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A Neustad il y a deux sortes de maldré , la gran-de & la petite j la grande fait 12 boisseaux de Pa-ris , la petite seulement xo \.
A Strasbourg un réal ^ fait 12 boisseaux deParis. ê
A Bourbonne-les-bains le bichet rend 6 bois-seaux de Pariî
A La Motte à 4 lieues de Bourbonne, de même.
A Antreviile en Lorraine, de même. .
A Troyes le feptier contient 16 boisseaux de lamêmeviiie, qui en font 30 mesures de Paris. Quel-ques-uns cependant ne les évaluent qu’k 29 bois-seaux §.
A Briel comme a Troyes.
A Châtillon la mesure rend 2 boisseaux de Paris.
A Vendeuvre le boisseau en vaut 2 de Paris,
A Semeur les . 4 mesures font 5 boiffeaux .deParis. -
A Vitaux & Montbarts les 3 mesures font 4 bois-seaux de Paris.
A Ligne le bichet contient 3 boisseaux í de Paris.
A Missy la-mesure comble fait deux boisseaux ^de Paris.
A Guise & aux environs, le jalois fait cinq bois-seaux de Paris.
A Hombourg en Allemagne le maldre contient16 boisseaux de Paris.
A Courtray, la raziére contient 4 lavots, qui font7 boisseaux | de Paris.
A Mons le muid est de six septiers , & le feptierfait près de 12 boisseaux § mesure de Paris. La ra-siére de Mons fait 4 boisseaux £ de Paris.
A Mont Royal & Traerbach , le maldre con-tient 24 boisseaux de Paris.
A Douay, en Flandres, larasiére fait 7 boisseauxs & | de boisseau de Paris.
Commerce de t Avoine à Amsterdam.
On distingue a Amsterdam deux fortes d’avoi-ne, sçavoir l’avoine pour brasser , & l'avoine pourles chevaux! L’avoine pour brasser se vend depuis53 jusqu a 58 florins d'or le last: la déduction pourle promt payement est d’un pour cent. L’avoinepour les chevaux ne se vend que depuis 43 jus-qu’a 48 florins d’or, même déduction qu’k cellepour, brasser.
AVOIR. Terme de Commerce & de Teneurs deLivres. Les Marchands & Négocians , ou leursCommis & premiers Garçons, qui tiennent leursLivres, ont coutume de mettre ce mot, Avoir , engros caractères, au commencement de chaque pa-ge , k main droite du grand Livre, ou Livre d’ex-trait & de raison ; ce qu’ils appellent le côté du cré-dit , ou des dettes actives , par opposition aux pa-ges a gauche , qui font le côte du débit, ou desdettes passives, qu’on distingue par le mot Doit , auffiécrit en grosses lettres.
Tous les autres Livres des Négocians , qui setiennent en débit & crédit, doivent pareillementavoir ces deux titres a chacune des pages oposées.Voyez. Livres , à P endroit oìi il est donné des modè-les de tous les Uvres de Marchands.
* AUQUILLES. Toiles de coton qui se fabriquentà AleD. Voyez. Toiles de coton.
AURI - CHALCUM. Voyez. Cuivre.
AURÏPEAU. Voyez Oripeau.
AURT-PÏGMENTUM. Voyez. Orpiment.
AURORE. Jaune doré , & éclatant comme celuiqui paroît ordinairement dans les nues au lever duSoleil.
Les Teinturiers font les couleurs Aurores en lesalunant & gaudant fortement, & les rabatant avecle Rocou dissous en cendres gravelées, potasse ousoude. Cette couleur doit auffi être garancée.
Par l’Article 24 du Règlement du mois d’Août1669. fur le fait des teintures, il est ordonné que
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P Aurore soit de gaude , suivant sa nuance & ga-
rance.
AUSERON. Drogue qui vient de Perse , maisque les Européens tirent des Indes Orientales parSurate. Cette drogue est ^très rare & très chère ;elle se vend 120 mamoudis le man.
-j- AUTORISATION. Pouvoir que l'on donne aquelqu’un de faire quelque chose, soit par un Acteautentique, qui s 1 appelle Procuration, soit sousseing privé. Ce mot est affecté particulièrement aupouvoir que donnent les Assureurs, k ceux auxquelsils ont ailûré , de faire sauver , ou de réclamer desmarchandises , ou des navires naufragés, ou déte-nus par quelque Puissance.
\ AUTORISER , donner pouvoir à quelqu’un defaire quelque chose. Voyez ci-dejfus.
- AUTOUR. Espèce d’écorce qui entre dans lacomposition du carmin. Cette écorce est assez sem-blable a celle de la canelle, excepté qu’elle est pluspâle par dessus, & en dedans de la couleur d’unenoix muscade, mais parsemée de petits brillans. El-le est fort légère, spongieuse, d’un goût presqueinsipide, & sans odeur.
L’Autour fait partie du négoce des MarchandsEpiciers-Droguistes de- Paris, qui la tirent du Le-vant par la voie de Marseille. Voyez Carmin.
AUTRUCHE. Mrs. de l’Académie des Sciencesont fait une description si exacte & si belle de l’Au-truche, que le plus court seroit d’y renvoyer leLecteur, & se contenter d’en parler ici par rapportau commerce.
Pour satisfaire néanmoins la curiosité de ceuxqui n’auroient peut-être pas la commodité de recou-rir a l’excellente Histoire de cette Académie , on acrû devoir en ajouter ici un extrait mêlé de quel-ques remarques tirées de Pline , d ’Aldrovandus , deJonston^ &c.
L’Autruche, que les Latins appellent Struthìo-Ca-melus , est le plus grand de tous les oiseaux con-nus , y en ayant de plus de dix pieds de haut, ales mesurer du sommet de la tête a f extrémité despieds.
Sa tête est chauve & fans plumes, auffi - bien queses cuisses & ses flancs. Ses yeux font en ovalecomme ceux de l’homme, couverts d’une paupièremobile par en haut, contre l’ordinaire des oiseaux.Son bec est court & pointu. Ses jambes font arméespar devant de grandes écailles en tables, de mêmeque ses pieds, qui font fendus en deux, & dont lesdeux grands doigts ont des ongles. Son col, qu’ellea très long, est couvert d’une espèce de duvet blanc,un peu grisâtre & luisant, qui tient plus du poilque de la plume j auffi le nomme-t-on souvent Poil£ Autruche.
Les plumes du corps font blanches, noires, &grises. Les grises, qui font ordinairement fur leventre & au dessous des ailes, font appel le es petit-gris : celles des ailes font assez courtes, auffi-bienque celles de la queue, qui le font beaucoup plus.Elle ne se sert pas de ses ailes pour voler, maispour courir j & elle court avec tant de vitesse ,qu’elle égale ou surpasse même la course du chevalau galop.
L’Autruche pond jusques a 80 œufs , si gros, queplusieurs personnes peuvent fe rassasier d’un seulœuf: Ils font auffi gros que la tête d’un enfant; lacoque en est marbrée, lustrée ,& parfaitement polie.Voyez le Spetìacle de la nature , Tom. 1 .
-j- Les œufs vuidés de cet oiseau, ou les coquillesentières , font partie du Commerce de curiosités,que les Marchands-Droguistes du Nord font en fa-veur des curieux qui ont des cabinets remplis deraretés.
La maniéré de couver ses œufs est assez diffé-remment rapportée par les Auteurs, & presque detous avec des circonstances peu vraisemblables. Ce
font