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On appelle aussi Balise , un tonneau vuide , &bien clos, qui nage fur ì’eau , attaché par une chaî-ne , ou corde, a une grosse pierre, ou a une piècede canon de fer rompu, qu’on jette au fond de lamer, pour marquer ies endroits périlleux. Le véri-table nom de cette Balise est Tenue. P oyez. Tonne.
Les Maîtres des vaisseaux Marchands font obli-gés de payer un droit dans les ports & passages ,pour f entretien des Balises.
Le droit de Balise, ou Balisage, comme on lenomme en quelques endroits, n’esl point réputéAvaries , & doit être acquité par le Maître du vais-seau. Ordonnance de Manne , Août 16B1. art. p. dutìtYP '"T A u ìittìYP 2
BALIVAGE, 3 ou BAILLIVAGE. ferme d’ex-ploitation de hois. C’est le compte ou la marque desbaliveaux, qu'hn doit laisser dans chaque arpent debois qu’on a coupés, ou qui font a couper.
L’Ordonnance des Eaux & Forêts de France ,régie le Balivage a seize Baliveaux par arpent debois taillis, de stage du bois qu’on coupe , outreles anciens & modernes.
BALIVEAUX, ou BAILLI VEAUX. Terme decommerce de bois, Ce font certains pieds d’arbres,dont le nombre est réglé par les Ordonnances desEaux & Forêts, que ies Marchands, qui achè-tent les bois fur pied, doivent laisser par chaquearpent.
On appelle ordinairement Baliveaux, les chênes,hêtres & châtaigniers, qui font au dessous de qua-rante ans.
Toutes les Ordonnances des Eaux & Forêts,particulièrement celles de Charles V. de 1376-, deFrançois I.de ifif. &de i?i 8. 3 de Henri II. de15 54. & de Louis XIV. de 1669., enjoignent deréserver seize baliveaux par arpent lors/de l’exploi-tation des taillis ; lesquels baliveaux doivent avoirau moins stage de dix ans, outre ceux des coupesprécédentes , & ne peuvent être coupés qu’ils n’a-yent au moins 40 ans. S. M. ayant cependant étéinformée, qu’au préjudice de futilité publique &de la conservation des bois de charpente, de IIsages Réglemens étoient négligés, plusieurs Parti-culiers coupans leurs bois taillis avant stage de dixans, & faisant leurs coupes a blanc-être & fans ré-server aucuns baliveaux ; S. M. a cru suffisammentarrêter cet abus, en ordonnant de nouveau, parun Arrêt de son Conseil, l’éxécution de tous lesEdits, Arrêts & Réglemens précédens, & notam-ment de l’Ordonnance de 1669.3 en y ajoutant seu-lement l'obligation aux particuliers de faire auxGreffes des Maîtrises, dont leurs bois font ressor-tissans, leurs déclarations des baliveaux qu’ils vou-dront y couper, pour que les Officiers puissent, a-vant qu’on procède a la coupe, reconnoître la qua-lité, & stage des baliveaux qu’ils auront dessein d’a-battre; & ce a peine de 300 livres d’ameiade.
Par cet Arrêt, qui est du 19 Juillet 1723. il estaussi enjoint aux Officiers des Eaux & Forêts cha-cun en droit foi, de visiter les bois des Particuliers,pour voir si la réserve des baliveaux aura été faite ,& d’en dresser le procès verbal, & en cas de con-travention , les condamner aux peines portées parles Ordonnances.
Baliveaux. Est aussi un terme de Maçon, quisignifie les grandes perches, ou autres brins de bois,auxquels ces Ouvriers attachent les boulins de leurscchaffauds, lorsqu’ils en font plusieurs les uns furles autres.
BALLE. Se dit des marchandises envelopées ouempaquetées dans de la toile, avec plusieurs toursde corde bien serrés par dessus, après les avoir biengarnies de paille, pour empêcher qu’elles ne se bri-sent , ou ne se gâtent par les injures du tems.
La plùpart des marchandises qui vont aux foires,A toutes celles qui font destinées pour être trans-
BALLE. ' 292
portées & envoyées dans des Pays éloignés, doi-vent être en Baiies; & l’on ne peut prendre trop defoin de leur emballage, pour en éviter le dépéris-seinent. Voyez. Em3AllAge.
On met toujours des marques & des numéros furles Balles, afin que les Marchands a qui elles appar-tiennent, les puissent plus facilement comJbítre.
Quand on dit, Vendre des marchandises fouscordes en balles, ou en balles fous cordes3 c’est-a-dire , les vendre en gros fur la montre , ou échan-tillon, fans ies déballer, ni en ôter les cordes.
On nomme Porte-Balles , les petits Merciers quivont par la campagne, & qui portent fur leur dosdes Balles de menue Mercerie.
Une Balle mise de champ, est celle qui est char-gée, ou posée sur son côté le plus étroit.
O11 appelle Marchandises de Balles , certaines 1 ,quinquailleries, & autres espèces de marchandises,qui viennent de différens Pais, particulièrement duForest, qui font ordinairement fabriquées par demédians Ouvriers, & avec de mauvaises matières.On les appelle ainsi, pour les distinguer de cellesqui font de commande , & faites de main de bonsOuvriers.
Une Balle de papier fe dit de plusieurs rames mi-ses ensemble dans une espèce de Ballot. II y a desBalles de plus ou moins de rames. Celles destinéespour Constantinople , n’en contiennent ordinaire-ment que douze. II n’y a guéres que le papier auxtrois croissans, qu’on transporte en cette Ville , &qu’on fabrique a Marseille , qui >fe vende k la Bail-le : celui a la couronne , & a la croisette , qu’o nenvoye aussi au Levant, se vend au ballon. Voyez.cet Article.
Une Balle de dés, est un petit paquet en papier ,où il y a une ou plusieurs douzaines de dés a jouer.
Balle , en terme de Paumier. C’est un petit glo~-be, ou boule faite & couverte de drap , pour jouer ala paume. Son peloton doit être bien rond, & bienficelé : le drap , dont on la couvre , doit être neuf 3& toute faite & couverte, elle doit être du poids de19 estelins 3 le tout conformément aux Statuts dasMaîtres Paumiers , qui y font appellés Faiseursd’esteufs, pelotes & balles. Voyez. Palmier.
Balle. Ce que les Imprimeurs nomment ainsi,est une espèce d’entonnoir de bois , qui a une p cli-gnée , & qui est rembouré en dedans d’une forte delaine, ou de crin, couverte en dehors de cuir ,ou peau de mouton ou de chien , cloué au bois.C’est avec la Balle, ou plutôt avec 2 Balles, quel’Imprimeur , qui en tient une de chaque main ,prend de i’encre dans l’encrier, & en noircit lesformes, en les frappant a plusieurs reprises. II fautbien distribuer l'encre fur les Balles, en les frap-pant Pune contre l’autre, avant que d’en frapperles formes. Voyez. Imprimerie.
Balle de mousquet, de pistolet, d’arquebuse,& autres petites armes a canon. Est un corps sphé-rique , ordinairement de plomb, & quelquefois defer, dont on charge ces fortes d’armes par dessus lapoudre, après qu’on a mis de la bourre, ou papierentre-deux.
Les Balles de plomb & de fer font marchandises'de contrebande, pour la sortie du Royaume de-France, suivant l’Ordonnance de 1687. titre 8. art-,3. & tous les Traités de Paix, & en conséquences?sujettes a confiscation 3 & ceux qui en favorisent lassortie, aux amendes, & autres peines portées parles dites Ordonnances.
On parie ailleurs du commerce des Balles de;plomb. Voyez. Plomb.
Balle. S’entend aussi de certains paniers, ou cor-beilles , qui fervent a emballer les marchandises, éEk les mettre en Balle. On les nomme plus ordinali-rement Bannes. Voyez. Banne.
Les Balles 3 Paniers & Corbeilles payent en Pram'e
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