Band 
Tome 1.
JPEG-Download
 

<1

345 BARRE.

bien tantde Barres de Castille feront-elles d’aunésde Paris ? Et si au contraire, on veut réduire lesaunes de Paris en Barres de Castille, il faut dire :Si 5 aunes de Paris font 7 Barres de Castille, com-bien tant d’aunes de Paris feront-elles de Barres deCastille. Cette même régie doit servir pour faireles réductions des Barres de Valence en aunes deParis, & des aunes de Paris en Barres de Valence.

Barre. Se dit auísi des choses mesurées avec laBarre; One Barre de serge: Deux Barres de taffetas.

Barre. Voyez. Bahar.

Barre. Se dit encore de certains morceaux oupièces de métail étendus en longueur : Une Barred’argent: Une Barre de fer. Voyez Argent, &Fer.

Quand quelque marchandise est ráre , & de bon-ne défaite, on dit, que c’est de for en Barre.

Barre. Signifie quelquefois unè menue Sc lon-gue piéce de bois, ou de métail, qui sert a diversArtisans Sc Ouvriers , pour affermir, soutenir &appuyer leurs ouvrages, ou leurs outils.

Ce qu’on appelle Barres chez les Imprimeurs ,font deux tringles de bois, qui traversent tout leberceau dans fa longueur, où font attachées deuxbandes de fer, fur lesquelles roule le train de lapresse. Voyez. Imprimerie.

Barre , en terme de Carrier, est ce qu’on ap-pelle plus communément une Pince de fer chez lesMaçons, Charpentiers, Paveurs, & autres Ouvriers,qui ont de gros fardeaux a remuer. Les Barres desCarriers font au nombre de neuf : une grosse , quisert k poser la pierre, k la mettre sur les boules , Scà la pousser au trou : celle-ci est de deux poucesde diamètre, de 7 pieds de long, & du poids de180 livres. Les 8 autres font beaucoup plus peti-tes , & fervent a décharger la pierre de dessus lesbois ; 6 par en haut, & 2 par en bas. Voyez Car-rier & CARRIERE.

Barre, terme de Tourneur. Voyez Support.

Barre. On appelle Barres , en termes de Cou-verturier, ces deux rayes de laine bleue, qui fontaux deux bouts de la couverture, Sc qui n’y ferventque d’ornement : elles se font sur le métier en mê-me tems qité la couverture, au contraire des cou-ronnes , qui font aux quatre coins, que le Tisserand-Couverturier ne fait qu’après coup, & lorsqu’il alevé la couverture de dessus le métier. Voyez Cou-verture.

Barre. Les Tonneliers appellent la Barre d’unefutaille, cette piéce de bois , qu’ils mettent a cha-que bout, & qu’ils y font tenir avec un grand nom-bre de chevilles, une extrémité defquelles porte furcette traverse, & f autre entre dans des trous percésavec le barroir, dans ce qu’on appelle le Peigne dufable. La Barre sert a maintenir les douves des fonds,& k empêcher qu’elles ne se déplacent de dedansle jable.

Barre. On appelle ainsi un long morceau de boissqui traverse les ponts, & autres passages, où il fépaye quelques droits, qu’on tient fermé, jufqu’ace que le droit ait été acquité. On croií que c’estde ces Barres j que viennent les mots de Barrière& de Barrage. Voyez ci-dejsus Barrage.

Barre. Ce terme a différentes significations dansla Marine. Quelquefois il signifie le timon du gou-vernail ; c’est-a-dire, cette grande piéce de bois aveclaquelle le timonier fait agir le gouvernail du vais-seau. Au plurier on le dit de quatre pièces de boisqui font saillies autóur de chaque mât, ail dessousdes hunes-, pour les soûtenir.

On appelle Barres d’Ecoutilles, les barres de feravec lesquelles on les ferme ; l’on dit ailleurs ceque font les barres de Cabejìan. Voyez cet Article.Les demi-barres de cabestan a l’Angloise sont desbarres qui n’entrent que jusqu’h la moitié du ca-bestan. Enfin il y a les Barres d’Arcaste, les Bar-Diffion. de Commerce . Tom. L

BARRI. g4<$

res de Contré-arcaste ; mais leur signification & leurforme ne font guéres utiles qu’a ceux qui se mêlentdés constructions de batimens de mer.

BARREAU. Terme d’Imprimerie. C’est la piécede fer, emmanchée de bois, qui sert k faire tournerla vis de la Presse, pour imprimer. Voyez Pressed’Imprimerie.

BARRE-FORT. On nomme ainsi a Bourdeauxles grosses pièces de bois qui se tirent du pin ,comme les poutres, les sablières, les solives, &c.Les autres bois qui fe font de ces arbres, font deslattes, des feuilles & des tables.

f BARREE.' Terme Anglois , qui signifieBaril. C’est une mesure en usage eh Angle-terre , qui contient 3 ï gallons & demi , c’est-a-dire , environ 126 pots de France, oU pintes dêParis, pour le vin ; & 36 gallons, ou 144 pots pourla bierre. Le plus souvent le Barrel de l’Aile, quïest de la Bierre douce , sans houblon , est de 32gallons, qui font deux pots de plus que celui dùvin. Deux Barrels font un Hogshead , qui est unmuid d’Angleterre. Voyez Gallon ó 1 Hogshead.Le Barrel fait deux KilderIkins. Voyez son Article.

BARRER une futaille. C’est y mettre des barres.On le dit aussi des trous que l’on fait dans les pei-gnes du jable avec le barroir.

Barrer des articles fur son Livre. Signifie 3en termes de commerce, effacer & rayer les articlesportés en débit fur un Journal, ou autre Régistre,pour faire voir qu’on en a reçù le payement.

On barre aussi tout autre écrit, billet, obligation,quand on le veut annuller. On appelle cela Barrer,parce qu’on appelle Barres , les lignes , ou traits déplume, dont on croise ce qu’on veut qui reste inu-tile dans quelque Acte, ou Régistre.

BARRIERES. On appelle ainsi dans les princi-pales Villes de France , particulièrement a Paris ,les lieux # où font établis les Bureaux des Entrées,Sc où les Commis én reçoivent les droits suivant lestarifs ou pancartes réglées au Conseil du Roi. Onleur a donné le nom de Barrières, parce que lespassages par lesquels arrivent les voitures, & lesmarchandises sujettes aux droits, font traversées parune barre de bois qui roule fur un pivot, Sc quis’ouvre ou se ferme k la volonté du Commis.

II y a k Paris 60 Barrières, qui font toutes pla-cées a la tête des Fauxbcurgs. Dans 22 de ces Bar-rières, qui font les principales, outre les Commisdu barrage, il y a des Commis pour la Douane ,qui examinent les lettres de voiture, qui reçoiventles principaux droits, Sc crui veillent aûx intérêtsdes Fermiers Généraux de 8. M. Les autres Barrièresne font, pour ainsi dire,que des Barrières succursales,pour tenir plus libres celles-ci, qui ne manqueroientpas d’être toujours embarrassées s’ii n’y avoit qu’ellesqui' fussent ouvertes pour introduire dans cetteCapitale du Royaume ce nombre prefqu’infini deMarchands, de voitures, & de marchandises quiy arrivent fans cesse.

C’est k ces 60 Barrières que toutes les voitures ,& ceux qui font chargés de denrées comprises dansles tarifs, doivent s’arrêter , souffrir la visite, Scpayer les entrées ; les Commis ont même la per-mission de visiter les carrosses, berlinès, chaises ,& surtout des particuliers, pour voir s’il n’y apoint de contrebande cachée, ou de denrées sujet-tes aux droits ; ce qu’ils font pareillement dans lesporte-manteaux, valises, & coffres, dont on doisleur représenter les dessaisissant Sc arrêtant tout cequi n’a point été déclaré, qui conformément aux Or-donnances reste confisqué, aussi-bien que les voitu-res qui s’eli trouvent chargées, Sc les autres denrées,bardes, & marchandises avec lesquelles elles fontmêlées.

Pour la conduite Sc régie de toutes les' Barrièresoù il y a des Commis pour la Douane , il y a un

P 3 Goin-

I