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Tome 1.
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z8z BAS. BASA.

néterie, composés de laine, venans des païs étran-gers , n’entreront a i’avenir dans les Etats de 8. M.que par les Ports de Calais & de 8. Vallery , où lesdrois d’entrée seront payés , conformément auditTarif du 18 Avril 1667. & lesdits Bas & ouvra-ges marqués d’un plomb, portant d’un côté uneHeur de lys , & de l’autre, ce mot, Calais , ou J.Vallery : Déclarant 8. M. tous autres ports , che-mins & passages , même la ville de Sedan, voiesobliques & prohibées ; défendant a tous Marchands,de faire entrer lefdites marchandises par d’autfesendroits, que par lesdits deux ports, à peine deconfiscation, & de 500 liv. d’amende.

Bas. Mettre Bas. On dit qu’un Manufacturierde draps de laine, ou d’autres étoffes, a mis Basune partie de ses métiers ; pour dire , qu’il en a re-tranché une certaine quantité, à cause du peu deconsommation qui se faisoit des marchandises de fafabrique.

On dit absolument, qu’une Manufacture, ou fa-brique , est Bas, ou a Bas ; pour dire, qu’il n’y aplus d’Ouvriers, que le travail en est tout-a-faitcelle ; que les métiers font délabrés , ou démontés.

Bas. Les Marchands Orfèvres nomment de l’orBas, de l’argent Bas, ou de Bas alloi, celui quiest foible, & rempli d’alliage, qui n’est pas au titredu poinçon de Paris , ou de celui auqueí on bat lesmonnoies. L’argent d’Állemagne est d’un titre trèsbas. On appelle Bas billon d’argent, celui qui estau dessous de 5 deniers & haut billon, celui qui est audessus jusqu’a dix. Voyez Or. , Argent , éf Billon.

Bas a Homme, Bas a Femme. Ce font desnoms qu’on donne a certains papiers très communs,qui fervent aux Marchands Bonnetiers, pour em-paqueter leurs marchandises. II y a de ces papiersqui font collés, & d’autres qui ne le font point.Voyez. Papier.

-f- BASALTES. Est une eípéce de marbre noir ,ou de pierre de touche très dure, résistant a la li-me, pesante , unie, douce au toucher, se polissantparfaitement, de couleur de fer ; elle naît en Ethio-pie , & en différons lieux de l’Allemagne : elle estemployée, comme les autres pierres de touche,pour examiner l’or & f argent. * Lemery.

BASANE, que quelques-uns écrivent aussi BA-Z ANI^L. Peau de bélier, mouton, ou brebis, paffée en tan, ou en redori.

Les Basanes s’employent a divers usagés, suivantqu’elles font différemment apprêtées. On en couvredes livres , des porte-feuilles , des porte-cédules, desmiroirs de toilette, des boètes a poudre, des fau-teuils , des chaises & perroquets , des formes oubanquettes, & des tabourets. On en fait aussi destapis, des soufflets, des íoureaux d’épées, des ta-pisseries de cuir doré, des talons de souliers & debottes, &c. La France ne tire point de Basanes despays étrangers ; au contraire, les étrangers en ti-rent des François.

Les Basanes se distinguent en Basanes tanées, oude couche ; en Basanes coudrées, en Basanes chip-pées, en Basanes passées en mefquis , & en Basanesappellées Aludes.

Les Basanes tanées, ou de couche, font celles quiont été étendues & couchées de plat dans la fosseau tan, pour y être tanées, de même que les peauxde veau, a l’exception qu’elles n’y ont pas resté silong-tems. Les Basanes de cette espèce viennentpour l’ordinaire de Nonancourt, de Verneuil auPerche , de Mortagne, & de Montereau, d’où el-les font envoyées en croûte, c’est-à-dire , tellesqu’elles font sorties des taneries. Leur emploi le plusordinaire est pour faire des tapisseries de cuir doré ,& des talons de souliers. La consommation de cettesorte de Basane est de beaucoup diminuée, depuisqu’on s’est avisé de porter des talons de bois.

Les Basanes coudrées , font des Basanes qui n’ont

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été que rougìes dans l’eau chaude avec le tan, aprèsavoir été pelées & plainées par le moyen de la chaux.Cette forte de Basane s’employe aux mêmes usagesque celle de couche, & vient des mêmes endroits.Voyez Tanner j la maniéré de rougir les cuirs » ou deles mettre en coudrement y ejl plus amplement expli-quée.

Les Basanes chippées , font des Basanes apprêtéesd’une certaine maniéré particulière, qui va être ex-pliquée.

Après que les peaux ont été un mois ou six semai-nes dans le plain, & qu’on en a fait tomber lalaine , on les jette dans une cuve remplie d’eau chau-de , mêlée de tan , qui est une espèce de coudre-ment ; & lorfqu’elles ont resté quelque tems danscette cuve , on les en tire, pour les coudre tout au-tour avec de la menue ficelle, la chair en dedans,en maniéré de sacs, qu’on remplit de tan , & del’eau de la cuve encore chaude , par le moyen d’unentonnoir j & après que l’entrée en a été fermée,on les prend par les deux bouts , qu’on remue for-tement, pour bien faire pénétrer le tari ; ce qui s’ap-pelle Chipper les peaux ; d’où elles ont pris leur nomde Basanes chippées. Après que les peaux ont étéainsi agitées pendant un certain tems, on les rejettedans la cuve, puis on les en tire, on les découd, &on les met sécher à l’air. De cette maniéré, enmoins de deux mois, une Basane peut être parfaite-ment apprêtée. C’est à Paris, à Nonancourt, & àVerneuil au Perche, où il s’en fait le plus de cettetroisième espèce.

Les Basanes passées en mefquis , sont celles dansl’apprêt defquelles les Taneurs ont employé le redonau lieu de tan. Les Lyonnois & les Limosins fontceux qui en fabriquent le plus : ils les envoyent danstoutes les Villes du Royaume, & particulièrementa Paris, toutes teintes en noir, en rouge, en jaune,en bleu, en verd, & en violet.

Les Basanes, qu’on nomme Aludes , font pourl’ordinaire teintes en verd & en violet, fort veluesd’un côté. Elles font appellées Aludes, à causeque dans les apprêts qu’on leur donne, on y em-ployé de l’eau d’alun. Cette forte de Basane, quiest toute différente des autres, ne s’employe ordi-nairement qu’à faire des couvertures de livres , &des porte-feuilles d’écoliers.

On nomme encore Basanes, quoiqu’assez impro-prement , les peaux de belier, mouton & brebis,passées en mégie, qui fervent a faire des culottes ,des poches , des goussets, des sacs, des tabliersd’ouvriers , &c. soit qu’elles soient simplement enblanc, ou qu’elles ayent été mises en couleur par lesPeaussiers. Paris est la ville du Royaume, où il s’ap-prête le plus de ces fortes de Basanes ; il s’en tirenéanmoins assez considérablement de Limoges, deLyon, de Nantes , de Dijon , & de Ch-âlons íur Saô«ne. Voyez Megie.

Les Basanes tanées payent en France de droits d’en-trée , & de droits de sortie , 6 sols la douzaine , con-formément a u Tarif de 1664.

st L’Arrêt du 10 Mai 1689. ordonnant que toutessortes de cuirs tanés & corroyés venant des paysétrangers payeront 20 pour cent > les Basanes doiventy être comprises , & le droit de 6 fols par douzainen avoir lieu que pour celles qui viennent des Provin-ces réputées étrangères.

BASARUCO. Petite monnoie des Indes, de trèsbas alloi, n’étant faite que de très mauvais étaim.II y en a de deux fortes ; les uns qu’on appellebons , & les autres mauvais. Ces derniers fontd’un sixième moindres que les bons. II faut z Ba-farucos pour 2 reis de Portugal, 1 ç pour un vin-tain, & Z75 pour un pardao-xerafin : ce qui s’en-tend des bons Basarucos ; le nombre des mauvaisdevant s’augmenter d’un sixième a proportion. Voy•Pagodes.

BAS-

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