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Tome 1.
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pour cent de leur valeur,sans avoir besoin de passeports’,ains décidé par ordre & Arrêt du Conseil des 26 Fe-vrier , & 50 Mars 172;.

BAGUER. Terme de Tailleur, de Couturière,à de Tapissier, qui signifie arranger les plis d’unhabit, ou d’un meuble, & les arrêter & coudre en-semble avec de la soie, ou du fil.

BAGUETTE. Les Hongrieurs nomment ainsi uncertain long morceau de bois rond, qui va toujoursen diminuant de grosseur, depuis le milieu jusqu’auxextrémités, ainsi qu’une fusée, dont ils se serventpour unir leurs cuirs avec le pied. Voyez. Hon-grie u r.-

Baguette. Est aussi chez les Courroyeurs, lemorceau de bois fur lequel ils étendent leurs cuirs ,pour les sécher chaque fois qu ils les ont foulés aseau. Voyez. Courroyeur.

Baguette. Les Peintres appellent Baguette, ouAppuye-main, un petit bâton, quelquefois rembou-ré par le bout, qu’ils apruyent fur leur toile , poursoutenir leur main, tandis qu’avec le pinceau ils ap-pliquent leurs couleurs. Voyez. Peintre, Peinture.

Baguette de fusil, ou d’autre arme a feu. Estune longue verge de bois, de baleine, ou de fer ,qui sert a charger & décharger ces armes. Elle seplace le long du fust , & y est arrêtée par deux outrois petits anneaux de fer ou de leton. Les baguet-tes de baleine, ou de bois , font ordinairement fer-rées des deux bouts. On parle ailleurs des lieuxd’où les Arquebusiers tirent leurs baguettes, & ducommerce qui s’en fait. Voyez Arquebusier.Baguette. Voyez Rayette.

Baguettes a me’che. Les Ciriers, qui tra-vaillent a la fabrique des bougies de table, appel-lent de la forte de grosses baguettes d’environ troisquarts de pouce de diamètre, fur lesquelles ils en-filent leurs mèches a mesure qu’ils les ont coupéesde longueur -. chaque baguette en tient pour fairejusqu’a 300 livres de bougie.

Baguette A bougies. Ce font des baguettesmoins grosses que les premières, dans lesquelles onenfile les bougies quand elles font achevées & qifonles porte a l’herberie pour leur donner le dernierblanc.

-j- Baguette , est aussi un instrument fait d’unebranche de coudrier fourchue, qu’on a inventé auCommencement du siécle p iss:, pour servir , a cequ’on prétend, a découvrir diveríes choses cachéesfous terre, comme des sources d’eau, des minesmétalliques, & même des choses dérobées ou per-dues , ou enfin des trésors. Mr. Vallemont est leseul Savant, entre les François, qui ait fait un Trai-té fous le nom de la Physique occulte, imprimé aParis en 1696. in 12. lequel avoit fort accréditéles vertus attribuées a cette Baguette, par ses rai-fonnemens autant plausibles que remnlis d’érudition.II est dommage que l’opinion qu’on en avoit d’a-bord conçue, en faveur de son utilité, ne se soitpas soutenue , contre les rigoureuses expériencesque des Savans, h tbiles & sincères , en ont faites.Les trésors qui restent encore cachés, aussi-bien quedes riches mines en plusieurs endroits de la terre,ne le seroient plus fans cette disgrâce fur le com-pte de la Baguette divinatoire. En voila assez la-dessus; car il serf it trop dissicile de faire revenir biendes gens, dans certaines nations, même de consi-dération , qui font encore imbûs, par de prétenduesexpériences, des vertus de cette Baguette, mssgréce qu’en ont dit Maìlehr anche, Bayle & plusieursautres Savans. Mr. de Vallemont a été principale-ment résilié oar un Auteur Anonime, qui a faitun Oûvnge intitulé: Lettres qui dé s ouvrent í illusiondes Philo r ophes fur la Baguette , & qui détruisent leurssysêmes. r 2. 1696.

L’utilité d’une pareille Baguette auroit été cepen-dant d’un grand avantage dans le Commerce, par-Titiion. de Commerce. Tom. I.

BAG. BAI.

ticuliérement dans les Indes.

BAGUIER. Petit coffre, ou écrain doublé develours, & divisé en différentes parties de diverseforme & grandeur, où les Dames ferrent leurs ba-gues & bijoux, & les Marchands Orfèvres & Joùaii-liers leurs pierreries, soit qu’elles soient montées,soit qu’elles ne le soient pas. Voyez Ecrain.

BAHAR, BAHAIRE, ors BARRE. Poids donton se sert a Ternate, a Malaca, a Achem, & enplusieurs autres lieux des Indes Orientales.

II y en a de deux fortes'; l’un, qu’on appelleGrand Bahar ; & l’autre, qu’on nomme Petit Bahar ,,

On pèse au grand Bahar, le poivre, le girone,la muscade, le gingembre , la canelle , & autres épi-ceries. II est composé de 200 catis; le catis de 26taèls, ou 3<S onces & demie, poids de Portugal;chaque taël étant estimé une cnce & demie de cepoids : ensorte que ce Bahar est de 5 ;o livres dePortugal, qui reviennent a 48 1 livres 4 onces deParis, de Strasbourg, d’Amsterdam, de Besançon, &c.

C’est au petit Bahar qu on pèse le vif-argent,le vermillon, l’yvoire , la soie, le musc, & autresmarchandises précieuses. Ce Bahar contient aussi 200catis ; mais chaque catis n’est que de 22 taëls, ou32-i onces de Portugal; de manière qu’ii ne fait que478 livres 13 onces de Portugal, qui rendent en-viron 401 livres 7 onces de Paris.

Le Bahar de la Chine est de 300 catis, mais quin’en fêt que 200 de Malaca; chaque catis de laChine ne contenant que 16 taëis. Le taël pesantune réale & demie de huit, est de 10 mas ou mâ-les, & chaque mas de 10 condorins. Voyez Tael ,Mas , & Condorin.

Le Bahar de Mccha ville d’Arabie, est de 420 LII faut quinze traHèns pour faire le bahar ; c’est a cepoids qu’on vend le cassé.

BAHUT. Coffre couvert de cuir, dont le couver-cle eít arrondi.

BAHUTIER. Ouvrier qui fait des bahuts. CesOuvriers composent a Paris une Communauté;mais qui y est établie, & plus connue, fous lenom de Maîtres Coffretiers-Maiíetiers. Voyez Cof-

FR TÏER.

BAI. Voyez B AY.

BAIGNEUR. Celui qui fait profession dé bai-gner les autres, & qui tient chez lui des bains pourla commodité publique. Les Baigneurs font a Pa-ris du Corps & Communauté des Perrucruiers-Bar-biers Eruvistes. Voyez Perruquier, & Barbier.

BAIGNOIRE. Le vaisseau, ou la cuve dans la-quelle on fe baigne. Les Baignoires de cuivre fefont par les Chaudronniers, &' celles de bois paFles Tonneliers. Voyez íun & l'autre Article.

Baignoires. Les blanchisseurs de cire anpeílentBaignoires les longues cuves de bois fur lesquellesils font le grelòuage de la cire jaune qu’ils veulentblanchir fur les toiles. Elles ne font point diffé-rentes de celles dans lesquelles cn prend le b n in ,hors qu’elles lbnt beaucoup plus grande . Voyezl’Article de la Cire, où il est parlé du blanchissaged’Antony.

BAIGU, BECKU,ou BEGU. Cheval qui marque toft-jours naturellement, & qui jusqu’a sa vieillesse con-serve dans les dents , qu’on appelle les Coins , cet-te marque noire , a qui, en terme de manège, ona donné le nom de Ge.me de feuve. On'croît quece qui fait que les chevaux Baigus ne cessent pointde marquer , est 1a nature de leurs dents, qui étantplus dures & plus fortes qu’aux autres , ne font passi sujettes a s’ufer, & par conséquent a raser. Onconnoît Page des chevaux Baigus, lorsqu’iís ont lesdents longues, jaunes, crasseuses & décharnées ; lesjeunes chevaux les ayant ordinairement courtes ,nettes & blanches. Voyez Cheval , où ìl efìparlé de la connaissance de Page des chevaux par leursdents .

M z BAIL.