4.3 BI A. BIÉ.
BI A. Voyez. C o ris.
BIAMBONNE'ES. Sortes d’étoffeS des Indes, quiíònt toutes d’écorce. Voyez, Ecorce d’arbre.
BIANA. Voyez Bolognini.
BIARIS. Espèce de baleine qui a des dents. Onla nomme aussi Cachalot . C’est de ia cervelle de cepoisson que se fait le Blanc de Baleine. Voyez Ba-leine.
BIASSE. On appelle Soie de Biasse, ou Payasse ,une sorte de soie crue que les Hollandois tirent duLevant. Elle se vend a Amsterdam 24 sols de grosla livre d’Anvers valant 6 f. courans l’un. Voyezl’Article des Soies.
* BICHET. Quantité, ou mesure de grains, quiest différente, suivant les lieux où elle est en usage.Le Bichet n est pas une mesure de bois, telle quepeut être le minot a Paris ; c’est un composé deplusieurs autres certaines mesures.
A Tornus le Bichet est de 16 mesures, ou bois-seaux du Pais , qui font 19 boisseaux de Paris, unpeu plus.
Le Bichet de Beaune, aussi - bien que celui deTornus, se divise en 16 mesures, ou boisseaux ; maisces 16 mesures ne rendent a Paris que 18 boisseauxOu setier, pesant 3 y 2 liv. de Paris.
A Verdun le Bichet est composé de 8 mesures,ou boisseaux du Pais, qui font a Paris 1 y boisseaux;& pèse 300 liv.
Le Bichet de Ghâlons fur Saône contient 8 me-sures, qui font 14 boisseaux de Paris, égaux au quar-tai de Bresse , & pèse 288 liv.
F11 quelques autres endroits de France, & parti-culièrement k Lyon, le Boisseau se nomme Bichet,quoique bien différent des autres Bichets dont il aété parlé.
On fe sert aussi du Bichet en quelques lieux del’Alsace & des trois Evêchés. Voyez dans l Articledes Mesur.es, Vétat de celles du Département d Alle-magne.
Bichet. S’entend aussi d’unè certaine mesure deterre, qui s’estime par celle d’un Bichet de grain ,qu on y peut semer. Voyez Arpent.
BICOQ , ou PIED DE CHEVRE. C’est letroisième pied qu’on ajouté a l’engin, ou machine ,que les Charpentiers & Maçons appellent une Chè-vre , quand il n’y a point de murailles pour l’ap-puyer. Voyez Chevre.
BIDAÛCT. Nom que les Teinturiers donnentà la suye de cheminée , dont ils se servent pour lescouleurs brimes, musques, & autres semblables.
Les Teinturiers ne peuvent faire imprimer de Bi-dauct aucunes toiles neuves , ou vieilles, ni fils delin, chanvre, ou coton, qu’ils ne Payent auparavantengallés de bonne galle. Statuts des Marchands Maî-tres Teinturiers en foie , laine & fil, du mois df Aout1664. art. 74. Vcyez Suye.
BIDET. Cheval’de petite taille. On dit, undouble Bidet, lorsque la taille du cheval est médio-cre , & un peu au dessus de celle du Bidet. VoyezCheval.
BIDON. Mesure des liquides, qui tient envi-ron y pintes de Paris. Cette mesure n’est guéres• d’usage que parmi les équipages de Marine , où il
sert a mettre le vin, qu’on donne a chaque plat deMatelots. C’est une espèce de broc de bois , relié decercles de fer plat. Voyez Broc.
BIENS. Ce qui fait la richesse d’un particulier.On dit qu’un Débiteur fait cession de Biens , lorf-qu’il abandonne k ses Créanciers généralement toutce qu’il possède en meubles , en argent, en pierre-ries , en marchandises, en rentes, en immeubles,& en fonds de terre. Voyez Cession.
BIERE, qu’anciennement on appelloit CERVOI-SE. Liqueur faite de grains, dont on se sert en Eu-rope pour boisson ordinaire, dans les lieux où il necroît point de vignes, & où le cidre est rare , & depeu d’usage.
BIERE. 446
Le froment, forge, l’avoinë, le seigle, & quel-quefois l’yvroie , mais jamais feule, ni en grande?quantité , font les grains dont on se sert le plus com-munément, pour brasser la Bière. On y ajoute lehoublon, pour lui donner un goût de vin. C’estla fleur de cette plante , qui la rend capiteuse , &capable d’enyvrer.
Une partie du grain , qui sert a brasser la Bière ,doit être germé. On l’appelle Malt en Angleterre ;& c’est un des meilleurs fonds pour assurer les subsi-des , que le Parlement accorde pour les besoins del’Etat, a cause de la grande quantité de Bière qui seconsume dans la Grande-Bretagne.
La proportion du grain germé avec celui qui nel’est pas, est ordinairement d’un quart du germé fur| de l’autre. La germination du grain ne doit pasêtre entière : on l’arrête a certain degré connu par-les Brasseurs, en le faisant sécher , a cause que legrain tout-a-fait germé aigriroit, & gâteroit .laBière.
Quand les grains font préparés, & mêlés dansquelque cuve, ou grand vaisseau de bois , on y jet-te d’abord de l’eau a demi-bouillante, & ensuite deseau froide; & après avoir agité le tout, on lecouvre pour le laisser 4 ou y jours en fermenta-tion.
La fermentation achevée, on fait la cuisson dan?de grandes chaudières de cuivre, dans lesquelleson le brasse avec des râteaux de bois k longs man-ches.
L’yvroie, quand on en mêle avec le grain, donton fait la Bière, est pour lui donner un goût plus 'piquant ; mais, comme on l’a dit, il en faut peudans chaque chaudière.
Après que la Bière est brassée, quelques-uns yajoûtent du sucre, delacanelle, du clou de girofle;& d’autres du miel & des épices, pour la rendre, ouplus forte, on plus agréable. >
On fait croire en France , que les Anglois, poufdonner a la Bière, qu’ils brassent chez eux, cetteforce qui la met, pour cette qualité, au dessus detoutes les autres Bières de l’Europe , même de cel-les de Mons & de Bremen , y jettent, en la bras-sant , quelquS chien écorché , dont ils font consom-mer toutes les chairs par la cuisson : mais outre quecette pratique n’est guéres vraisemblable, il est cer-tain qu’aucun Anglois n’en tombe d’accord ; & ily a bien de l’apparence que la bonté de leur Bièrene vient que de la manière de la brasser, du degréde cuisson , ou des drogues qu’ils y mettent, incon-nues au reste des Brasseurs.
On brasse de diverses sortes de Bière ; de la rou-ge , de la blanche, de la petite, de la forte, de ladouble; cette différence ne consistant guéres quedans la maniéré de les brasser, ou de leur donnerplus ou moins de cuisson ; & il en est a peu prèscomme du vin, qui est blanc , pailles, rouge, oucouvert , suivant qu’on le laisse plus ou moinscuver.
On appelle Brasseurs de Bière, ceux qui travail-lent k préparer cette boisson. Ils composent a Pa-ris une Communauté considérable, dont on parleraailleurs. Voyez Brasseur.
Ce font les Brasseurs qui vendent a Paris la Bièreen gros , & qui en font même un assez grand dé-tail , particulièrement ceux des Fauxbourgs de S.Antoine & de S. Marcel. Les autres Dérailleurs deBière, font les Limonadiers, les Fayanciers, lesChandeliers, les Fruitiers, & plusieurs Regratiers. x
On brasse de la Bière en toute forte de saison ;mais celle qui est brassée dans le mois de Mars, estestimée plus excellente, & de meilleure garde.
Le commerce des Bières de France ne s’étendguéres au'dela du Royaume ; mais il s’en fait untrès considérable k Paris , & dans quelques Provin-ces , particulièrement dans la Flandre Flamingante ,
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