blessures, brûlures , pour les fomu-res, les Apostêmes, les Rhumatismes. On distribuéP Asphalte, & tout ce qu on en tire, chez Mr. JeanJaques Fa verger , M titre Bourgeois a Neufchàtel,qui joint un mémoire imprimé, lequel explique lamanière de s’en servir , & pour faire te Ciment, &c.

ASPIC. Plante qui croit en abondance dans le Lan-guedoc , & dans la Provence, fur tout sor la mon-tagne de Sainte Baume.

C’est une espèce de Lavande, assez semblable ala Lavande de nos jardins, tant pour la fleur, quiest bleue, que pour la figure & le verd de la feuil-le. Les Botanistes Rappellent Lavande mâle, le Spic,P Aspic ou Nard commun , en Latin Lávendulamas.Us lui donnent encore d’autres noms, comme, Spi-ca Nardi , Nardus Italìca , ou Pseudo-nardus.

L’huile d’A (pic , dont les Peintres, les Maré-chaux, & autres Ouvriers se servent, & qui est dede quelque usage en Médecine, où elle entre dansplusieurs compositions Galéniques, est tiree desfleurs & des graines de cette plante. Cette hui-le est fort inflammable; & quand elle est en feu, ilest presque impossible de l’éteindre. *

La véritable huile d’Aspic est blanche, d'une odeuraromatique'; & il n’y a qu’elle seule, cjui puisse dis-soudre le sandarac ; ce qui la fait aisément recon-noître d’avec celle qui est contrefaite, & qui n’est

3 ue de shuiie de Thérébentine mêlée avec un peu'huile de Pétrole.

L L’Auteur de . ce Dictionnaire se trompe de direqu’il n’y a que l’huile d’Aípic qui puisse dissoudrele Sandarac. Cette gomme se dissout parfaitement,& très facilement dans l’efprit de vin; & l’on com-pose même un très joli vernis avec 12. onces es-prit de vin , 4. onc. Sandarac , ^ onc. gomme elemi,8r autant de camphre, le tout mis dans une bouteil-le & exposé simplement au Soleil ou sor des cen-dres chaudes.

-f- L’Auteur aura peut-être confondu & aura vou-lu dire, que pour dissoudre le Karabê ou Ambre jau-ne , rien n’étok plus propre que la véritable huile

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d’Aspic ; &■ c’est même de cette maniéré que lesvernis d’un nommé Martin , en grande réputationa Paris , font composés. On peut pourtant, & onle doit même en certaines occasions, dissoudre ? Am-bre ou Karabé dans l’esprit de vin : mais pour celail faut qu’il soit tartarisé, ce qui se fait en rectifiantde cet- esprit sur le tartre, qui se charge de tout lephlegme que peut contenir sesprit de vin , moyen-nant qu’on procède a feu très lent 6c suivant les ré-gies de l’att; on compose même de cette manièreun excellent baume contre les Rhumatismes. CetteAddition nous a été communiquée.

-J- U Huile d’Aspic paye en France les droits dé en-trée fur le pié de q liv. le cent pesant, conformément aitTarif de 1664.

A l’égard des droits dûs par le Tarif de la Douanede Lyon , ils font diffèrent suivant la divers té des lieuxd oh I on tire cette huile.

L’Huile cCAjpic de France paye 20 f. du quintaldé ancienne taxation , & 1 2 f de nouvelle réapréciation.

L’Huile d A r pic étrangère 37/6 den. d’ancienne &nouvelle t axai ion, & en outre 6 liv. déanciens &nou-veaux quatre pour cent.

Et íHuile d'Aspic de Provence 20 s de la bouteille.

ASPIRANT. Celui qui aspire a quelque chose,qui veut y parvenir. L se dit particulièrement des-Aprentiís, qui veulent devenir Maîtres, soit dansles six Corps des Marchands de Paris, soit dans les-Communauî s des Arts & Métiers-.

Aspirant a la Maîtrise , dans les six Corpsdes Marchands de Paris. Est celui qui ayant l’âgerequis, après avoir fait son tems d’aprentissrge, &servi chez les Maîtres, aspire a se faire recevoirMaître ìui-même.

Personne ne peut aspirer a être reçu Marchand ,qu’n n’ait 20 ans accomplis, & ne raporte le bre-vet óí ies certificats de son aprentissage, & du ser-vice qu’il a tait depuis chez les Maîtres. Si le con-tenu aux certificats ne se trouvoit pas véritable,l’Aspirant seroit déchù de la Maîtrise ; le Maître<f aprentissage , qui auroit donné son certificat, con-damné en ÇOO Uvres d amende; & les autres Cer-tificateurs chacun en 300 livres. '

L’Aspirant a la Maîtrise doit être interrogé sorles Livres & Registres a parties doubles & a par-ties simples, fur les Lettres & Billets de change,fur les régies d’Arithmétique, sor les parties de fau-ne, sor la livre & poids de marc, sor les'mesures& les poids, «St sor les qualités des marchandises,autant qu’il doit convenir pour le commerce, dontil entend se mêler.

II est défendu aux particuliers, & aux Commu-nautés , de prendre ni recevoir des Aspirans aucunsprésens pour leur réception , ni autres droits, queceux qui font portés par les Statuts, fous quelqueprétexte que ce puisse être , a peine d’amende , quine peut être moindre de 100 livres. II est auffi dé-fendu a l’Aspirant de faire aucun festin, a peine d@nullité de sa réception.

Outre ces Réglemens généraux, extraits des Ar-ticles 3,4 & 5 du titre premier de l’Ordonnancede 1673., chacun des six Corps des Marchands ena de particuliers, soit pour le tems de l’apprentis-sage , soit pour celui du service chez les Maîtres ,soit enfin pour le chef-d’œuvre , auquel il n’y en aque quelques-uns qui font soumis ; & comme il n’enest point parié dans l’Ordonnance, on a cru qu'onseroit plaisir au Lecteur de les ajoûter ici, afin qu’ony puisse voir comme d’un seul coup cPœil toutes lesobligations d’un Aspirant a la Maîtrise dans cha-Cun de ces six Corps.

Dans le Corps des Drapiers - Chaussetiers, quiest le premier des six Corps, les Afcirans a la Maî-trise ne sont point tenus de faire chef-d’œuvre; ilsuffit qu’ils ayent servi les Marchands Drapiers troisans entiers ên qualité d’Aprentifs, & deux autres

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