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-j- Comme on trouve quelques différences entre cesraports, & ceux qu’ont donné plusieurs Auteurs,on avertit qu’elles viennent de ce que ceux-ci ontfait leurs calculs en fupofant que faune de Parisn’avoit que 3 pieds 7 pouces, au lieu qu elle elìde 3 pieds 7 pouces 8 lignes, comme fa prou-vé Mr. Gìraudeau Fainé dans fa Banque renduefacile aux principales Nations de P Europe , 2 e par-tie, pages 173 & 174. lequel a bien voulu travaillerà ce Raport, le plus exactement qu’ii lui a étépossible , & auquel nous en avons ajouté quel-ques autres.
Principes généraux
Pour découvrir, par le moyen de la Table des raportsdes aunes , de Paris &c. ceux des autres placesentr elles.
Question.
Voulant savoir ce que 100. aunes d’Amsterdamfont de cannes de Montpellier ; Voyez, a ta Tabledes raports ci-dessus, vous trouverez
que 100 aunes de Paris en font 173^
d’Amsterdam
Et que les mêmes 100 aunes de Paris ne font que 60
cannes de Montpellier.Cela connu , i°. Multipliez les 100 aunes d’Am-sterdam dont vous cherchez f é-galité,par les 60 cannes de Mont-pellier.
2°. Divisez le produit de cette mul-tiplication par les 173 \ aunesd’Amsterdam, ayant réduit au-paravant & le produit & les1731 en demis.
3°. Multipliez les* restans par 4 pouravoir des quarts de la mesureque vous cherchez.
Èt vous aurez pour réponse que 100. aunes d’Am-sterdam ne font que 34^ cannes de Montpellier.
v Preuve.
iôò. aunes d’Amsterdam a multiplierpar les 60. cannes de Montpellier
produit 6000. a multiplier encore* 71 27 par 2. à cause de la fraction des 1731par 2./-
AUNE. 2ZZ
de bois, au haut de laquelle Faune est àttachee so-lidement ; ce qui sert aux Marchands a auner seulsleurs étoffes ; & cela pour ne pas occuper inutile-ment deux personnes pour une ; car lorsqu on veutauner sans porte-aune, il faut de nécessité être deux jl’un pour tenir Faune , & l’autre pour auner fé-toffe.
Aune. 11 y a deux fortes d’aunes en Perse z F ti-ne , qu’on appelle Aune Royale, qui a trois piedsde Roi moins un pouce ; l’autre, qu’on appelle Au-ne racourcie , en Persan Gueze-mouktffer , qui n’aque les deux tiers de Faune Royale. Ces beaux ta-pis de Perse , que nous voyons en France , se me-surent a Faune quarrée, en prenant la largeur pourle multipliant, & la longueur pour le multiplié; ceque les Persans appellent Aune a aune. Voyez. Gue-ze , ou t Article du Commerce de la Perse. L’Aunede la Chine fait en même tems le pied dont onfe sert en cet Empire , mais il la faut toûjours por-ter avec foi, crainte qu’ils ne vous trompent.
. AUNER. Mesurer avec une aune. 11 faut aunercette piéce de drap, pour voir combien elle contientd’aunes. Les Marchands ont une adresse particulièrepour auner ; & il est facile a ceux qui ne fontpas de bonne foi de tromper en aunant.
Auner bois a bois, ou Auner pince a pin-ce. C’est-a-dire , auner juste , fans donner ou fai-re aucune bonne mesure.
Par l’Article 44 du Règlement des Manufacturesde lainage du mois d’Aoust 1669. il est ordonné,qué toutes fortes de marchandises feront aiméesbois a bois, justement, & fans évant ; & il est dé-fendu aux Auneurs d’en user autrement, a peine de100 liv. d’amende pour chaque contravention. Voyez.Pouce-event.
Suivant F Arrêt du Conseil du 3 Octobre p68g„il est au choix de F Acheteur de faire auner toutesles pièces de marchandises, tant par la lisière, quepar le dos ou faîte, & d’en payer le prix fur lepied du moindre aunage qu’elles contiennent, soitqu'il ait été.fait par le dos, soit par la lisière.
A Paris Fustige est d’auner les toiles le pouce de-vant Panne. Voyez, ci-devant Aunage.
AUNEUR. Officier, ou Commis prérosé poufauner, ou mesurer les draps , serges, toiles, &c.
Auneurs de Toiles.
347divist 12000. ÇNomb. a diviserVyo. ■> 24! cannes.
Rest.202. Cpar 4.
808.
114. Restans abandonnés. 'NB. Pour áprocher de plus près dé l’égalitc, onpourroit multiplier les restans par 20. Maiscomme il ne viendroit que des fractions horsd’usage, on conseille de les multiplier par 4,ainsi que l’a fait Mr. Giraudeau Fainé ; d’au-tant plus qué ce qu’il a abandonné ne pou-vant pas donner un quart, cette petite diffé-; rence ne peut être d’aucun objet.
Áune. Se dit austì de la chose mesurée. Uneaune de drap : Une aune de taffetas.
Quand on dit, Cette étoffe, cette toile vaut tantla petite aune , cela doit s’entendre, Faune de Flan-dres & d’Amsterdam, parce qu’elles font de beau-coup plus petites que celle de Paris, ainsi qu’il estci-devant marqué.
Aune courante, ou aune de cours. C’estune mesure d’étoffe, ou de tapisserie* qui s’étendfur les longueurs, fans considérer la largeur, ou lahauteur : & lo.rfqu’on dit, qu une tapisserie est com-posée de 5 pièces, qui font 12 aunes courantes, oude cours, cela doit s’entendre, que les ç piècesjointes ensemble font 12 aunes en longueur.
On appelle Porte-aune , une espèce de machiné
II y a a Paris une Communauté de Jurés Au-heurs-Visiteurs de toiles , créés eii titre d'Officeshéréditaires. 11 s prêtent ferment pardevant le Lieu-tenant Général de Police. Les droits qui leur fontattribués, font de 12 deniers pour aune fur toutessortes dé toiles, tant fines que grosses, étrangères,ou du Royaume, canevas , coutils, treillis, coupons,bougrans, serviettes, mousselines , batistes, futai-nes , basins, toiles de coton & de lin, & autresouvrages de fil, qui font amenés & vendus en laVille & Fauxbourgs de Paris ; même fur les toiles ,& autres ouvrages ci-dessus, qúi font fabriqués enla dite Ville & FauxbourgS. Us ont deux Bureauxétablis, où ils font leurs fonctions, & la percep-tion de leurs droits j Fun est a l’Hôtël des Fermes j& l’autre a la Halle aux Toiles.
* Lès 5 o Offices de Jurés Auneurs & Visiteurs detoiles ayant été supprimés par Édit du mois de Sep-tembre 1719. ; Sz un certain nombre de Commisayant été nommés par le Lieutenant Général de Po-lice , pour faire les aunages & visites des toiles enleur place, les droits qu’ils rècevoient avoient étémodérés ; ensortè qú’il né se payoit plus qu’undenier & demi par aunè , au lieu de 12 deniers ,qui leur avoient été attribués fous le Régne déLouis XIV. par plusieurs Edits & Déclarations.Mais ces Officiers ont été rétablis par PEdit deluiîi
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