4<5z BIS. BIT.
vienne des Pais chauds.
f Plusieurs Auteurs attribuent de grandes vertusk fa racine, soit pour fortifier & arrêter la fouguedes fluides, & par conséquent leur perte ; íoit pourcorriger la malignité des humeurs dans la petite vé-role , la rougeole , & les fièvres malignes. LesDroguistes du Nord en font commerce, parcequ’elle est plus employée dans ces pais-la qu’ailreurs.Ce genre est a fleur a étamines, qui constitue laXV e . Classe des Instituts de Mr. de Tournefort. II ren-ferme fous lui 8 espèces, dont la première est lafeule en usage.
BISTRE. C’est de la fuye de cheminée, la plusrecuite, & la plus brillante » qu’on pulvérise, &qu’on passe au tamis , pour en faire de petits pains,après savoir paitrie dans un peu d’eau gommée.
Les Peintres & les Ingénieurs s’en fervent pourlaver, les uns leurs desseins, & les autres leurs plans.Oa l’employe aussi dans plusieurs teintes de la mi-niature. Ce font les Epiciers, Marchands de cou-leurs , qui préparent, & qui vendent le Bistre.Voyez Suïe de chemine'e.
BITCHEMARE. Sorte de poisson qui fe salé& fe sèche comme la morue. II fe pêche fur quel-ques endroits des côtes de la Cochinchine, & faitune partie du commerce des Cochinchinois avec laChine. II paye les droits d’entrée a Quanton, fur lepied de 4 mas le pic, & de fret 7 pour cent. LesHollandois en fournissent aussi beaucoup aux Chi-nois. II s’achéte 2 pataquès le pic a Batavia, & ferevend 4 taels a Quanton.
BITTORD. Terme de Corderie. C’est une me-nue corde, faite seulement de deux fils tournés enrouet. Ii y à auísi des Bittords de trois fils. VoyezCorde.
* BlTÍJME. Matière inflammable, grasse &onctueuse. On en tire de l’huile, & elle se dissoutdans l’eau ; cependant c’est les matières huileuses, &les sels Alkali qui font les dissolvans naturels desBitumés.
Les Marchands Droguistes distinguent trois espè-ces de Bitume, qu’ils subdivisent en plusieurs autres ;les Bitumes durs , les Bitumes mois , & les Bitumesliquides, ou huileux. Au nombre des Bitumes dursils mettent Pambre jaune, ( peut-être y pourroient-ils mettre plus justement l’Ambre-gris ) le Geest,ou Jayet; l’Asphalte ou Bitume de Judée, le Pif-fafphaltem, le Charbon de terre , la Pierre noire , &les fouphrés. Les mois font le Maltha, le Bitume deColao, de 8imam , & le Bitume Copal. Enfin, leNaphthe d’Italie, & le Petrole j fe comptent parmiles Bitumes liquides.
De ces Bitumes, les uns font fossiles, les autresnagent fur la superficie des eaux de quelques lacs& étangs; & d’autreS sortent de terre presque k lâmanière des fontaines.
Il y a des Bitumes si durs, qu’on s’en sert dans lesforges, comme de charbon. 11 y en a de si lians ,qu’ils peuvent tenir lieu de ciment dans les bâtimens.Ç’est dé ceux-ci que les fameux murs de Babyloneétoient bâtis : Et ii s’en trouve de tellement liquides,qu’on en brûle dans les lampes a la place d’huile. Onexpliquera toutes les fortes de Bitumes a leurs articles.
Le Bitume d 1 Auvergne est une espèce de poixd’une assez mauvaise odeur, qu’on trouve entre Cler-mont, Montferrant & Riom , en un endroit appelléle Puits de Pegë. 11 y en a en si grande quantité ,& il fort de terre en telle abondance, que les cheminsen font quelquefois impraticables.
C’est cette drogue féchée & durcie, que quelquesColporteurs vendent pour le vrai Asphalte, ou Bi-tume de Judée, aux Apoticaires & Epiciers Dro-guistes, qui n’ont pas encore une parfaite connoif-fance des drogues : mais fa puanteur insupportablesuffit féule, pour s’empêcher d’être trompé par cesAffronteurs.
Dittion. de Commerce » Tom. t.
BIT. BLA. M
■f Mr, Woodtvard, dans fa Distribution métodiquèdés fojstles , 4 e Classe, divise ainsi les Bitumes. Ii yeu á, diit-il, de 2 fortes. Les uns font liquides jtels que le naphthe, le pétrole , & 1 huile des Bar-bades ; Les autres font proprement ce qu’on ap-pelle Bitumes, & ont différentes consistances. Envoici les eípécesj x. le Bitume proprement dit ,ou l’afphalte ; 2. le Pissafphaltem, qu’on trouvoit,suivant Diafc'oride , dans les montagnes Ceraunien-nes; 3. l’Ambre, 4. le Jayet, 5. i’ampeiite, 6.Técharbon de terré.
On volt par la*> & par ce qu’on a dit ci-dessus *quelle différence il y a entre la division des Bitumespar les Marchands, & celle des Physiciens.
On fait qu’il y a dans le fer beaucoup de matiè-re huileuse, de Bitume, qui est même assez mal liéavec les autres principes, ou plutôt qui est en tropgrande quantité pour être par-tout étroitement fiéavec eux. C’est ce Bitume qui doit être ia base duBleu de Pruffe , dont nous parlerons k son Article.Mais il est trop compacte , & fa couleur bleue troperivelopèe. II faut l’étendre & le diviser très fine-ment, ce qui ne fe peut que par une dissolution.Le Bitume du fer est attaché a une terre métalliquejaune, mais on ne le cherche pas dans du fer ensubstance , c’est dans du Vitriol, où le fer est dejatres atténué j très subtilement dissous, & par con-séquent son Bitume dé j a fort étendu.
BIZA, ou BIZE. Monnoie de Pegu, qui y acours pour un demi -ducat.
Biza ou Piza. Est auísi un poids, qui sert dansle même Royaume a peser les marchandises. II re-vient k 2 livres y onCes, poids de Venise, ou 3 liv.9 onces du poids subtil ou leger dé la même Ville;Chaque Biza pèse 100 tecalis.
Au dessous de la Biza, le plus petit poids est l’a-bucco, qui ne pèse que 12 tecalis J. L’agito ] ése 2abuecos, & 2 agiti la demi-Biza, c’est-a-dire, y otecalis.
BIZÈRERE- RUBEREÙ Voyez Tournesol enDrapeau.
BLAFARD, ou BLAFARDE. Couleur passée& effacée, qui tire fur le blanc.
tl fe dit particulièrement des étoffes mal teintes,& décolorées. Les étoffes de couleur légère, & peufoncée, font sujettes a devenir blafardes, quand onles garde trop long-tems dans le magasin ; ou qu’el-les font mal enveiopées.
* BLAFFART, ou BLAFFERT. Petite mon-noie qui a cours a Cologne & dans les pais duBas-Rhin. Le double Blaffart vaut 9 creutzers, &le simple 4! cr. ou 4 albus, suivant le dernierRèglement de l’Èmpire. Voyez Daaider.
BLA T REAU, que quelques - uns écrivent auísiBLERËAÚ. Animal sauvage k quatre pieds un peuplus grand que le renard , auquel il a quelque ra-port, & qui tient auísi quelque chose du pore, & duchien.
Le Blaireau, qu’on appelle auísi Teston , ou Tais-son , habite dans des terriers, & fe nourrit de ver-mine , de Charogne, & de fruit. II sent mauvais ■>& s’engraisse en dormant comme le loir. Onconnoît son âge au nombre de trous qu’il a fous laqueue,lui en parodiant un nouveau toutes les années.
Quoiqu’il semble que cet animal ne soit pas d’unegrande utilité pour le commerce, on en tire cepen-dant trois fortes de marchandises : fa peau, qui estdu nombre deS pelleteries communes,, qu’on appel-le Sauvagine : fa graisse , que vendent les Mar-chands Ëpiciers-Droguistes, qu’on tient bonne poufles maux de reins, & les goûtes fciatiqueS : & sonpoil, dont on fait des pinceaux pour les Peintres &Doreurs.
BLANC, BLÁNCHE. Qui a de la blancheur.
Bois blanc , c’est du bois bouleau, tremble , peu-plier, &e. Voyez Bois blanc.
, V 3 Ciré