Band 
Tome 1.
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2 $ 5 BAN.

ceaux de Bambou, d’une certaine grosseur, & frot-tés l’un contre f autre, d’une certaine maniéré ,peuvent produire du feu; & quand les Indiens n’enpeuvent pas avoir autrement, ils s’en procurentpar ce moyen.- La dureté du bois de ces Cannesfait que le frottement rapide l’embrase à l’endroitfrotté. MS S. de Mr. Garcin.

BAN. Sorte de mousseline unie & fine que lesAnglois rapportent des Indes Orientales. La piéceest de 16 aunes fur trois quarts.

Ban. Vieux mot Saxon, qui signifie proscrire ouexiler un homme, lui interdire le feu & l’eau , pu-nition usitée autrefois chez les Romains : le con-damner par contumace, si on ne le tient pas en per-sonne. En ce sens on dit, mettre un homme au bande l’Empire. Un fripon a Paris, dont le crime neva pas a la mort, est condamné a sortir de la Vil-le , Prévôté & Vicomté pendant un certain nombred’années ; on lui enjoint de garder son ban foustelles & telles peines.

B AN. Se dit du cri publi c, qui fe fait pour an-noncer la vente de quelque marchandise, parti-culièrement quand il est précédé du son du tambour.On fe sert aussi du Ban tour recouvrer les chosesperdues, en promettant quelque récompense a ceuxqui en donnent des nouvelles.

Ban de Vendanges. C’est la permission qui fedonne par autorité de Justice, de faire les vendan-ges a certain jour, & la publication qui s’én fait kl’Audience.

Four a Ban, ou Four Banal. C’est un four oùle Seigneur a droit d’obliger ses vassaux de venircuire ou acheter leur pain. Voyez. Four.

-f BANANES. Fruit que porte le Bananier ouMusa, & qui fait partie desrafraîchissemens, dontlès Naturels de la Zone-Torride trafiquent avecles vaisseaux marchands k leur arrivée fur une Côte ,& k leur déoart. Voyez, Musa, & Pissang.

BANC. Siège de bois, fans dos , ou avec un dos,fur lequel plulleu s perso nues peuvent s’asseoir toutk la fois. IÍ y a plusieurs métiers qui ont des machi-nes , ou instrumens, qu’on nomme des Bancs. Voyez,les articles fuivans.

Banc a dégrossir. Terme de Tireur d’or. Es-pèce de petite argue, que deux hommes font tour-ner , pour réduire les lingots d’or , d’argent, ou decuivre, a la grosseur d’un ferret de lacet, en les fai-sant passer par environ vingt permis ou trous, d’unemoyenne filière , que l’on nomme Ras. Voyez. Ar-gue , ou Ras.

A l’arbre ordinaire auquel est attaché la peauqui tire les tenailles, on met une roue de fer den-telée , d’environ 2 pieds de diamètre , qui doit en-grener dans un pignon , qu’on fait mouvoir aumoyen d’une manivelle ; ce pignon donne un mou-vement égal & très puissant k la roue , laquelle fai-sant mouvoir son axe , sur lequel s’envelope lacourroie, attire avec douceur & fans aucune vio-lence le fil qu’on veut faire passer au travers des dis-férens trous des filières : cette méthode est préféréea toute autre, par ceux qui la commissent.

Banc a tirer. Autre terme de Tireur d’or, quisignifie la machine dont ils fe fervent, pour tirer lefil d’or ou d’argent, tant fin que faux, a traversles pertuis d’une petite filière appellée Pregaton ,pour le mettre en état de pouvoir passer par lespertuis du fer k tirer, qui est la plus petite de tou-tes les filières. Voyez Pregaton.

B anc. On appelle aussi de la forte dans les Ma-nufactures des glaces , une espèce de grande table,comnofée de ctusieurs fortes planches, far laquellefe noie la pierre de Liais, où ssi mettent les glacesqu’on veut dégrossir, ou adoucir. Cette table estsoutenue par trois tréteaux aussi de bois. VoyezGlace.

Banc de Menuisier & ólEbenise , est un instru-

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ment qui sert k entreposer & tenir les bois que Par-tisan veut travailler ; il est composé d’une longuepiéce de bois de 4 k J pouces d’épaisseur, & d’unelongueur arbitraire , dans laquelle font percés di-vers trous qui fervent k placer les valets pour assu-jettir les ouvrages k perfectionner; on y joint aussiune presse, & un pied mouvant, percé de divers trous.

Banc. Les Banquiers avoient autrefois des Bancsdans les places publiques, & dans les lieux où fetenoient les foires ; & c’étoit où ils faifoient leurcommerce d’argent, & de Lettres de Change. Quandun Banquier faifoit faillite, on rompoit son Banc,comme pour avertir le Public , que celui k qui ap-partenoit le Banc rompu, n’étoit plus en état decontinuer son négoce : & comme cet usage étoittrès ordinaire en Italie, on prétend que le termede Banqueroute , dont on fe sert en France, vientdes mots Italiens, Banco rotto , qui signifie Bancrompu. Voyez Banqueroute.

Banc. Se dit aussi de certaines assises, ou lits depierre , qui fe trouvent dans les carrières , & qui ontdifférentes épaisseurs, & diverses qualités. Tels font,le Franc banc, le Banc de marche, le Coquillart &le Banc de cuivre, le Banc rouge, le Cliqua» ouLambourde, le Soupier, & le Souchet. Ce derniercependant est moins un véritable Banc, qu’un a~mas de gravois & de terre, qui fe trouve fous ledernier Banc. Voyez Carrière , & Souchet.

Les Bancs des Salpêtriers font de longues piè-ces de bois en forme de madriers, fur lesquellesfont posés les cuviers aux lessives. Us font élevésde terre environ de 2 pieds, & traversent les atte-lle» d’un bout k l’autre; chaque banc soutient 8cuviers ; & comme il y en a ordinairement 24 dansun attelier , les 3 bancs forment comme deux espè-ces d’allées qui fervent aux ouvriers k passer pourtirer les eaux des recettes & les rejetter íur les ter-res & les cendres dont les cuviers font pleins. Voyez

SALPETRE.

Banc. Ce qu’on appelle le Banc dans les Salinesde Lorraine, particulièrement dans celles de Moyen-wic, font des solives ou fortes planches disposéesen pente depuis le bord de la chaudière où fe faitle sel jufqu’au magasin où on le met ressuyer. C’estfur ce banc que l’on y conduit les chèvres chargéesde leurs meules, en les y faisant couler doucement.Voyez CHEVRES, ou l’article du Sel.

Banc. Se dit aussi quelquefois du magasin où abou-tissent les planches du banc; on le nomme pluscommunément le Magasin de l’essui.

Banc. En terme de marine, est un lieu dans lamer où il n’y a pas assez d’eau pour porter un vais-seau : on le dit aussi des fables & des rochers quis’élévent un peu au dessus de la surface de l’eau.

11 y a quantité de bancs dans les différentes mersqui arrosent les quatre parties du Monde , & c’estla principale étude des navigateurs d’en connoîtrela situation pour les éviter ; aussi les Pilotes atta-chés k la science de la navigation , ne mancuentjamais k les remarquer dans leurs journaux. Ils enfont communément avertis par quelques balises ,ou pieux plantés a propos.

Ces bancs font ordinairement picotés dans lescartes, pour représenter le fable.

Le plus fameux de ces bancs, & peut-être le plusgrand, puisque quelcrues-uns lui dcnrent jtffqu’adeux cens mille Angíoifes de long, est celui où l’onpêche la morue, que par distinction on appelle legrand Banc, qui est vis-h-vis de i’Tsle de Terre-Neuve, dans l’Amérioue Septentrionale. Voyez cetArticle.

Banc , signifie aussi le lieu , ou le siège où fontles Rameurs dans une Galère , & dans tout Bâtimenta rames.

BANCO. Mot Italien, qui signifie Banque. Ons’en sert ordinairement pour exprimer celle qm est

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