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Tome 1.
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?n CAPI. CAPR.

véritable soie. On i’anpelle auss LajJìs.^Sc Cardasse}parce qu’on en fabrique des étoffes de peu de con-séquence , auxquelles on donne ces deux noms. VoyezSoie.

Le Capiton & les Carda(jes à faire Capiton , payentcomme bourre de foie , y liv. le cent pesant de droitsde sortie , & seulement 2 liv. IO sols (Centrée.

CAPITOULS. Premiers Magistrats Municipauxde la Ville de Toulouse, ôi de plusieurs Villes duLanguedoc. Ils y tiennent lieu de ce qu’on appellek Paris Echevins , & dans d’autres lieux, Jurât s &Consuls. Ce font eux, qui avec leur Chef, dans leslieux où ce n’est pas le premier Carsitoul qui pré-side, ont foin de la police, tant civile que mer-cantile. Voyez. Echevin.

CAPE AN. Sorte de petit poisson qui fe trouveen grande quantité vers les endroits, où fe pêche lamorue : il y en a fur-tout en grand nombre fur lescôtes de Plaisance. II sert a amorcer les hameçons deslignes a prendre, la morue.

On prend ie Caplan avec des feufnes, qui font desespèces de grandes seines dont les mailles font assezétroites. Se u suer le Caplan , c’est le prendre avec lafeufne. Voyez í’Article de la Morue.

* CAPOC. C’est une efpéce de Coton, si sin & sicourt qu’on-ne peut le filer ; il est doux comme dela foie. 11 est en usage dans toutes les Indes Orien-tales , & parmi les Européens. On en fait des lits,des matelas, des coussins ou oreillers, &c. tous trèsbons & très commodes : on s’en sert beaucoup pourles garnitures des Palanquins. Le Capoc fe tire d’unegrosse coque ou gousse qui le renferme avec plusieursgrains de semence de la grosseur du poivre ; Quoi-que le fruit ou coque qui le donne, ne soit pasgros, n’ayaut qisenviron 2 pouces de diamètre & 4de longueur, il donné cependant une grosse poignée& demie de Capoc; Ce fruit s’ouvre dans fa maturité,par le gonflement que cette efpéce de coton y. cause.Quand on s’en sert, il faut qu’on prenne garde-qu’il,ne reste parmi le Capoc aucun grain de semence ;car les rats, qui en font si gourmands, perceraientles toiles des matelas, ou aûtres , & les gîteraientpoûr le manger. L’Arbre qui le porte , est véritable-ment du genre de Cotonier. On le nomme Capoquier.II est fort haut, & son tronc épais, dont il y a despieds, qu’on ne fçaurait embrasser ; ses branchess’étendent beaucoup, & fe divisent & subdivisent or-dinairement de trois en trois, jufqu’a leurs extrémités.Les feuilles font grandes & rangées 7 ou 8 fur unelongue queue , étendues en évantail. Sa fleur, selonM. Tour nef or t , est d’une piéce grande & divisée en5 lobes de même structure que celle des espèces demauves, & comme le font toutes celles des espècesde coton’. II croît par-tout dans les Indes. On en-voyé le Capoc dans les Pais de Tartarie, où il s’enfait un petit commerce. Il y a plusieurs espèces d’ar-bres qui donnent du Capoc, mais celui dont je viensde parler est le meilleur. On regarde le Capoccomme une efpéce d '’Ouatte , mais il parait que cellequ’on tire d’Egypte est différente de celle des Indesj* Mémoire de M. Garcin. .

CAPPE. Terme en usage dans íes Sucreries. IIsignifie plusieurs morceaux de bois légers,-minces,arrêtés ensemble par le bout d’enhaut, dont on cou-vre les formes cassées pour les mettre en état depouvoir encore servir. On nomme tête ou crochetde la Cappe, une efpéce d’éiévation que forme Pu-lsion de tous les morceaux de bois qui la composent.Voyez Forme.

"Capper une forme. C’est y mettre une cappe.Voyez comme dessus.

CAPRE, que le petit peuple de Paris appelleCAPE. C’est tout ensemble la fleur & le fruit de laplante, ou arbrisseau, qu’on appelle Câprier.

Cette plante, qui est branchue & épineuse, rampeparterre, & s’étend beaucoup en rond. Elle fe

CÂPRE. 714

plaît dans les ouvertures & crevasses des rochers Avieux murs, & dans les lieux déserts. Ses feuillesfont rondes. Sa fleur , quand elle s’épanoîiit, estblanche ; mais avant que de s’ouvrir, elle est verte jformant une efpéce de petite olive presque ronde ^avec une queue. C’est ce bouton , qui est propre-ment le fruit du Câprier, qu’on confit dans le vinai-gre , ou dans le sel, & dont on fait un commerceconsidérable.

f On prend les boutons de fleurs que nous ap-pelions Câpres,avant qu’ils s’épanouissent,& on leslaisse 3 ou 4 heures à l’ombre, jufqu’k ce qu’iis com-mencent a fe flétrir, pour empêcher qu’ils ne s’ou-vrent. Alors on les met dans un vaisseau, danslequel on verse du vinaigre ; on le couvre , ôcon les y laisse pendant 8 jours. Ensuite on lespresse doucement ; on verse de nouveau vinaigre,& on les laisse fermés pendant huit autres jours.

- On repéte cette opération : l’on ex mime encoreune fois , & l’on verse de nouveau vinaigre ; aprèsquoi on les renferme dans un tonneau avec du vi-naigre. Quelques-uns ajoutent du sel. Les Câprespréparées de cette maniéré font d’un fréquent u-sage pour les salades & les fausses.

-j- Le P. le Breton , dans fa Description des princi-pales plantes de l Amérique, qu'on trouve dans lesMémoires de Trévoux, A. 1732. &c. définit autre-ment cette plante C’est, dit-ii, un arbrisseau dontles tiges s’é.é vent jusqu’a ta hauteur de 7 ou 8 pieds;ses écorces font teintes de violet ; ses feuilles fontgrandes, fermes, raflantes, nerveuses, ridées, sè-ches. Sa fleur efl une rosette a quatre feuilles , dontle milieu est rempli d’une touffe d’étamiues ; le boutdu pistiíe fait en façon de pilon s’allonge, & devientun fruit en siiique, longue de près d’un pied, quis’ouvre dans toute fa longueur. Ses graines fontcouvertes d’un mucilage propre k nétoyer le singésale, ôc qui fait éeumer 1 eau comme le savon ;leur figure approche de celle d’un rognon.

C’est des environs de Toulon , Ôc de quelques au-tres lieux de Provence, que viennent, non-lèu-e-ment les Ca res qui fe vendent k Paris, mats encoretoutes celles qui fe portent dans le reste de 1 Euro-pe , a la réserve des Câpres de Majorque , qui fontde petites Câpres salées, dont le commerce est aussassez grand en têtus de paix ; & de certaines Ca resplates de Lyon, qui ne font pas d’un grand débit.

Quelques Marchands Epiciers , pour déguiserleurs marchandises, donnent aux Câpres de Tou-lon , le nom de Câpres de Nice, ou de Gènes, (il encroît très peu fur la Côte de Gènes ) quoiqu’il n’envienne point de ces deux endroits ; d’autres, com-me k Lyon, les appeuent Câpres Busennes .- maisquelque nom qu’on leur donne, il faut les choisirnouvelles & vertes ; ôc comme il y en a de plusieursgrosseurs , il est bon de savoir que celles qui sontles plus petites, & garnies de leurs queues , sont lesplus estimées.

II y á encore d’autres sortes de Câpres ; commeCâpres Capucines , ( dont on parle ci-après ) C âpresde Genêt, &c. mais l'on en fait peu de commer-ce ; ôc elles ne fe cueillent, & ne fe confisent, oune fe salent que par curiosité.

Le Caore de Genêt, qu on envoye par excellencedu Pais d’Artois , toute salée , est la fleur jaune dugenêt, soit sauvage , soit des jardins, qu’on cueille,lorfqu’elle est encore en bouton.

La Câpre Capucine est aussi le bouton d’une fleurk cinq feuilles , jaune , & très agréable , quand elleest épanouie, que produit une plante, qui s’appelleCapucine , qui nous a été apportée des Indes, Ôc klaquelle on donne aussi le nom de Cresson d!Inde ,(quoiqu’elle n’ait aucun raport au cresson de Fran-ce ) dont la feuille est presque ronde, a peu prèssemblable k un bouclier ; & dont la tige, qui estfoible , ôc qui rampe fur la terre, s’entortille autour